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Maison des familles (2008–2013) | Agenda | Théâtre et humour

En route pour Grenoble avec Ali, Ousmane et Zina pour parler du Comité des Familles grâce à l’événement « capacitation citoyenne »

28 mai 2010 (papamamanbebe.net)

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Début du son.

Sophie : Le 28mai, tout un tas d’associations, partout en France, vont converger vers Grenoble. Pourquoi faire ? Le 28 mai, « capacitation citoyenne » organise un « silence on parle ». Donc « silence on parle » c’est une parole citoyenne sur un plateau de tournage. Et ce sont des groupes qui vont exprimer un point de vue, une revendication, une déclaration devant une caméra, en public. Et le tournage va permettre ensuite, va ouvrir sur le débat avec le public de ce tournage. Par exemple il y a le « parlons-en de la région grenobloise » qui émane du « parlons-en de Charleroi », qui est dans la « capacitation citoyenne » depuis longtemps, qui va faire une scène, qu’il a appelé « la ville qui pique, la ville hostile ». Le DAL de Liège va faire une scène qu’il a appelé « changeons les richesses », autour des richesses.

Alexandra : Et le Comité des Familles dans tout ça ?

Sophie : On va en parler...on va travailler dessus juste après (rires). On aurait dû faire dans l’autre sens (rires). Je ne sais pas en fait sur quoi vous voulez...je suis venue dans la Maison des Familles pour rencontrer Ousmane, Ali qui vont descendre à Grenoble avec nous et voir avec eux justement ce qu’ils veulent proposer ce jour-là. Toutes les associations qui font parties du réseau « capacitation citoyenne », qu’est-ce qu’elles ont en commun malgré leurs diversités ? Elles ont un engagement, l’envie de changer les choses, de se prendre en main, de montrer que c’est possible de faire autrement.

Alexandra : Et qu’est-ce qui distingue le Comité des Familles ?

Sophie : Je pense que toutes les associations, les structures travaillent sur des thèmes, sur des sujets différents. Le Comité des Familles travaillent sur un sujet de santé publique. Mais après... je pense qu’ils ont la même énergie, la même volonté de faire les choses collectivement et sortir des sentiers battus, et de se battre ensemble.

Fin du son.

Reda : Tout ça c’est un petit peu la faute de Ben. Parce que Sophie des Arpenteurs, on l’a rencontrée par l’intermédiaire de Ben de Valenciennes, notre correspondant du nord. Vous partez donc Zina, Ousmane, Ali, vous partez tous à Grenoble le 28 mai. Alors est-ce que c’est un séminaire, style un séminaire d’entreprise mais pour association ou bien est-ce que c’est un petit club med, vous faites un week-end à Grenoble entre militants associatifs ?

Ousmane : Je pense que ce n’est pas du tout... des deux, que tu as cité...

Reda : Ni l’un, ni l’autre ? Tout le contraire.

Ousmane : Voilà, ni l’un, ni l’autre. Comme elle a dit, c’est un instant où toutes associations va évoquer un peu ce pourquoi elle milite et ce pourquoi elle se bat dans la vie de tous les jours. Donc voilà, nous on y va pour lui présenter déjà le Comité des Familles, et en tout cas porter très haut la parole de ceux qui sont touchés par le VIH.

Reda : Alors là ça va se passer à Grenoble. Il y a une scène, ça va être devant un public. Qui sera le public ?

Ousmane : Ce sera un public donc toutes les associations qui participent à cette événement-là et aussi le public de Grenoble. Parce que ce sera en externe donc je pense qu’il y aura beaucoup de gens qui seront là pour écouter ce que les associations ont à dire.

Reda : C’est Alexandra Forestier qui a interrogé Sophie des Arpenteurs, donc qui organise cette convergence vers Grenoble avec pleins d’associations. Des associations de quartier, des associations comme le Comité des Familles, des gens qui travaillent vraiment dans les tranchées sur le quotidien. Alexandra quelle est l’impression que tu as gardé de cette rencontre avec Sophie des Arpenteurs et de son engagement pour faire participer ces militants du Comité des Familles, des événements qu’elle prépare comme celui du 28 mai ?

Alexandra : Sophie a beaucoup d’énergie, ce qui m’a frappé c’est sa volonté de faire rencontrer les associations entre elles physiquement, ce qui est assez original comme proposition, de permettre aux associations ; c’est qu’elles font chacune leurs actions dans leur coin, de pouvoir partager, de pouvoir partager surtout leur retour d’expérience et s’enrichir les unes les autres.

Reda : Et Ali, toi tu es allé en vrai à Namur en Belgique avec « capacitation ». Comment ça se passe ces rencontres ? Qui sont les autres associations ? Est-ce qu’il y a eu des réactions particulières par rapport au fait que le Comité des Familles est animé par des personnes concernées par une pathologie particulière ? Comment ça s’est passé ?

Ali : En fait c’est un local qui est mis à disposition, avec une équipe qui enregistre éventuellement les propos des uns et des autres. C’est extrêmement varié. Il y a des gens qui parlent jardinage, il y a des gens qui parlent d’associations qui essayent d’occuper les jeunes dans des cités pour éviter... enfin c’est vraiment une palette assez large d’associations. Et ça va vraiment de petites structures à des structures plus importantes qui vont même jusqu’à faire des projets de commerce équitables, tout ça, avec l’étranger. Enfin bref...

Reda : Est-ce que toi tu te sentirais à ta place c’est-à-dire que le Comité des Familles avait des choses à proposer, avait des choses à apprendre des autres associations...

Ali : Les deux première fois justement j’étais seul d’une part et secundo comme il y avait le projet Madeleine, il y avait la situation du Comité. Je ne me suis pas senti de parler de ces choses-là. Hormis avec des personnes...

Reda : En individuel ?

Ali :Voilà, c’est-à-dire en comité restreint, les personnes qui étaient éventuellement intéressées par ce qu’on pouvait expliquer sur ce que fait le Comité.

Reda : Donc rendez-vous le 28 mai. Il n’y a plus de place. Donc si vous voulez partir à Grenoble, peut-être on peut vous retrouver là-bas. S’il y a des auditeurs à Grenoble qui veulent retrouver Zina, Ousmane, Ali vous pouvez bien sûr prendre contact avec l’émission. reda arobase papamamanbebe point net

Transcription : Sandra Jean-Pierre