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Béatrice Biondi | Couples concernés par le VIH | Faire un bébé quand on est séropositif | Laurent Mandelbrot | Roland Tubiana

Peut-on adopter un enfant quand on est séropositif ?

20 février 2011 (papamamanbebe.net)

4 Messages de forum | | Votez pour cet article

Sandra : Adopter un enfant implique pour un couple ou pour un homme ou une femme célibataire de faire de nombreuses démarches. J’ai interrogé Béatrice Biondi, directrice générale de l’Agence Française de l’Adoption pour savoir quelles sont les démarches à faire.

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Béatrice Biondi : S’il désire engager une procédure d’adoption, il va d’abord se rendre au service adoption de son département où il va demander à bénéficier des procédures qui sont prévues par la loi pour être candidat à l’adoption. Alors au siège des départements, il y aura toute une procédure qui va se mettre en marche. Et notamment, ce couple va faire l’objet d’un certain nombre d’enquêtes de manière à évaluer sa capacité à accueillir un enfant. Ce sera une enquête psychologique, ce sera une enquête sociale. Il y aura un contact avec des professionnels qui vont l’interroger sur sa vie personnelle, sur sa vie familiale, sur ses motivations et sur différents éléments de manière à évaluer sa capacité à être parents. À la suite de cela, on estimera que ce couple a la possibilité d’accueillir un enfant et à ce moment-là, il va lui être délivré un agrément, qui est signé donc par le président du conseil général. Ou soit, les rapports seront défavorables et à ce moment-là, vraisemblablement, il n’y aura pas d’agrément délivré par le président du conseil général. Le président du conseil général en règle générale suivant les préconisations des professionnels qui se sont rendus auprès du couple qui a donc, diligenté l’enquête pour évaluer la capacité de cette famille.

Fin du son.

Sandra : Tina est-ce que tu as déjà songé à adopter un enfant ?

Tina : Non pas vraiment. Parce que je trouve que vraiment, si c’est possible, si tout est bien en place pour moi, j’ai toujours eu envie d’avoir des enfants, d’être enceinte, de vivre une grossesse ou plusieurs grossesses. C’est seulement si ce n’était pas possible que là, je pense que l’adoption pour moi ce serait la solution, j’y songerais.

Sandra : Est-ce que tu connaissais les démarches à faire pour adopter un enfant ou pas du tout ?

Tina : Pas du tout.

Sandra : Donc on continue. Je lui ai demandé ensuite, est-ce qu’il faut avoir des critères particuliers pour adopter un enfant.

Début du son.

Béatrice Biondi : Évidemment il y a divers critères qui sont des critères de bon sens. Il faut que la famille soit en situation d’accueillir un enfant dans les meilleures conditions possibles. C’est-à-dire que vous avez peu de chances s’il y a une instabilité du couple d’obtenir un agrément. Si vous avez un couple qui est sans ressource, il va de soi que ce couple aura fort peu de chance de se voir délivrer un agrément. Vous avez différents critères qui seront appréciés par les intervenants sociaux et qui vont déterminer si oui ou non dans l’intérêt d’un enfant ce couple sera en situation d’accueillir l’enfant. Les critères, il y en a un certain nombre bien entendu. Mais en réalité, on se rend compte que l’évaluation est une évaluation qui est faite selon également la sensibilité des intervenants sociaux. Des intervenants sociaux et psychologues puisqu’effectivement les personnes sont entendues par des psychologues qui les interrogent sur leurs motivations et qui apprécient également si, je dirais, ils ont un état psychologique suffisamment équilibré et qui permet à en enfant d’être heureux et d’être élevé correctement dans cette famille candidate.

Fin du son.

Sandra : Est-ce, que si j’adopte un enfant, est-ce qu’on va me poser des questions sur la santé ? On écoute Béatrice Biondi, directrice générale de l’Agence française de l’Adoption

Début du son.

