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Alexandra et Nicolas | Réseau national des correspondants du Comité des familles

L’appel d’une mère séropositive : personne ne soutient son combat pour faire entendre les voix des familles séropositives à Pau

2 octobre 2009 (papamamanbebe.net)

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Reda : Bonjour et bienvenue à l’émission et vous êtes ?

Alexandra : C’est Alexandra.

Reda : Ah d’accord. Alexandra est notre correspondante à Pau, correspondante number one. On a 10 minutes pour terminer ce qu’on avait prévu de faire en 45 (rires). Donc, on va aller vite. Alexandra, prépare quelque chose, un événement du Comité des familles, très important. Comment ça se passe à 900 km de Paris, et ça vaut peut-être la peine qu’on descende tous ce samedi à Pau. Tu peux nous dire pourquoi, qu’est-ce que vous préparer de bons, est-ce qu’il y aura des crottes au chocolat ?

Alexandra : Non il n’y aura pas de crottes au chocolat, je ne sais pas pourquoi cette question (rires). Alors nous, ce qu’on prépare c’est comme l’année précédente, la rentrée des associations, qui aura lieu donc vendredi 2 et samedi 3 octobre, accès libre à Lescar. Et en fait c’est une grande rencontre avec 200 associations de tous milieux confondus et au milieu de ces 200 associations, il y aura le Comité des familles, la délégation 64 du Comité des familles.

Reda : Formidable !

Alexandra : Donc on va essayer de communiquer le plus possible avec les publics. Déjà avec les autres associations, pour vraiment leur informer qu’une association, pour les familles, qui vivent avec le VIH et dans le 64 pour essayer de se faire entendre le plus loin possible. Pour essayer de dépasser on va dire la capitale et tout ça, nous, on a un petit peu de mal, on va dire à faire entendre notre voix. Donc on participe à cette rencontre qui draine beaucoup de public pendant ce week-end-là.

Reda : Formidable, et qu’est-ce que tu peux dire aux auditeurs palois puisque l’émission survivre au sida est diffusée sur l’antenne de radio Pau D’Ousse. Qu’est-ce que tu peux dire aux palois et aux paloises pour les encourager à venir te rendre visite sur le stand.

Alexandra : Alors tout d’abord moi je vais leur dire que, on ne mange pas. À l’heure d’aujourd’hui j’ai jamais mordu personne. Donc les gens concernés ou pas concernés peuvent venir poser des questions sur le stand, s’informer. Il y aura des brochures, il y aura les brochures du Comité des familles. Il y aura plein d’informations, il y aura des préservatifs, surtout pour les jeunes, des préservatifs féminins, masculins qui seront sur le stand. Il ne faut pas qu’ils hésitent à poser des questions, s’informer parce que la meilleure prévention c’est comme ça, c’est quand on s’informe, quand on pose des questions et comment être le mieux informé ? C’est quand on pose des questions aux personnes qui sont directement concernées.

Reda : Est-ce que tu peux dire avec quels moyens tu travailles Alexandra ? Qui à Pau ou dans la région vous aident pour faire tout ce que vous faites ?

Alexandra : Est-ce que je peux parler franchement Reda ?

Reda : Bien sûr, bien sûr.

Alexandra : Je travaille avec ma sueur, ma détermination, et le Comité des familles de Paris et tous les autres correspondants qui me poussent à continuer, parce que, ici dans le 64, personne, aucune institution ne veut nous entendre.

Reda : Mais est-ce que la marie de Pau par exemple a répondu ?

Alexandra : Je vais dire quelque chose qui peut-être se retournera contre moi. Nous avons à ce jour, ça va faire presque que 2 ans que je suis au Comité, que j’essaye de créer quelque chose. Nous avons dans la caisse, on va dire dans la tirelire du Comité des familles dans le 64, 0 euros. 0 euros c’est-à-dire que nous avons fait des budgets, des demandes de subventions à la Mairie de Pau, qui nous a répondu que bah non, non ils ne pouvaient pas, on ne rentrait pas dans les cases. Donc nous non, il n’y a pas de familles séropositives dans le 64. Alors, je ne sais pas ils peuvent venir à la maison, sonner à la porte, ils verront bien déjà il y en a une. Il y a une famille de 4 enfants qui est séropositive. Je suis indignée, là je vais remonter sur le cheval parce que bon, j’ai eu une convalescence, et là je veux que ça s’arrête, parce-qu’on ne peut pas travailler dans des conditions pareilles, on ne peut pas informer les gens avec 0 euros, 0 moyens, juste avec la détermination, la sueur, et l’argent aussi personnel. Je suis désolée. Le VIH sida voilà c’est une épidémie. C’est quelque chose qui ne devrait plus exister. Faux vaccin, vrai vaccin, moi je ne vais pas polémiquer là dessus. S’il faut on va se servir des médias, pour dire que voilà, il y a des inégalités. Il y a des associations x, y, z qui ont de l’argent chaque année, des grosses sommes d’argent, et nous le Comité des familles, que ce soit Paris, que ce soit Pau ou que ce soit Valenciennes ou Toulouse, toutes les autres villes eh bah ils ont quoi ? Ils ont leurs yeux pour pleurer et ils ont juste à remonter leurs manches, à transpirer et puis peut-être que, peut-être que, un jour on leur donnera quelque chose, mais c’est même pas sûr. Je suis désolée, ça ne continuera pas comme ça. Donc j’en profite parce que l’émission sera diffusée vendredi matin entre 10h et 11h sur radio Pau d’Ousse à Pau pour dire aux palois bah voilà, il y a des familles, il y a des mamans, il y a des papas, il y a des familles séropositives à Pau dans le 64, à Bayonne, à Tarn, partout. Donc il faut que ça cesse, que ça s’arrête, il faut que les gens, ils ouvrent les yeux quoi.

Reda : Alors, un numéro de téléphone pour te contacter Alexandra.

Alexandra : Le numéro est très facile c’est le 06 29 12 29 30.

Reda : Donc 06 29 12 29 30. Si vous avez entendu l’appel d’Alexandra. Démentir ceux qui disent que les familles avec le VIH n’existent pas sur le 64. Merci Alexandra.

Transcription : Sandra Jean-Pierre