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Pierre du collectif Les Dix Fils de retour à l’émission Survivre au Sida : grande prise de conscience d’un jeune rappeur
3 mars 2010 (papamamanbebe.net)
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Écouter: Pierre du collectif Les Dix Fils de retour à l’émission Survivre au Sida : grande prise de conscience d’un jeune rappeur (MP3, 1.2 Mo)
Reda : Pierre était pour la première avec nous à l’émission. Il a écouté les gens prendre la parole la semaine dernière. Et voici, comment… ce qu’il avait à dire à la sortie de l’émission de radio de mardi dernier.
Début du son
Pierre : Au début, je voulais participer au Méga Couscous du 20 mars 2010 parce que j’avais faim. Je voulais manger. Après, j’ai assisté à une émission de radio. C’était une émission de radio sur le sida. Et ça m’a interpellé. Et puis là, j’ai vraiment envie de participer, et pour manger, et pour m’impliquer dans l’action contre le sida, pour pouvoir faire entendre la voix des personnes contaminées.
Sandra : Qu’est-ce qui t’as interpellé, en fait, aujourd’hui dans l’émission ?
Pierre : Ce qui m’a interpellé aujourd’hui. Bah… c’est la façon dont les personnes contaminées, les intervenants, s’exprimaient, le rapport qu’il y avait entre eux. Ça veut dire que ce n’était pas une plaie ou un truc comme la peste… quand tu le touches, tu es contaminé. Non ! Là, il y avait un échange, c’était un truc d’humain. Ça m’a interpellé. Et si eux peuvent le faire en tant que journaliste ou animateur radio, moi, je peux le faire parce qu’on est tous des êtres humains.
Fin du son
Reda : Pierre, tu veux rajouter quelque chose par rapport à ça ? Et peut-être présenter… enfin, expliquer à Moubaraka, ce que tu as vu et entendu la semaine dernière pour que ça te marque.
Pierre : Ce que je peux rajouter, en fait, c’est que c’est un truc de fou. Parce qu’ils sont toujours présents. Comme tu as dit tout à l’heure, ils combattent la maladie par le sourire. Pour expliquer à Moubaraka pourquoi on est là. Et bien, on doit apporter notre soutien en tant qu’artiste parce qu’il y a des gens qui nous connaissent, qui nous soutiennent. Et le minimum qu’on puisse faire, c’est écrire un petit truc pour eux. Et puis, au moins, qu’ils se disent, par exemple pour les incompris comme j’ai lu sur les messages Internet du Calvados ou de je ne sais où… voilà, il y a des gens qui pensent à eux. S’il n’y a pas d’activité, au moins, ils ont des trucs à écouter ou il y a des manifestations auxquels ils peuvent se sentir liés. Ils peuvent se dire à un moment ou un autre qu’ils ne sont pas mis de côté.
Reda : On va parler avec Pierre et Moubaraka avec Ousmane dans la rubrique culturelle un peu plus tard dans l’émission. Mais un petit mot d’introduction, Moubaraka. Est-ce que tu peux te présenter aux auditeurs ?
Mouabaraka : Moi, c’est Moubaraka, je suis un artiste de rap français. Voilà, j’ai sorti deux street albums, il n’y a pas longtemps. Comme j’ai entendu qu’il y avait une cause pour tous ceux qui sont touchés par le sida, tout ça. Moi, en tant qu’artiste, je me dois de venir et de supporter la cause. Aujourd’hui, on est là et on va défendre ça, tranquillement.
Transcription : Wilfried Corvo
