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5ème Rencontre des parents et futurs parents concernés par le VIH | Alexandra et Nicolas | Bernard Hirschel | Charge virale indétectable | Contamination et prévention | Sexe et sexualité

Peut-on parler « cul » avec son infectiologue ? Bernard Hirschel répond à vos questions

9 avril 2009 (papamamanbebe.net)

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Bernard Hirschel fait partie des trois médecins qui ont publié l’avis suisse qui stipule qu’un couple sérodifférent peut se protéger dorénavant avec des médicaments, à la place des préservatifs.

Voici les liens pour lire l’avis publié dans le Bulletin des médecins suisses en janvier 2008 par la Commission fédérale suisse sur le sida :

- Les personnes séropositives ne souffrant d’aucune autre MST et suivant un traitement antirétroviral efficace ne transmettent pas le VIH par voie sexuelle
- La prévention du sida devient plus simple, mais aussi plus complexe !

Ce responsable de l’unité VIH/Sida des hôpitaux universitaires de Genève depuis 1988 sera présent à la 4ème rencontre des parents et futurs parents concernés par le VIH, prévue le 23 mai 2009 à l’Hôtel de Ville de Paris, où vous pourrez lui poser toutes vos questions.

Avec sa publication en janvier 2008, l’avis suisse a remis en question certains dogmes de la prévention.

Certains spécialistes de la prévention préféreraient que l’avis suisse reste confidentiel, pour, résume Reda, « éviter un relâchement des comportements, les séropositifs se montreraient irresponsables, indigne d’une telle confiance et feraient n’importe quoi ».

Mais pour Bernard Hirschel, ne pas dévoiler cette information reviendrait à parler « d’une double vérité : pour les initiés et pour les autres. Ca décrédibiliserait le message préventif qui doit être basé sur des faits exacts ».

Que va changer cette nouvelle sur la stigmatisation des séropositifs ?

Réponse de Bernard Hirschel : « Ça va aller dans cette direction : moins de peur vis-à-vis des séropositifs. Il y a des puissants facteurs dans notre société qui poussent vers l’exagération du risque épidémiologique. On adore se faire peur, on parle de grave danger. Vache folle, grippe aviaire… Il y a une exagération pour le public du risque que ça comporte pour eux. Mais la surestimation du risque entraîne une discrimination des infectés, ce qui est très néfaste. Un peu de perspective et de différenciation des risques, ça ne peut pas faire de mal ».

L’autre débat du jour porte sur les médecins infectiologues et sur la possibilité de parler, ou non, avec eux de prévention des prises de risques sexuels.

Peut-on parler « cul » avec son infectiologue ?

Pour Bernard Hirschel, « le médecin infectiologue est devenu un médecin tout court, parce que c’est des patients assez jeunes qui n’ont pas d’autres problème de santé. La fertilité, la sexualité, c’est des préoccupations constante, et l’infectiologue doit également s’occuper de ces aspects là ».

Pour Alexandra, son infectiologue qui la suit depuis 11 ans, la relation n’est pas aussi intime. « Nos rendez-vous durent 5 minutes : “Bonjour, comment ça va, rien de nouveau, voilà le double de vos résultats d’examens.”

L’AMP, on ne me l’a jamais proposée. L’infectiologue ne m’en a jamais parlé, on ne parle pas de sexualité. J’en parle plus avec mon médecin traitant, mon médecin de famille. Il ne faut pas avoir peur de changer de spécialiste si on ne se sent pas en confiance. Mon médecin traitant s’est lui, beaucoup plus renseigné sur le VIH, on en parle ».

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