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Contamination et prévention | Sexe et sexualité

Stagiaire en test : Selma, future journaliste, répond à 5 questions sur le VIH/Sida

24 mai 2012 (papamamanbebe.net)

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Sandra : Selma Mihoubi, stagiaire à l’émission Survivre au sida, future journaliste. C’est maintenant la troisième fois qu’elle est présente à l’émission Survivre au sida. Pour toi on a préparé un quizz. Je vais te poser quelques questions. Première question : Quels sont les modes de transmission du VIH ?

Selma : Alors le VIH peut se transmettre par le sang, mais aussi par les sécrétions génitales et c’est tout. Enfin non je crois que j’oublie quelque chose.

Sandra : Est-ce que dans l’équipe radio, il y aurait quelqu’un qui voudrait bien aider Selma ?

Yann : On a toute la liste, on connaît tout. Alors le lait maternel.

Sandra : Donc ça, c’est la transmission de la mère à l’enfant.

Zina : Et aussi pendant la grossesse.

Yann : Le liquide séminal, le spermatozoïde.

Sandra : Donc les relations sexuelles.

Zina : Non pas le spermatozoïde.

Sandra : Et puis ?

Selma : Le sang.

Sandra : Le sang oui, donc transfusion ou bien l’échange des seringues. Ensuite deuxième question, comment une personne séropositive peut avoir des relations sexuelles sans contaminer son partenaire séronégatif ?

Selma : Alors là c’est plus technique. Il me semble que c’est une question de charge virale. Si la personne séropositive a une charge virale indétectable du coup elle peut ne pas transmettre le virus à son partenaire et aussi il y a des traitements aujourd’hui qui favorisent ça.

Sandra : Alors un coup de pouce, avant de parler de charge virale il y a bien sûr ?

Selma : Le préservatif oui bien sûr.

Sandra : Voilà et est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut apporter une information claire sur cette histoire de charge virale ?

Tina : Comme disait Selma, si la personne qui est séropositif a une charge virale indétectable qu’elle est observante de ses traitements, c’est-à-dire qu’elle prend strictement ses traitements, qu’elle suit au mieux, qu’elle a une bonne observance, puis qu’il n’y a pas d’autres MST dans le couple, c’est-à-dire une autre maladie sexuellement transmissible, ni pour le partenaire séronégatif, ni pour le partenaire séropositif. Dans ces cas-là le risque de contamination est extrêmement faible.

Sandra : Selma as-tu des frères et soeurs ?

Selma : Oui, j’ai un grand frère.

Sandra : Si ton grand frère t’annonce sa séropositivité, quelle sera ta réaction ?

Selma : Je pense que sur le coup je serai assez choquée parce qu’on se pose toujours des questions, on se demande toujours comment il en est arrivé là, comment ça s’est passé, est-ce que c’est lui qui n’a pas fait attention ? Mais je pense qu’après, mon premier réflexe ce sera de le soutenir parce que je pense que c’est une maladie qui fait qu’on est beaucoup rejeté et le psychologique joue beaucoup dans le combat contre une maladie. Je pense que la meilleure chose à faire c’est de soutenir et d’éviter tout préjugé et simplement de chercher à comprendre et d’accompagner la personne.

Sandra : Un couple séropositif ou sérodifférent peut-il avoir un enfant non contaminé par le VIH.

Selma : Oui, aujourd’hui c’est possible.

Sandra : Est-ce que tu connais déjà les différentes solutions ?

Selma : Précisément non.

Sandra : Dans ce cas je t’invite à relire la brochure comment faire un bébé ou consulter le site papamamanbebe.net ainsi que pour tous les auditeurs qui se posent cette question. Est-ce que tu t’es déjà faite dépister ?

Selma : Non pas encore. Mais ça ne saurait tarder. Pas encore parce que franchement je n’ai pas d’excuse. Concrètement, c’est vrai que ce n’est pas ma première préoccupation et puis surtout parce que, généralement je me protège. Mais bon je ne vais pas tarder à le faire.

Sandra : Dernière question, est-ce que tu connais la différence entre le VIH et le sida ?

Selma : Il me semble que le VIH c’est uniquement le virus. Donc à son premier stade. Et le sida, c’est la maladie en elle-même. C’est-à-dire une fois que le virus s’est développé, s’est propagé à travers le corps.

Sandra : Donc une personne qui a le sida, c’est une personne sidéenne, c’est une personne qui est malade, qui a déjà développé un certain nombre de maladies opportunistes et qui a atteint un certain niveau dans la pathologie. Ca c’était une réponse donnée par Larissa à l’émission Survivre au sida. Alors l’équipe radio, comment vous trouvez qu’elle s’en est sortie Selma ?

Yann : 14/20, c’est pas mal pour un début franchement.

Bruno : Parfait, parfait.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE Correction : Selma MIHOUBI