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Je suis séropositif... et ensuite ? (6) Deux jeunes femmes racontent comment se met en place le suivi hospitalier de l’infection à VIH
25 février 2010 (papamamanbebe.net)
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Reda : Pour Sophie et Laura, je ne sais pas si c’est trop tôt pour vous poser cette question, mais est-ce que vous avez déjà eu, enfin, il y a ce moment donc, où vous faites les bilans, à l’hôpital de jour, mais il y a le moment de remise des bilans. Où vous découvrez quels sont vos CD4, ou vous en êtes au niveau de l’immunité, donc des défenses du corps contre les maladies et de la charge virale. Donc si les médicaments arrivent à vraiment réduire à néant, la présence du virus dans le sang. Bon ou mauvais bilan, toutes les deux ? Et qu’est ce que vous faites, est-ce que vous êtes prêtes à l’éventualité d’un mauvais bilan ? C’est-à-dire d’une chute de l’immunité, ou d’une charge virale qui n’est pas, qui n’est plus indétectable ? Comment est-ce que vous envisagez ce genre de scénario où ça tourne au vinaigre ?
Laura : Moi, heureusement, enfin, lors de mes premiers bilans, j’avais une charge virale tellement élevée et des CD4 tellement faibles, que ça ne pouvait pas être plus bas et donc ça a fait que...
Reda : Tu as des chiffres à livrer ?
Laura : Je ne sais même plus, enfin voila, c’était vraiment...
Reda : Une catastrophe ?
Laura : C’était vraiment une catastrophe, et donc ça ne pouvait aller qu’en s’améliorant je pense, mais, et puis aujourd’hui tout est stabilisé, donc espérons que ça continue. Mais effectivement c’est toujours un moment de stress, avant la consultation, de savoir si le médecin ne va pas nous dire qu’on a une charge virale, qui n’est plus indétectable, ou des CD4 qui sont faibles, et qu’on va être obligés de changer de traitement.
Reda : Et ton premier bilan indétectable, par contre à l’opposé, c’était quoi le sentiment ?
Laura : Un soulagement, un vrai, vrai soulagement, parce que ça a été très compliqué.
Reda : Sophie, l’éventualité d’un mauvais bilan ça te fait quoi ?
Sophie : Moi je n’ai jamais réfléchi à tout ça et je n’ai jamais stressé avant mon bilan, parce que j’ai toujours été confiante dans le fait que ce serait positif, et ça l’a toujours été.
Reda : Ok, bah ça, ça fait plaisir à entendre. Sandra après avoir écouté Laura, Sophie et Ali, par rapport à ce que t’ont raconté les médecins, à l’hôpital, est ce que tu vois des, voila des points, des manières différentes d’apprécier cette question du suivi hospitalier, des bilans qui y sont faits ?
Sandra : Oui, bah, tout d’abord, par rapport à l’annonce, quand la découverte de la maladie, enfin, voila je trouve que c’est bien de la part des médecins de pas tout de suite annoncer les côtés négatifs de la maladie, enfin d’abord de rassurer, de prendre aussi le temps, enfin quand je parlais avec les médecins je voyais que, voila comme je ne connais pas grand-chose du VIH, je découvre aussi, et ils prennent vraiment le temps d’expliquer ce que c’est. Bon là on n’a pas écouté, sur la prise du traitement, mais voila, ils expliquent aussi comment prendre les traitements, et les effets indésirables tout ça.
Transcription : Alissa Doubrovitskaïa