Béatrice Biondi : Oui. Nécessairement. Nécessairement parce que ça, c’est effectivement un critère dont on peut comprendre. D’ailleurs, qui va déterminer les résultats de l’évaluation qui va être faite. Parce qu’une personne qui ne bénéficie pas d’un bon état de santé sera dans une situation où elle pourra difficilement donner tout le nécessaire à l’enfant. Alors vous savez les enfants que l’on adopte, sont des enfants qui ont déjà subi l’épreuve de l’abandon. Bien souvent, ça va au-delà, j’allais dire, du simple abandon. Ce sont des enfants qui parfois auront eu une petite enfance extrêmement douloureuse avec des mauvais traitements, avec des abus sexuels avec différentes circonstances qui sont extrêmement traumatisantes. Et donc, il est nécessaire que la famille, que les parents soient suffisamment forts et disposent de toutes leurs forces et leurs capacités pour pouvoir accueillir l’enfant et éduquer l’enfant à tout point de vue. Donc effectivement, au niveau du département, il y aura un questionnaire qui va être renseigné sur l’aptitude, je dirai psychologique de la famille, mais également sur son aptitude physique, à savoir que, un certain nombre de maladies sont de nature à affaiblir les personnes et à les empêcher, je dirai, d’être complètement à l’écoute des enfants qu’ils vont accueillir.

Fin du son.

Sandra : À quel moment on va me poser des questions sur ma santé ?

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Béatrice Biondi : On va vous poser des questions si vous voulez adopter au niveau de la constitution du dossier au niveau du département. On va vous demander de produire, un certificat médical qui établira que vous êtes en bonne santé et que vous êtes apte à accueillir, à éduquer un enfant, à adopter un enfant.

Fin du son.

Sandra : Alors est-ce que la santé est un motif d’exclusion pour adopter un enfant ?

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Béatrice Biondi : Oui bien entendu. Pour les raisons que je vous expliquais. Si on a un état de santé un peu défaillant fragile, on va considérer que, eu égard aux soins qu’on doit accorder à un enfant qui va être accueilli, on ne peut pas évaluer favorablement la famille. C’est évident.

Fin du son.

Sandra : Tina, après avoir entendu Béatrice Biondi, directrice générale de l’Agence Française de l’Adoption, est-ce que tu penses qu’une personne séropositive peut adopter un enfant ?

Tina : Je connais déjà la réponse. Il y a peut-être deux mois de ça, je doutais encore. Il y a même des couples qui sont venus au Comité, qui ont posé la question. Nous on a du coup posé la question à des médecins pour avoir la réponse. Mais entre temps, j’ai eu déjà la réponse, je sais que ce n’est pas possible.

Sandra : Alors on va écoute Béatrice Biondi qui répond à cette question.

Début du son.

Béatrice Biondi : Un couple séropositif je pense que c’est un couple bon… séropositif, est-ce qu’on peut dire aujourd’hui qu’un couple de séropositifs c’est un couple de gens malades ? Ce n’est pas évident. Vous savez, vous me parlez d’un couple de gens qui sont séropositifs ce serait à peu près comme un couple de gens qui auraient souffert d’un cancer en complète rémission et dont on pourra dire que finalement, est-ce qu’ils sont diminués par leurs problèmes de santé ? C’est un problème qui va se poser. En réalité le problème que vont se poser les professionnelles c’est de savoir s’il existe un risque pour l’avenir, un risque tel que la famille ne puisse pas mener à bien, à terme sa tâche éducative envers un enfant qui devra bien entendu avoir tous les soins, je dirai, tout l’amour de sa famille jusqu’à un âge qui est environ l’âge de sa majorité. Donc ce n’est pas spécifique. Un couple qui est séropositif, c’est un couple qui connaît un risque effectivement eu égard à ce problème defficience immunitaire qui peut l’affecter et qui peut affecter son espérance de vie. Mais aussi sa capacité de pouvoir mettre en œuvre toutes ses forces pour pouvoir éduquer, élever son enfant tout au long de sa jeune vie. Jusqu’à sa majorité. En faire un homme ou une femme qui aura bénéficié des meilleurs soins.

Fin du son.

