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Maison des familles (2008–2013) | Atelier de danse hip hop | Burkina Faso | Ousmane Zaré | Rap et hip-hop

Ousmane Zaré : Un artiste de la Génération Sankara engagé pour le hip hop et pour survivre au sida

15 juin 2009 (papamamanbebe.net)

5 photos | | Votez pour cet article

Ousmane Zaré, né en 1976 à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso est un artiste aux multiples facettes. A la fois danseur, chanteur et rappeur, il fonde en 1998 le groupe de rap burkinabé « Waguess Family » ou « Viens voir la famille ».

Artiste engagé, il est également directeur artistique de l’association culturelle « Collectif 11-49 » à Ouagadougou. Là-bas, il forme et encadre les enfants défavorisés, « ceux qui ont manqué leur cursus scolaire faute de moyens ». Il leur transmet son amour pour la musique en les initiant à la danse hip hop et au rap.

Cet auteur-compositeur-interprète met son talent au service des causes qui lui tiennent à cœur. C’est ainsi qu’il milite depuis plus d’un an au sein du Comité des familles, association créée et gérée par des familles vivant avec le VIH.

Au Comité, l’artiste découvre un monde qu’il ne soupçonnait pas : des personnes qui affrontent debout la vie avec le virus du sida, des histoires et des parcours extraordinaires de ceux et celles qui se battent pour vivre et se soigner dans la dignité. Devant cette force collective face à l’injustice du sida, Ousmane décide de s’investir dans l’association et découvre que c’est en symbiose avec les familles qui animent l’association qu’il puise de nouvelles sources d’inspiration pour ses créations musicales.

En juin 2008, alors que le Comité ouvre la Maison des familles à Paris, Ousmane apporte son art et son talent pour fêter l’inauguration de ce premier lieu d’accueil auto-géré par les familles concernées.

C’est à la rentrée qu’il inaugure la première activité qui mettra tout le monde d’accord, mobilisant et fédérant petits et grands autour de cours de danse hip hop qui aboutiront à une présentation mémorable par les enfants de l’association à l’occasion d’une grande fête pour célébrer simultanément l’Aïd et Noël...

Il intervient également dans l’émission de radio Survivre au Sida, diffusé à Paris, Rennes, Pau, Londres et sur le net.

Dans la durée, c’est au micro de l’émission de radio hebdomadaire Survivre au sida, animée par des militants du Comité des familles, qu’il donne le meilleur de lui-même en présentant chaque semaine une chanson, y compris des inédites, celles qu’il a écrit pour exprimer ce qu’il voit et comprend du combat pour survivre au sida.

Rap, reggae, world music : Adepte du métissage et du mélange des genres ses influences sont multiples…

Ousmane est un artiste qui s’inspire largement de son vécu et de ce dont il est témoin. C’est ainsi que ses multiples voyages entre le Burkina Faso et la France enrichissent ses textes. Portées par sa voix grave, son flow, et son charisme, ses chansons suscitent une vive émotion au sein du public.

Ses racines africaines se mêlent aux influences hip-hop pour créer un univers à part : « Moi je veux toucher un large public, vivre avec eux, partager des choses avec eux, quelle que soit leur nationalité, leur classe sociale ou leur couleur de peau. »

Plus qu’un art, pour Ousmane, la musique est un moyen de véhiculer des messages forts. Dans ses textes, il défend des valeurs humaines et aborde les problèmes de la société actuelle. Plein de philosophie, il chante l’amour, la foi, l’égalité entre les hommes, et dénonce un système politique qui « vise à dévaloriser l’être humain, et menacer la paix ». Il fait notamment référence aux politiques crapuleuses sévissant en Afrique qui pèsent sur les jeunes africains (dans la chanson L’enfant noir). Il contribue à dénoncer les tabous liés au statut sérologique ainsi qu’à en briser les stéréotypes : « L’image morbide [du sida] appartient désormais au passé » clame-t-il dans La maladie à 4 lettres.

Son but est d’arriver à faire changer les mentalités. L’idée d’être une star pour Ousmane ? « Pas question ! Quand on est une voix pour les sans-voix on ne peut être star parce qu’on finit par se renfermer » dit-il.

Retrouvez les photos, sons et vidéos d’Ousmane sur le site survivreausida.net...

À voir, à écouter : les titres musicaux

- L’enfant Noir (enregistrement : 7 avril 2009) Son

- La maladie à 4 lettres (enregistrement : 21 avril 2009) Vidéo Son

- Monsieur le Président (enregistrement : 24 mars 2009) Vidéo Son

- Le mot que j’aime (enregistrement : 31 mars 2009) Vidéo Son

- Déçu par la vie (enregistrement : 14 avril 2009) Vidéo Son

- Côté obscur (enregistrement : 28 avril 2009) Son

- Fanta (enregistrement : 26 mai 2009) Son

- Zamana Kamba (enregistrement : 12 mai 2009) Son

- Copie conforme (enregistrement : 19 mai 2009) Son et vidéo

- La caravane des justiciers (enregistrement : 2 juin 2009) Son

En savoir plus sur l’engagement d’Ousmane Zaré

- MySpace du groupe Wa-Guess Family

- Portrait d’Ousmane Zaré, artiste en résidence à la Maison des familles

- Ousmane Zaré : Un artiste burkinabé à la Mairie de Paris pour la 4ème Rencontre des parents et futurs parents concernés par le VIH

- Présentation de l’Atelier de danse hip hop avec Ousmane Zare de la Waguess Family

- J’étais au premier atelier de danse hip hop à la Maison des familles

- Incendie sur le trottoir du 71, rue Armand Carrel

- Composition, écriture, dessin : Un album, ça se travaille ! Les enfants du Comité des familles s’investissent dans l’Atelier musique avec DJ Kore

Texte : Siham Chater et Marie Haddad. Photos : survivreausida.net.

Photos


Ousmane Waguess sur la piste de danse

Ousmane Waguess sur la piste de danse

Ousmane Zare encourage chaque enfant à donner le meilleur de lui-même

Ousmane Zare encourage chaque enfant à donner le meilleur de lui-même

Ousmane Zare montre par l'exemple

Ousmane Zare montre par l’exemple

Ousmane chante « Enfant noir », le morceau qu'il a composé avec son frère de la Waguess Family

Ousmane chante « Enfant noir », le morceau qu’il a composé avec son frère de la Waguess Family

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