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Maison des familles (2008–2013) | Atelier musique | DJ Kore | Méga couscous des familles vivant avec le VIH | Ousmane Zaré

Rien ne vaut la famille : un poème enregistré par les enfants du Comité des familles

18 mars 2010 (papamamanbebe.net)

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Reda : 18 personnes à la Maison des Familles pour l’enregistrement de cette 445e émission de Survivre au sida, à 4 jours du Méga Couscous des Familles.

(morceau de DJ Kore, Sam et le Comité des Familles)

Reda : Voilà, c’est la toute première fois qu’on écoute ça, ensemble, au Comité des Familles… Il y a peut-être 2, 3, 4 personnes qui l’avaient écouté avant. Pour vous expliquer ce que c’est : ça a été enregistré dans les studios de DJ Kore qui est avec nous cet après-midi. Ça fait très plaisir de te retrouver autour de la table de l’émission Survivreausida. Il y avait aussi Sam qui y était pour enregistrer ce texte de Sofia, qui, elle, est en cours, mais on la retrouvera samedi pour le Méga Couscous… et puis bien sûr Ousmane qui travaille sur ce texte avec quelques-uns des enfants qui avaient participé à ce truc-là. Mais, j’aimerais d’abord que l’un et l’autre, Sam et Kore, vous puissiez raconter un petit peu ce qui s’est passé ce jour-là, quand on a enregistré ce poème dans tes studios et avec les voix des enfants du Comité des Familles.

DJ Kore : Bonjour à tous déjà, tous les auditeurs et auditrices. En fait, c’était un petit peu improvisé… parce qu’à la base, on avait commencé des ateliers, différents ateliers : écriture, dessin, musique. Et en fait, pour canaliser tout ce beau monde, débordant d’idées…

Reda : On était un peu débordé ! (rire)

DJ Kore : On était tous un peu débordé en vrai… Donc en fait, l’idée que j’ai eue, c’est qu’on s’enferme tous en studio, petits, grands, tout le monde… et que chacun essaye de poser sa pierre à l’édifice en important… pour moi, ça a été au niveau de la musique, et ensuite au niveau de la réalisation du titre… fin c’est devenu un titre après. À la base, chacun est venu avec les textes qu’il avait écrits, et en gros chacun a posé sa version en studio, et ça s’est passé… fin on a fait tout ça en un après-midi en fait. Et ensuite on a fait un petit montage et le titre est né comme ça. Et si tu veux le montage même comment il a été fait – je pense que vous avez pu entendre que parfois c’était un peu coupé de manière… on aurait pu dire maladroite- mais c’était fait exprès, en fait, c’était plus pour accentuer le fait que chacun venait immortaliser un truc et sans chercher la performance, tu vois ce que je veux dire ?

Reda : Et ce sont les enfants du Comité…

DJ Kore : Oui voilà, c’est les enfants du Comité… et aujourd’hui, en le réécoutant, je n’aurais rien changé, en fait, tu vois ce que je veux dire Ousmane ? C’est-à-dire que quand je le réécoute là, tu peux te dire « on va peut-être changer 2, 3 trucs »… mais je ne changerais rien sur ce morceau.

Reda : Et Sam raconte-nous alors, l’enregistrement de ce qu’on vient d’écouter.

Sam : Bah… il y a eu l’instru qui a été fait directement par piano, qui était plutôt pas mal…

DJ Kore : Donc Sam il est déjà dans un mode hip-hop, puisqu’il a parlé d’instru… (rires) Voilà, il s’attendait peut-être à croiser Booba (rires)

Sam : Donc ouais, en parlant d’instru c’était sur piano… donc, on nous a posé ça, et en fait, on nous a fait lire le texte qui a été fait par Sofia…

Reda : Sofia, tu la connais depuis quand ?

Sam : Depuis tout petit… tout petit…

Réda : Et tu savais qu’elle était poétesse à ces heures ?

Sam : Ben non, on l’a découvert tous ensemble… fin c’était pas mal ce qu’elle avait écrit, donc c’était encore mieux quand on l’a enregistré… et la première fois que je l’ai écouté ça m’a foutu des frissons, donc un son pas mal… fin, un son fait en aussi peu de temps c’est déjà pas mal.

Reda : J’aimerais demander à deux des mamans, Zina et Nabila, dont les enfants ont participé à ce truc-là, de nous dire aussi quels souvenirs vous avez gardé en écoutant vos enfants… voilà, de prendre la parole sur cet enregistrement.

Nabila : Tu vois bien Reda que j’ai… je suis en train d’essuyer les larmes dans mes yeux parce que le texte que Sofia a écrit, je l’avais lu, puis associé à la musique là maintenant, comme vient de le dire Sam, ça me fout des frissons… et puis c’est un texte qui me parle, d’autant plus que c’est ma fille, même si je trouve que sa voix est un peu tristounette… ça, c’est un message pour elle.

Reda : Et Zina ?

Zina : Bah moi pareil, en entendant ça me fout des frissons… franchement bien.

Transcription : Yentl Coubes