Sandra : J’ai posé aussi la question à Laurent Mandelbrot, chef de la maternité Louis Mourier à Colombes, spécialiste du suivi de la femme séropositive pendant la grossesse et à Roland Tubiana qui est gynécologue-obstétricien spécialiste du VIH. On va d’abord écouter la réponse de Laurent Mandelbrot sur un couple qui souhaite adopter un enfant.

Début du son.

Laurent Mandelbrot : Il n’y a rien qui interdit un couple sérodifférent, un couple séropositif d’adopter un enfant. La seule chose c’est qu’il faut un agrément pour l’adoption et un état de santé correct. Il faut que l’adoptant soit en bonne santé. Aujourd’hui, parmi les médecins qui font les certificats, ils savent très bien que quelqu’un qui est séropositif, qui a un traitement efficace peut être en bonne santé, peut adopter. Alors après il y a toutes les exigences en France, d’être un couple marié, en tout cas il n’y pas de reconnaissance pour des couples non mariés ou des situations comme ça, mais l’adoption est tout à fait possible pour des couples séropositifs.

Fin du son.

Sandra : Et la réponse de Roland Tubiana.

Début du son.

Sandra : Est-ce qu’une personne séropositive peut adopter ?

Roland Tubiana : Tout à fait. Bien sûr. Ce n’est pas nous qui jugeons des dossiers, mais ce n’est pas interdit de proposer une adoption. C’est quand même le sens de ce qu’on fait aujourd’hui. C’est que les gens, infectés par le VIH ont une espérance de vie sans maladie très très longue, c’est ce qui nous rassure nous et qui nous a permis de proposer une aide médicale à la procréation, parce qu’il n’est pas question de proposer dans nos esprits, à un couple d’avoir un enfant qui serait orphelin. Donc on a très confiance. Et c’est pour ça que les entretiens préalables à ce que les gens comprennent bien l’infection à VIH. Donc ce qui est vrai pour l’aide médicale où on va aider les gens à avoir un enfant et la confiance qu’on a dans leur avenir, ça doit être exactement la même chose pour une adoption. Il faut que les choses bougent et que les gens sachent que quelqu’un de séropositif traité, à une espérance de vie quasi normale.

Fin du son.

Sandra : Tina, après avoir entendu ces trois réponses. La réponse de Béatrice Biondi, directrice générale de l’Agence Française de l’Adoption, Laurent Mandelbrot et Roland Tubiana, deux spécialistes du VIH, qu’est-ce que tu penses de ces réponses, est-ce que tu es surprise par, la contradiction je dirais, entre Béatrice Biondi et ces deux spécialistes du VIH ?

Tina : Je pense que les deux spécialistes ils connaissent très bien le VIH, ils savent très bien qu’une personne qui prend son traitement, une personne séropositive, elle sera en bonne santé, elle aura la même espérance de vie qu’une personne séronégative. Donc leur avis est plus favorable. Je pense qu’un couple qui veut adopter où il y a une séropositivité. C’est vraiment, il faut être prudent de parler de sa séropositivité au médecin qui va faire le certificat, parce que si c’est un médecin qui a un avis encore pas très actualisé sur le VIH il va plutôt donner un avis plus facilement défavorable. Voilà, je pense, qu’il faut être prudent. Je pense qu’il vaut mieux ne pas le dire sauf si on a une relation très forte avec son médecin et qu’on sait que sur les questions de VIH qu’il a des connaissances actuelles. Mais je ne sais même pas vraiment si on peut le cacher, sinon je conseillerai à un couple de ne pas révéler la séropositivité si c’est possible.

Sandra : Dans le rapport Yéni, donc le rapport sur la prise en charge médicale des personnes infectées par le VIH, rédigées par des experts, il est dit que « L’adoption d’un enfant peut être envisagée lorsque les recours en AMP sont épuisés, — AMP donc Assistance médicale à la Procréation — ou bien par choix. L’agrément d’adoption ne doit pas être refusé au seul motif d’une infection par le VIH. Il n’y a d’ailleurs pas d’obligation à révéler son statut séropositif lors d’une demande d’agrément et il n’est en aucun cas mentionné sur le certificat médical d’aptitude ». Donc j’en ai parlé à la directrice générale de l’Agence française de l’Adoption, Béatrice Biondi. On écoute sa réponse.

