Drogues et réduction des risques (RDR) | Hommage aux disparus | Luttes de l’immigration et contre le racisme | Malades étrangers | Massacres coloniaux | Sang contaminé
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
28 avril 2008 (lemegalodon.net)
20 Messages de forum | Réagir à cet article | Recommander cet article | Votez pour cet article
-
Écouter: Appel à la Marche du 8 mai 2008 : rencontre avec Youssef du Mouvement des Indigènes de la République (MP3, 8 Mo)
par Reda Sadki [1]
Depuis le début de l’épidémie, 15 000 des 35 000 personnes décédées du sida en France étaient des immigrés ou des enfants d’immigrés. Près de la moitié. Pour les rescapés de cette hécatombe, vivre avec le VIH, le virus du sida, a été un dommage « Co-latéral » de notre statut d’enfant de l’immigration en France. Faire face à cette maladie lorsque l’on rencontre la relégation sociale, les discriminations racistes, parce qu’arabe ou noir … est comme toute autre injustice, sauf pour le fait qu’on joue sa santé et donc sa vie ou sa mort.
Immigration et Sida : du devenir des survivants des banlieues mouroir
Alors, la question qui se pose, c’est pourquoi autant de personnes contaminées ? Pourquoi autant de morts ? Sommes-nous responsables de notre propre sort, du fait de la chape de plomb qui entoure la sexualité, la drogue, ou d’autres questions gênantes ? La question doit se poser, surtout quand on considère qu’un tel massacre par n’importe quel autre biais (colonial, policier, militaire) aurait difficilement été passé sous silence... Alors, que s’est-il passé ?
La première épidémie était liée à la contamination par le partage des seringues. C’est la double problématique de la prohibition des drogues et de l’interdiction des seringues dans les années 80. Les anciens disent que l’héroïne a inondée les quartiers, suivie juste derrière par le virus, histoire de calmer la génération qui se mobilisait contre les crimes racistes et sécuritaires, pour changer leurs conditions de vie. Le résultat était prévisible : des contaminations par milliers, alors qu’elles étaient évitables. Le pire c’est que c’est sur cette image (les dealers et les « toxicos ») que les banlieues ont été stigmatisées. Même parmi les militants de l’immigration, le « toxico » porte la poisse. Si on est passé par la seringue, ça se cache, tout comme son VIH. Pourtant, ça concernait qui ? Et on ne peut pas dire qu’on a ramené ça du Maghreb, comme cela est dit des nouveaux arrivants ! Le sida a une histoire, des survivants sont encore là pour en parler, il faut les écouter.
Que s’est-il passé ? Les pouvoir publics ont laissé faire. Ils avaient les chiffres sur les morts en banlieue comme parmi les étrangers, ils savaient ce qui se passait. Les toxicomanes ont été laissés à leur sort sans intervention de l’état alors que les moyens étaient disponibles. Combien de morts auraient pu être évitées entre 1984 et 1988, date de la mise en place des seringues… ? Plusieurs milliers de personnes, autant, sinon plus, que dans l’affaire du sang contaminé. Les familles autour des malades ont été abandonnées par l’état. Chacun s’est retrouvé seul face à ce virus, pour s’informer, comprendre, se battre à l’hôpital pour être soigné... éventuellement avec d’autres copains de galère aux parcours qui se ressemblent : toxicomanie, prison, Double Peine... Alors quand on veut stigmatiser les immigrés en disant que « chez nous » on rejette les gens malades, qu’on a peur du sida, quels moyens avait-on pour s’organiser alors que tout le monde mourrait ? La solidarité n’est pas un ruban rouge.
Cet aveuglement a-t-il été volontaire ? Etait-ce une façon de gérer ces quartiers gênants ? Les politiques et les médecins qui connaissent la réponse à cette question se taisent. En tout cas, le VIH en banlieue n’a jamais été une cause nationale. Les banlieues, les noirs et les arabes ont payé un lourd tribu à la maladie dès le début de l’épidémie en 1981, mais il faut attendre 2002 pour voir une affiche de prévention de l’Institut national pour la prévention et l’éducation à la santé (INPES) qui s’adresse aux noirs ou aux arabes.
