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Fête des Amoureux | Hommage aux disparus | Nadine | Réseau national des correspondants du Comité des familles

Entre bonnes et mauvaises nouvelles, Nadine prépare la première Fête des amoureux pour les séropositifs et ceux qui les aiment... à Toulouse !

5 novembre 2009 (papamamanbebe.net)

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Nadine : C’est Nadine. J’habite en Midi-Pyrénées. Je suis correspondante du Comité en Midi-Pyrénées

Reda : Bonjour à Pascal s’il est là.

Nadine : Il est là.

Reda : OK. Sandra nous a annoncé que tu avais des bonnes et mauvaises nouvelles. Donc je vais lui passer le micro pour qu’elle puisse te poser des questions comme elle sait si bien faire.

Sandra : Bonjour Nadine.

Nadine : Bonjour.

Sandra : Alors tu m’as dit que tu avais pleins de nouvelles à nous annoncer. Alors par quoi est-ce que tu voudrais commencer ?

Nadine : Par les bonnes d’abord je préfère.

Sandra : D’accord. Tu as un projet d’organiser la fête des amoureux chez toi ?

Nadine : Oui donc tout à fait alors j’ai déjà commencé quelques démarches c’est-à-dire j’ai contacté Sud Radio. C’est une dame qui m’avait déjà interviewée à la maison donc comme j’avais les coordonnées je me suis dit tiens ce serait bien de l’appeler pour justement annoncer qu’il y aura la fête des amoureux ici…

Reda : Juste une question bête c’est où ici Nadine parce qu’en fait on n’a pas dit où tu es toi ?

Nadine : Ah oui excusez-moi à Toulouse. Ce sera le 13 février 2010. Je voulais annoncer ça à la radio plus aussi parler du Comité de ce qui se faisait.

Reda : Sachez qu’un petit partout en France, on espère qu’il va avoir des fêtes des amoureux pour dire que l’amour est plus fort que le VIH.

Sandra : Donc Nadine tu m’as dit aussi que peut-être l’émission de radio allait être diffusée à Toulouse ?

Nadine : Oui tout à fait. J’ai réussi après plusieurs démarches qui n’ont pas marché. Donc je me suis renseignée il n’y a pas longtemps à canal sud c’est une radio qui est située à Toulouse. Donc je leur ai remis une maquette de l’émission et ça va passer devant le CE et voilà j’attends de leur nouvelle, je les ai contactés, je leur ai envoyé des e mails, j’attends de voir sinon, si je n’ai pas de nouvelles je m’y rendrai.

Sandra : Aussi à propos du questionnaire, est-ce que déjà tu peux nous dire ce qu’est le questionnaire et puis ce que tu as fait.

Nadine : Oui alors le questionnaire c’est un questionnaire qui est fait pour un peu voir les familles qu’il y a sur Toulouse, les besoins, les attentes des gens, les difficultés qu’elles rencontrent pour voir un peu, cibler un peu, les familles qui sont touchées. Donc moi j’en ai remis un à l’hôpital Purpan à Toulouse qui est un hôpital central où vont se faire soigner les personnes. Après j’en ai remis un aussi à l’hôpital La Grave à Toulouse aussi, qui est un hôpital aussi où ils soignent des personnes et aussi où il y a un dermatologue qui est donc spécialisé dans les personnes qui ont le VIH. Il a accepté sans voir le questionnaire, sans rien, je lui ai un peu parlé de ce que ça contenait. Il a été OK de suite. Donc je lui ai amené tout ça. Il m’a dit qu’il allait faire au mieux.

Reda : Là en fait il s’agit de s’intéresser aux difficultés rencontrées par les personnes séropositives c’est-à-dire si le Comité des familles va faire quelque chose à Toulouse, à Pau ou à Valenciennes, d’avoir tout simplement posé la question aux gens, quels sont les besoins, quelles sont les difficultés rencontrées. C’est bien ça ?

Nadine : Tout à fait.