Béatrice Biondi : Écoutez non, il n’y a pas forcément contradiction. Moi je vous parle de l’obligation du médecin. L’obligation, le médecin qui constate, il est malgré tout, parce qu’il va attester de ce que la famille est susceptible d’accueillir, d’adopter un enfant. Donc c’est en son âme et conscience qu’il va décider. Je crois que, voilà, son obligation elle est là. Maintenant, la famille en elle-même évidemment, elle n’est pas tenue, elle n’a pas l’obligation de dire d’entrée de jeu, j’ai le VIH, je suis séropositive. C’est certain. Donc il y a cette obligation de la famille, mais il y a cette obligation du médecin. Il y a cette famille qui est obligée d’aller voir un médecin et ce qui va être la tâche du médecin, c’est-à-dire d’établir un certificat médical au vu de l’état de santé des parents, de la famille candidate et qui va établir si oui ou non cette famille est en situation, a la capacité d’adopter un enfant. Donc voilà, on en est là.

Fin du son.

Sandra : Tina, est-ce que tu comprends qu’une personne séropositive ne puisse pas adopter au vu de ce qu’a dit Béatrice Biondi, les critères qu’elle a dit, par rapport à la santé ? Est-ce que tu comprends ça ?

Tina : Oui, j’imagine que ce dossier de demande d’adoption il va passer par la main d’un certain nombre de personnes qui vont décider sur oui ou non, donner l’agrément pour l’adoption. Et je pense que, les chances sont grandes que le mot séropositif fasse peur, il faut une santé parfaite du couple. Donc voilà, séropositif je pense qu’il y a des fortes chances que la demande puisse être plus facilement rejetée parce que les personnes qui sont décideurs à ce moment-là au niveau de l’adoption, je ne pense pas qu’ils aient de très bonnes connaissances sur le VIH/Sida aujourd’hui. Je pense quand même, qu’il y a une petite… je ne dis pas hypocrisie, mais voilà, moi j’ai quand même déjà entendu des couples qui ont dit nous ça a été rejeté parce qu’on avait dit qu’il y avait le VIH et j’ai déjà eu des discussions à ce niveau-là pour dire qu’il vaut mieux ne pas en parler parce que la mentalité aujourd’hui n’en ai pas encore là pour dire OK il y a le VIH, la personne est traitée donc tout va bien quoi.

Sandra : Est-ce que tu es choquée par ce genre de décisions ?

Tina : Bien sûr parce que c’est vraiment une discrimination comme plein d’autres. Alors qu’aujourd’hui la médecine a fait d’énormes progrès. Mais ce sont les mentalités qui ne changent pas, qui gardent une image figée, catastrophique du VIH, de la séropositivité. Une personne séropositive j’en connais tellement au Comité, des parents séropositifs qui élèvent bien leurs enfants. Donc c’est une vraie discrimination aujourd’hui de pouvoir exclure des personnes séropositives de l’adoption. Et je le redis, on l’entend au Comité c’est ce qui est quand même pratiqué aujourd’hui, l’accès à l’adoption pour les personnes séropositives est très difficile si on parle de la séropositivité.

Sandra : Alors justement, tu parlais tout à l’heure d’avoir une santé parfaite, je lui ai dit alors qu’est-ce qu’il faut, faut être un couple idéal, une famille parfaite, sans problème ? Est-ce que ça existe ? Parce qu’une personne séronégative peut très bien mourir du jour au lendemain et laisser un enfant qu’elle aura adopté. Donc je lui ai demandé ça et voici ce que Béatrice Biondi m’a répondu.

Début du son.