La maladie au service de la domination, ce n’est pas nouveau, et c’est une histoire coloniale. Elle commence en 1492 avec Christophe Colomb : propager les épidémies devient rapidement un instrument des colonisations. En même temps, les indigènes sont stigmatisés en tant que porteurs de maladies alors qu’ils paient eux-mêmes un lourd tribut aux maladies, mais surtout parce qu’ils menacent ainsi le colon, qui peut lui aussi tomber malade, malgré toute sa puissance militaire, économique ou culturelle. Ainsi naîtra la santé publique, dans les ports de New York à la fin du 19ème siècle, où il s’agit de protéger les riches des maladies des pauvres et des colonies. La médecine du colon vient ensuite pallier les maux les plus exacerbés, le plus tardivement possible, même si on déplore ensuite la réticence des indigènes à accepter cette médecine, en supposant leur inferiorité culturelle ou intellectuelle pour expliquer celle-ci, et en les accusant, au final, d’être responsables de leur propre sort.
Pas besoin, donc, de faire un dessin pour établir le parallèle avec l’histoire de l’épidémie en France. Nous sommes au contact d’un système de santé fondé sur l’inégalité et la domination raciale. On serait en même temps « redevable » de sa maladie et de sa santé, ce qui en soit est une proposition absurde. Au-delà des frontières, il y a ceux aujourd’hui dont le seul espoir de survivre au sida est d’arriver à s’exiler pour se soigner, trouvant ici des conditions innommables.
Des inégalités qui déterminent ta santé, ta vie et même ta mort
L’accès aux soins pour un jeune arabe, un « voyou », ou du « clandestin », rime souvent avec refus de soins. Les arabes et les noirs ont dix fois moins souvent que les blancs une protection sociale, et nous sommes les premières cibles du démantèlement de tout ce qui permet de se soigner sans vider sa bourse. Résultat : on meurt encore du sida chez les immigrés, plus qu’ailleurs. Il n’y aucun doute là-dessus. Dans ce contexte chaque traitement discriminatoire prend des proportions et peut avoir des conséquences énormes.
Avec en prime l’acharnement exercé sur les plus vulnérables que sont les sans papiers, on en arrive à un véritable scandale. Les pratiques des préfectures sont de plus en plus restrictives malgré une loi, obtenue de haute lutte au début des années 90, qui garantit le droit de s’installer en France quand on est malade. Cette loi, votée dans la foulée des combats menés par le Comité national contre la double peine, a paradoxalement laissé les « Double Peine » sur le carreau, en laissant leur régularisation à la justice, responsable du relèvement des peines d’interdiction du territoire, ou carrément à la grâce présidentielle, seul moyen d’abroger un arrêté ministérielle d’expulsion...
Pour ceux qui restent sans papiers, ils se cachent plus et se soignent moins depuis la mise en place de la CMU, quand l’Aide médicale d’État est devenue un truc réservé aux « clandestins ». Par rapport au sida, cela signifie se retrouver aux urgences avec des maladies opportunistes qui tuent encore les séropositifs : toxoplasmose, pneumocystose, tuberculose...
Des cadavres sous les paillettes du Sidaction
L’opération de télévision « Sidaction » est depuis le début en 1994 une belle mascarade. En 2008, Pierre Bergé, son président, patron socialiste milliardaire, financier de SOS Racisme hier et d’Act Up Paris aujourd’hui, et président du Comité de soutien de Ségolène Royal, a choisi le slogan « Sida, égalité des chances ». Ce choix jette la lumière sur une forme particulière d’arrogance et de mépris d’ordre colonial, quand on sait comment le frange la plus sectaire du mouvement homosexuel s’est emparé de la lutte contre le sida pour en faire sa propriété privée, et pour s’assurer que les différentes populations touchées seraient traitées en respectant l’ordre social. Ces homosexuels blancs se sont organisés sur le dos des autres populations pour survivre au sida, s’assurant de la primeur des avancées et des acquis tout en se targuant des miettes qui pourraient éventuellement « retomber » vers d’autres moins méritants qu’eux. Ainsi, une minorité qui revendiquait son opppression est devenue, à son tour, oppresseur, en appliquant la loi du plus fort et en réclamant d’être prioritaires non seulement dans l’accès aux soins, aux médicaments, à l’information mais également dans la visibilité publique, c’est-à-dire en s’arrogeant le droit de parler au nom de tous les malades dans une logique coloniale.