Reda : Alors Hanna’M est avec nous. Je l’ai invitée pour présenter son album Mise à nu mais elle connaît un petit peu le Comité des familles. Elle a fait plus qu’un bref passage éclair en 2006. Elle a laissé en tout cas un très bon souvenir. Elle nous a connus quand on se réunissait encore dans la cave de l’association Africa à la Courneuve, au 4000. Quand tu entends qu’aujourd’hui qu’il y a des gens un petit peu partout en France comme Nadine qui malgré les situations super-difficiles sont en train de bouger dans tous les sens pour organiser cette fête des amoureux. Qu’est-ce que tu as envie de dire à Nadine et aux correspondants ?

Hanna’M : Tu sais quoi ? J’étais en train justement penser à ça. Je me dis que c’est super parce que je repensais au début du Comité, c’était la lutte quoi même en terme d’organisation, de mobiliser les gens autour de ça. Je suis vraiment ravie que ça se passe comme ça et que les gens commencent à être vraiment sensibilisés par ça. Voilà moi je suis même admirative tu vois. Donc vraiment sista Nadine si je peux me permettre continue comme ça.

Nadine : Merci. Moi si je le fais c’est parce que ça fait longtemps que j’avais un projet dans la tête et que je pensais à ce que je voyais, parce que je voyais bien qu’autour de moi les personnes s’en allaient dans des circonstances difficiles, vivaient dans des circonstances difficiles et que ça faisait longtemps que j’avais envie de faire quelque chose. J’ai connu le Comité et quand j’ai vu ce qui se faisait au sein du Comité, j’ai trouvé. Donc maintenant même s’il y a des moments difficiles je continuerais parce que j’ai trouvé la voie pour me mener à ce projet.

Reda : Faut que ça bouge c’est ça ?

Nadine : Ouais faut que ça bouge parce qu’il y en a marre. Il y a trop de choses qui sont archaïques je dirais même parce que franchement il y a des choses qui se passent on se demande comment ça se passe encore à l’heure actuelle quoi.

Reda : Alors justement tu disais que tu n’avais pas que des bonnes nouvelles Nadine. Est-ce qu’il y a des choses à partager ?

Nadine : Tout à fait j’ai ma copine, une des dernières copines parce qu’avant j’habitais dans le Pays Basque et une de mes dernières copines que j’avais dans le Pays Basque qui est décédée, j’ai appris ça, il y a quelques jours. Elle est décédée depuis le mois d’août. Je n’avais plus de nouvelles. J’avais essayé de la contacter, je n’avais pas réussi. J’avais eu son frère il m’avait dit qu’elle était en psychiatrie donc bon moi je ne l’avais pas contacté parce que je savais que, où elle était, à cet hôpital, on ne me l’aurait pas passée. Donc j’attendais qu’elle sorte. J’ai téléphoné à son frère un jour. Il m’a dit qu’elle était décédée en psychiatrie. Ils disent qu’elle a fait de l’anorexie. Mais moi je pense que si elle a fait de l’anorexie, c’est parce qu’elle avait été écœurée d’être seule, d’être face à ses problèmes de santé, à ses problèmes de fric, à tout quoi. Elle avait de gros soucis de santé, elle avait le sida plus elle avait une cirrhose, elle avait de gros problèmes pour se déplacer c’était aune fille qui n’était pas très grande mais très courageuse et franchement je lui dis là où tu es Evelyne je t’aime et je t’aimerai pour toujours parce que franchement je ne pensais pas que ça se passerait comme ça, je ne voulais pas quoi voilà c’est tout. Je suis très émue parce que c’est une fille qui en voulait beaucoup à la vie, qui voulait beaucoup vivre et qui se battait contre vents et marrées mais bon ça a été plus fort qu’elle quoi. On l’a écrasée en la laissant seule. C’est pour ça que la force de ma mobilisation est encore plus forte car je vois des choses comme ça parce que ça fait des années que je vois et j’en ai marre quoi.

Transcription : Sandra Jean-Pierre.