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Maison des familles

Au Comité des Familles, le soleil brille pour tous

7 juillet 2010 (papamamanbebe.net)

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Reda : C’est la dernière émission de la saison 2009-2010 ! On est le 29 juin et il fait beau à Paris. On espère où que vous soyez pour nous écouter, on espère que vous prenez le même plaisir que nous, à partager ses idées, ses informations, parler de choses difficiles à l’émission et on relais beaucoup l’action du Comité des Familles. C’est la première et la seule association créée et gérée par des familles vivant avec le VIH. Moi je voulais dans cette toute dernière émission donner la parole à quelques unes des personnes qui ont en 2010 découvert l’association et leur laisser les soins de vous expliquer, à quoi ça sert un Comité des Familles. On ne donnera pas les prénoms mais on sait qu’elle se reconnaîtront, peut-être certains d’entres nous les reconnaîtront aussi. En tout cas, je pense que de la part du Comité des Familles on peut remercier, tous ceux et tous celles qui viennent et qui font vivre ce projet et tout ce qu’il implique en terme de plaisir, mais aussi en terme de sacrifice et de quotidien par toujours facile.

Début du son

— Je suis malienne, je vis en France depuis 2006. Et je fais partie du Comité des Familles. Le Comité je le connais depuis 2 ans, je l’ai connu à travers un ami qui m’a amené. Depuis je fréquente toujours le Comité, j’essaye d’assister à toutes les réunions et d’être là, présente au maximum parce que là, ça me fait beaucoup de bien aussi de venir au Comité. Vu mon emploi du temps mais j’essaye de participer au mieux à toutes les activités. Déjà je viens souvent aux soirées séromantiques. Bon, ce sont justes des soirées pour me faire changer les idées et tout. Et puis il y a les réunions du samedi aussi. Notamment, comme ça s’appelle déjà ? Voilà comme aujourd’hui, le repas de la famille, les réunions du mardi soir, mais j’essaye d’être là au maximum.

— Est-ce que tu as fréquenté d’autres associations auparavant ou c’est vraiment la première association que tu fréquentes ?

— En fait oui. Deux fois seulement je suis allée à Ikambere mais je ne me reconnaissais pas du tout dans l’association. Donc je partais mais ce n’était pas comme je voulais. Mais quand on m’a amenée au Comité, j’étais vraiment dans un endroit qui me plaisait très bien avec les gens, tout le monde était gentil, les gens étaient aux petits soins donc depuis je suis restée au Comité.

— Qu’est-ce que tu aurais fait aujourd’hui si tu n’étais pas venue au repas de l’amitié ?

— Je serais restée toute seule chez moi à me morfondre. Heureusement que le Comité est là et qu’on peut partager des bons moments avec nos semblables. C’est-à-dire des gens comme nous, discuter, faire des rencontres, sinon je serais restée chez moi toute seule.

— En dehors du fait de pouvoir partager, échanger avec d’autres personnes, est-ce que tu apprends aussi au niveau de la maladie au Comité, des informations médicales, que tu n’as pas forcément envie de parler à ton médecin ?

— Oui tout à fait. Parce que déjà au Comité chaque fois ils font appel à des médecins spécialisés, même si je n’ai pas l’occasion de venir chaque fois, il y a une semaine, il y avait un médecin qui était là et par rapport à comment faire un bébé et tout. Même là je vais suivre la réunion, parce que là je projette d’avoir un enfant.

— D’accord, on te souhaite bonne chance pour ton projet d’enfant. Et est-ce que tu reviendras au Comité ?

— Bien sûr ! Bien sûr je vais revenir. Déjà mardi je vais venir à la réunion du Comité.

— J’ai 30 ans. Je viens d’arriver au Comité des Familles. Je ne connaissais pas, donc j’apprends à connaître au fur et à mesure. J’ai découvert pour la Saint-Valentin séromantique.

