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Nadine | Réseau national des correspondants du Comité des familles

Et vous ? Pourquoi ne deviendriez-vous pas correspondant pour le Comité des familles ?

10 juin 2009 (papamamanbebe.net)

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Etre correspondant, ce n’est pas facile tous les jours, c’est un véritable investissement. Larissa est là pour vous accompagner à intégrer le réseau.

Reda : On va parler des difficultés à être correspondant, mais j’ai vu un truc incroyable se passer à la 4ème Rencontre, je ne parle pas de l’Avis Suisse, je parle de Larissa, elle a réussi à faire passer le message sur le réseau de correspondants, à dire aux gens, voire même leur donner envie d’agir là où ils sont.

Du coup, il y a plusieurs personnes qui sont venues, entre autres vers moi, en disant « moi j’ai envie de représenter le Comité là où je suis ». Larissa, tu peux nous parler de ça, comment tu as réussi ça ? Qui sont les personnes qui sont venues vers toi comme ça, est-ce qu’elles te semblent réellement motivées pour porter la voix et les revendications des familles vivant avec le VIH ?

Larissa : J’ai pensé justement que ce serait ridicule de laisser passer une occasion de parler du Comité, du réseau, je voyais que Reda faisait rien pour m’aider à recruter des correspondants. J’ai eu au moins trois personnes qui sont venues à qui j’ai envoyé la charte à laquelle ils ont adhéré.

Reda : C’est quoi la prochaine étape ? Comment on devient correspondant du Comité des familles ? Est-ce que c’est compliqué, est-ce qu’il y a un examen d’entrée, une formation de volontaires comme chez AIDS ? Qu’est-ce qu’il faut pour devenir correspondant, connaissant les situations parfois ou souvent difficiles des personnes concernées ?

Larissa : Pour être correspondant, c’est pas du tout compliqué, c’est pas un concours d’entrée à la fonction publique ! Il faut juste avoir de la volonté, de la motivation, et du temps. Après, il faut juste adhérer à la charte des correspondants.

Reda : Parmi les missions des correspondants, il s’agit de trouver des relais pour diffuser cette émission de radio survivreausida.net et aussi pour diffuser les informations, les outils réalisés par le Comité des familles dans les hôpitaux, dans les services hospitaliers. Les correspondants ont investi beaucoup de temps ces derniers mois pour arriver à être efficaces à ce niveau là ; c’est un travail pénible et difficile, mais ce n’est pas tout ce qu’ils ont eut à faire. Nadine, notre correspondante toulousaine, a pu rencontrer une personne, elle s’appelle Odile ; j’ai demandé à Nadine de nous parler de cette rencontre. On va l’écouter et on en parle après. Reda lance l’enregistrement.

Interview

Reda : Sur ces derniers mois, depuis qu’on a lancé le réseau des correspondants du Comité des familles, je sais qu’il y a eu au moins 4 ou 5 personnes qui ont pris contact avec le Comité qui sont sur Toulouse ou le Gers. Tu as rencontré au moins l’une d’entre elles, est-ce que tu peux nous parler de cette rencontre avec Odile ?

Nadine : Odile, déjà c’est une personne dont j’avais écouté le témoignage qui m’avait beaucoup touché, et j’avais très envie de la connaître. L’histoire c’est qu’elle a perdu son mari au début des années 1990, qui est décédé du sida, elle est séronégative et la fille qu’elle a eu aussi. Depuis cette époque elle était toute seule avec sa douleur, elle a enfin pu en parler à l’émission, ça a été quelque chose de révélateur pour elle qui a été dur au début, qui n’a vraiment pas été facile. Au début elle a essayé de laisser un peu tout ça en « stand by », et puis là, on s’est donc rencontrées mardi dernier à l’hôpital de Hoche, parce que j’accompagnais Pascal qui fait une perf’ ; elle est venue me voir et puis on a passé deux heures à rigoler, c’était comme si on se connaissait depuis tout le temps.

Reda : Et concrètement, est-ce que Odile ou une autre personne que tu as rencontrée a pu avoir des contacts ? Est-ce qu’il y a une volonté de t’aider à concrétiser le projet de monter des actions pour répondre aux besoins des familles touchées par le VIH ?

Nadine : Oui, Odile est là, c’est bien parce que je n’ai pas mon permis, ça va m’aider pour faire des déplacements. Sinon, il y a les médecins que je trouve très intéressés par tout ce que j’ai proposé.

Reda : A ton avis, qu’est-ce qui manque ou qu’est-ce qu’il faudrait pour arriver à ce retour, ce contact, avec d’autres couples comme le tien, des parents concernés par le VIH ? Comment se passe cette problématique de l’isolement ? Comment rompre avec ça et faire en sorte de tisser des liens avec les gens ?

Nadine : Je pense que ce sera par le biais du questionnaire, par leur retour, parce que dessus j’ai mis mes coordonnées, donc il devrait y avoir un retour. Mais c’est quelque chose qui, même avec des docteurs compatissants, est très long à mettre en place. Ils sont quand-même très regardants sur qui rentre chez eux !

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