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Maison des familles (2008–2013) | Axana Pilipenko | Projet Chorba

Un peu de soleil et de semoule pour les personnes hospitalisées

20 février 2009 (papamamanbebe.net)

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par Axana Pilipenko

15h. Nawel arrive à la Maison des familles. Ni une, ni deux, et voici Nawel, panier sous le bras, partie acheter quatre kilos de viandes, un kilo de semoule et un étalage de carottes, courgettes, céleri et autres légumes. Sans oublier les pois chiche, sans lequel il n’y a point de couscous.

Retour presque aussitôt, casserole et marmites au poing, la tornade venue d’Algérie s’affaire en cuisine.

Après quelques heures de préparation et de cuisson, ce sont 5 bénévoles du Comité des familles qui embarquent avec le précieux souper dans le vaisseau de Farid, direction un hôpital de la banlieue parisienne.

25 minutes plus tard, nous retrouvons sur place deux autres volontaires du Comité des familles arrivés un peu plus tôt.

Dans la salle de restauration, 5 pensionnaires nous attendent déjà. Farid retrouve les « habitués » des repas et prend le temps pour saluer tout le monde. Ensuite, nous descendons voir d’autres patients dans leurs chambres pour les inviter à nous rejoindre.

Certains déclinent car ayant déjà dîné et n’ont plus faim (même pour un couscous) tandis que d’autres acceptent volontiers.

Au final, ce sont 23 repas partagés. 23 personnes avec qui l’équipe du Comité des familles a dîné.

Alors qu’une auxilaire de vie assiste certains patients, les membres de l’association à table dégustent le repas avec les pensionnaires. Les discussions vont bon train, et les sourires sont visibles.

Une dame, présente dans ce service depuis 5 ans, accorde même un "20 sur 20" à la cuisinière. Nawel peut être fière.

Au bout de 30 minutes, les premiers estomacs rassasiés, certains convives quittent la salle de restauration en nous remerciant et en nous disant "À dans un mois !"

Oxygénation. C’est le mot qui pourrait résumer ce que ce bref moment fait de chaleur et de semoule apporte très modestement, pour des personnes qui doivent supporter de longues hospitalisations et de pénibles exercices de réadaptation. En plus de partager un instant ensemble, le repas servit apporte un peu de soleil pour changer des néons de l’hôpital. Un plat qui généralement plait beaucoup, au point que certaines personnes demandent les recettes. Bien manger, c’est la première thérapie, indispensable pour assumer la vie avec le VIH.

Ce rendez-vous a lieu une fois par mois, grâce à l’engagement de Farid et Nawel. Pour participer vous aussi, partager votre joie de vivre face au VIH, consultez l’agenda du Comité des familles et inscrivez-vous.