— Comment est-ce que tu as connu le Comité ?

— Par internet. J’ai reçu une invitation par le biais de survivreausida.net. Et je me suis dit, c’est la Saint-Valentin. C’est l’occasion de rencontrer des séropositifs. Donc pourquoi pas. Et ça m’a bien plu l’ambiance.

— Et est-ce que tu étais déjà venue dans une association avant de venir au Comité des Familles ?

— J’étais venue chez AIDES il y a très longtemps, il y a 5-6 ans. Et j’avais arrêté parce que j’ai eu des problèmes de santé. En plus, il fallait prendre rendez-vous pour rencontrer quelqu’un. Ce n’est pas comme au Comité des Familles où on vient, on voit du monde directement. Il n’y a pas besoin de rendez-vous, de formalité, c’est plus souple en fait.

— D’accord. Et pour la soirée séromantique, donc c’était ta première expérience au Comité. Qu’est-ce que tu en as pensé ?

— J’ai beaucoup aimé même si je suis très timide. J’ai beaucoup aimé l’accueil que j’ai reçu.

— Personnellement, est-ce que tu penses que le Comité ça permet de sortir de l’isolement ? Quel bien être ça t’apporte de venir ici et pourquoi est-ce que tu reviens maintenant nous voir ?

— J’ai beaucoup aimé l’accueil, le fait de pouvoir parler avec certaines personnes malgré ma timidité, de rencontrer des personnes séropositives comme moi, parce que j’étais vraiment isolée et passer par une grosse structure non quoi, où il faut prendre des rendez-vous. C’était vraiment un frein. Là au moins le Comité il y a une adresse. On peut venir, ce n’est pas obligatoire. On vient quand on veut et c’est la souplesse qui me plaît vraiment beaucoup et les gens qui viennent aussi.

— Et pour le repas de l’amitié ? C’est aussi ton premier repas de l’amitié du coup. Qu’est-ce que tu en as pensé ?

— Très bien aussi. Convivial.

— La nourriture t’a plu ?

— Oui elle m’a plu. C’était très bon.

— Qu’est-ce que tu penses du fait que le Comité c’est vraiment géré par des personnes concernées, pour des personnes concernées c’est-à-dire que c’est nous qui faisons le Comité. Qu’est-ce que tu penses de ce concept ?

— C’est un très bon concept. Mais justement c’est très bien parce que les personnes qui s’occupent de ça ne sont pas forcément rémunérées comme dans des grandes structures comme AIDES ou quoique ce soit, et le fait de s’investir, je trouve que c’est beaucoup plus motivant pour des personnes comme moi qui étaient isolées à la base.

— Et est-ce que tu as envie de revenir au Comité ?

— Oui évidemment.

Fin du son

Reda : Autour de la table qui a envie de revenir au Comité ?

Zina : Oui...

Ali : On y est, on y reste, comme dirait l’autre.

Reda : Sachant que l’émission est animée par des militants et des gens très investis dans l’assistance. On ne vous étonnera pas. Mais voilà c’est dit. On vous souhaite, pour ceux qui vont partir, de bonnes vacances.

Tout le monde : Bonnes vacances à tous et à toutes.

Reda : L’émission « survivre au sida » continue tout l’été sur votre antenne ou sur le site survivreausida.net. Ce sera l’occasion de revivre certains des meilleurs moments, les Méga couscous, les soirées séromantiques, tout va y passer cet été. L’émission survivre au sida tout l’été pour se retrouver ensemble à la rentrée au mois de septembre. Merci de votre fidélité. Et à bientôt.

Ousmane : A bientôt.

Nadia : Pleins pleins de bisous à Nadine.

Ali : A tous les auditeurs.

Reda : Et à Ben ! Et Alexandra ! Tous les correspondants !

Ousmane : Et tous ceux de Nantes aussi.

Reda : Et tous ceux qu’on a oublié !

Transcription : Sandra Jean-Pierre

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