Béatrice Biondii : Non il n’y a pas de couple idéal, et c’est vrai ce que vous dites, vous, moi, tout le monde peut très bien avoir un état de santé qui va se dégrader brutalement et être confronté effectivement à une maladie grave qui l’empêchera de s’occuper de ses enfants. C’est vrai, c’est un constat. Il n’en demeure pas moins que lorsque vous avez ce type de difficulté, mais ce n’est pas simplement le VIH d’ailleurs. C’est d’autres maladies, vous multipliez les risques. Or, je vais vous dire une chose, faut bien voir dans les faits, il y a de multiples demandes, de multiples candidatures à l’adoption et très peu d’adoption. On le sait, les chiffres le disent d’eux-mêmes. Quand vous pensez, je regardais tout à l’heure les chiffres tels qu’ils résultent des dernières statistiques. Vous avez en cours actuellement 26 600 agréments qui sont valides. Donc des gens qui ont cette capacité, dont on a reconnu la capacité d’adopter. En 2010 il y a eu 6000 agréments qui ont été délivrés pour 800 adoptions nationales donc les enfants pupilles de l’État et 3504 adoptions internationales. Alors ça vous donne une idée je dirai de l’ampleur des demandes par rapport au nombre d’adoption. Donc, sur le plan national, il ne s’agit pas du tout d’écarter les demandes des gens qui souffrent d’un problème de santé, mais de prendre en considération le seul intérêt de l’enfant. Parce que vous savez que, la convention de La Haye, elle pose le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant. En conséquence, on va se placer du côté de l’enfant pour essayer de trouver la famille la plus adaptée pour accueillir l’enfant et l’éduquer dans les meilleures conditions possibles. Alors ça, au niveau du département effectivement je pense que c’est une réalité, mais dans l’adoption internationale, c’est absolument pareil vous voyez. Il y a tellement de candidats à l’adoption. Alors que c’est les candidats français ou que ce soit les candidats des autres pays, il y a infiniment plus de candidats qu’il y a d’enfants adoptables. En conséquence, les États en ont tiré la conclusion qu’ils avaient la possibilité de sélectionner les familles. Et c’est ce qu’ils font très concrètement. Et, au fur et à mesure que le temps passe, vous savez moi je suis à l’Agence depuis un an et demi à peu près et depuis mon arrivée à l’Agence, j’ai constaté ce raidissement des pays, qui effectivement posent de plus en plus de critères et notamment des critères relatifs à la santé. Parce qu’on part du principe que les enfants, sont des enfants, d’abord c’est l’intérêt de l’enfant qui est à prendre en compte et pas l’intérêt de la famille. Il faut bien rappeler qu’on parle du droit de l’enfant et pas du droit de la famille. C’est comme ça. L’intérêt des enfants justifie qu’on essaye de trouver les familles qui posent le moins de problèmes. C’est terrible à dire. C’est terrible à dire pour les familles. Elles sont très nombreuses ces familles qui sont des familles, qui sont prêtes à offrir tout leur amour et tout ce qu’ils peuvent aux enfants, mais qui malgré tout sont en concurrence les unes vis-à-vis des autres. Parce que, tel État par exemple, vous avez des États, comme la Chine, qui posent effectivement comme critère un bon état de santé des familles, et ça va très loin puisque, je pense aux Philippines qui sont encore plus exigeants, qui posent par exemple comme critère, le fait que la famille ne doit pas souffrir d’une charge pondérale. Vous voyez simplement le fait d’être un peu trop gros va vous empêcher d’adopter en Chine et aux Philippines. Et pourtant ! Et pourtant ! C’est une situation de fait, il y a une concurrence, il y a peu d’enfants et donc les États considèrent qu’ils peuvent choisir les familles et c’est un choix qui leur est reconnu, qui est un choix absolu. Tous les travaux, tous les groupes de travail qui ont réfléchi sur la convention de La Haye le reconnaissent. L’État a le droit de choisir les familles qui vont s’occuper de leurs enfants.

Sandra : C’était Béatrice Biondi, directrice générale de l’Agence française de l’Adoption.

Transcription : Sandra Jean-Pierre

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