Skip to main content.

Maison des familles (2008–2013) | Burkina Faso | Ousmane Zaré | Rap et hip-hop

Elles sont femmes : le retour d’Ousmane en live, pour les femmes séropositives et toutes celles qui souffrent et qui luttent

11 novembre 2009 (papamamanbebe.net)

| Votez pour cet article

Reda : Ousmane, est-ce tu te sens prêt pour ton retour ?

Ousmane : Et bien écoute, comme d’hab’, on est à Survivre au sida. On est toujours prêt, quoi !

Reda : C’est comme si tu ne nous avais jamais quitté.

Ousmane : Ouais.

Reda :Moi, je dirais ça comme ça. Ok, c’est parti. Ça s’appelle Elles sont femmes. Quelque chose que tu veux dire sur ce morceau avant de lancer l’instru ?

Ousmane : Elle m’a été inspiré beaucoup par plus ou moins ce que j’ai du entendre quelquefois au comité, quand les gens essaient de se confier, aussi par rapport à d’autres vies comme en Afrique, tout ça, certaines expériences de certaines femmes que j’ai essayé de relater sur cette chanson. Mais ça me tient à coeur, j’aime toutes les femmes ! Voilà.

Lancement de l’instrumentation.

texte de la chanson :

Elles sont femmes

La brutalité des hommes sur les femmes dépasse parfois les frontières du réel

Des hommes sans foi ni lois, prennent les femmes pour cible.

Elles sont celles qui subissent les assauts sexuels du père, du frère, de l’oncle ou du grand père

Celles qui se font passer à tabac quand monsieur n’a plus un rond pour s’acheter son tabac

Elles sont ces lanceuses de foulard le soir se mêlant pêle mêle aux clochards sur nos boulevards

Elles sont parfois nos sœurs, nos mères, parfois nos tantes ou nos grand mères

Elles sont celles qui ont aimé, trahies par la vie, finissent dans la bassesse sans cesse

Subisse les pires déboires de celle-ci.

Belles mais fanées par les shoots de coke de shit et finissent vite à la merci des substances

Qui les rendent esclaves.

Elles sont celles malgré tout qui veulent s’en sortir, se couchent pour l’embauche

Soumises à la nécessité pour satisfaire leur panse ou pense à l’innocence

De son gosse qui vit la souffrance et n’a qu’elle comme providence

Elles sont femmes belles, tristes, faibles mais aiment la vie

Sans qui nos vies seront imparfaites, de ce fait, celles pour qui un jour ou l’autre

Un cœurs battra, elles sont femmes.

Refrain

Elles sont femmes donc sœurs

Elles sont femmes donc mères

Elles sont femmes donc reines

Elles sont femmes, je les aime

Elles sont celles qu’on vend comme du bétail. Ils accusent à tord le respect de la tradition

Celles qui vivent la polygamie, l’insatiable a menti sur la religion, égoïste satisfaction

Elles sont celles qui n’enfantent pas, espoir éternel de voir le rêve qui les hantent chaque nuit

Transformer l’ennui en fruit du bonheur, fruit de l’amour

La belle famille persécute c’est encore elles qui prennent l’hypercut, l’hypercut

Elles sont celles qui sont veuves, élèvent seules leurs gosses, traitées de sorcières par la famille du défunt c’est honteux

elle porte en elle une douleur profonde sans nom, qui féconde un mur de silence du plus profond de ses entrailles

mais reste celle qui rit aux éclats, laissant derrière son manque de tendresse

cachant parfois son visage marqué par les rides de détresse

elles sont celles malgré leur haine, leur peine qui demeurent des reines

qui te diront que le pardon commence là ou s’arrête la rancune

qu’il prend tout son sens quand il se mêle a l’amertume.

Elles sont femmes donc sœurs

Elles sont femmes donc mères

Elles sont femmes donc reines

Elles sont femmes, je les aime.

Ousmane : Merci à l’équipe, merci à Survivre au Sida. Malgré le son qui n’est pas très propre, j’ai réussi à faire ce texte et j’espère prochainement bien le faire ou prochainement avoir le bon son pour vous. Mais en vous disant tout de suite que voilà, la situation au départ, pleins de choses, pleins de bonnes choses. Une tournée appelée tournée des cafés. Merci.

Reda : Ousmane, merci ! Il y a une première date, je crois. A partir du 06 novembre, on lance avec le Comité des Familles la Tournée des cafés avec notre ami Ousmane. Tu seras où, vendredi soir, alors ?

Ousmane : Ce sera au Jawad Café, à Porte de Bagnolet au 114, rue de Bagnolet.

Reda : Donc au 114 rue de Bagnolet. Il y a un métro qui va avec ?

Ousmane : Le 11, je pense ou le 3 si je ne me trompe pas, je ne suis pas très très sûr.

Reda : D’accord, d’accord. Si on se perd, on saura pourquoi on ne trouve pas le Jawad Café vendredi soir. On va essayer de mettre des infos sur le site Survivreausida.net pour retrouver ou rencontrer Ousmane Zaré et le Comité des Familles.