Si cette histoire du sida, qu’il s’agisse de l’hécatombe des cités ou de la main-mise sur les moyens de lutte contre l’épidémie par une minorité réactionnaire, est méconnue, c’est ceux qui en sont issus qui peuvent rétablir les faits, la vérité et la justice. Personne ne peut le faire à leur place. Une histoire n’existe que s’il y a des gens pour s’en souvenir, la raconter, l’analyser... bref, pour l’écrire.
C’est pourquoi, il y a déjà cinq ans, j’ai participé à la création du Comité des familles pour survivre au sida, après avoir organisé, pour la première fois dans l’histoire de l’épidémie du sida, deux rassemblements publics réunissant des familles maghrébines et africaines mobilisées pour survivre au sida. Ces rassemblements, comme l’association qui suivra un an plus tard, se sont faits sans demander l’aide de personne, sans parrainage et sans « soutiens ». Nous l’avons fait par nous-mêmes et pour nous-mêmes, et nous avons compris que l’autonomie politique n’a pas de prix.
Notre responsabilité est de ne pas se laisser faire, de dénoncer, et de se mobiliser à la fois pour en finir avec l’injustice de la maladie, pour l’égalité des droits, c’est-à-dire pour que tous les malades, quels que soient leurs parcours, soient logés à la même enseigne et pour que cessent les horreurs de l’épidémie propagé par ses responsables, ses gestionnaires et ses complices.
S’il faut bien s’occuper de sa maladie ou accompagner celui ou celle qu’on aime qui vit avec le VIH, je sais pertinemment bien que l’injustice que nous vivons face à la maladie est la même que toutes les autres injustices dont les racines se trouvent dans l’histoire des colonisations.
C’est pour cela que je serais à la Marche des indigènes du 8 mai 2008.
Cet article est paru dans le numéro 11 du journal L’Indigène de la République, à l’occasion de la Marche du 8 mai 2008.
Notes
[1] Lire également Entretien avec Reda Sadki : bribes d’histoires des luttes immigrées pour survivre au sida et Vivre avec le sida en banlieue : Colors Magazine donne la parole au Comité des familles pour survivre au sida.
Forum de discussion: 20 Messages de forum
S'abonner au forum de cet article (RSS)
Réagir à cet article
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
Le racisme afro-maghrébin demeure vrailment le plus virulent. De plus, il se matine - se "métisse" - de victimisation pleurnicharde perpétuelle, qui ne fait qu’ajouter au ridicule.
Et si vous vous assumiez un peu messieurs ?
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
Libre à vous d’estimer que le fait de rappeler l’histoire de l’épidémie dans les cités relève du « racisme afro-maghrébin ». Pleurnicher ? L’enjeu est précisément de sortir de la complainte pour s’organiser et réclamer justice avec tous ceux et celles qui partagent la conviction que toutes les populations sur le front du sida doivent être défendues équitablement.
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
Il est décidement hallucinant de voir les réactions raze-motte des souchiens privilégiés dès lors que des victimes (oui c’est comme ça qu’on appelle les personnes léesés par un système) mettent à jour le traitement qui leur est fait pour justement lutter contre. Parce que dire, faire savoir c’est déjà refuser l’odre établit. Alors justement, parce que il n’est possible de dominer toujours plus ces victimes qu’à la condition qu’elles restent silencieuses, dès qu’elles dénoncent elles sont taxées de victimaires, racistes ou autre choses... Des qualificatifs pour nous dire "ferme ta gueule, souffre en silence et au passage, ne crache pas dans la soupe empoisonnée qu’ON t’as donné". Monsieur je vous propose plutôt à vous d’assumer le système dont vous faite partie, la politique menée par la France, et si ce n’est pas le cas, lutter contre ! Et au passage, assumer aussi votre racisme au lieu de le projetter sur les autres...
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
Faut-il respecter la différence ?
Bonne question pour cette France de début de siècle, exposée à la xénophobie, au vieillissement, aux solitudes, aux misères et à l’intégrisme
Répondons par deux convictions :
On ne respecte pas une différence, on la constate. Le respect n’a rien à voir avec un penchant, un préjugé "pour" ou "contre", le respect est de l’ordre de la raison, à ce titre il réclame une vision universelle de l’être humain.
Commençons par respecter les mots parasites à la mode : métissage racisme, différence, culture ou mélange. Depuis trente ans ceux qui ont en France le pouvoir du savoir et de la parole ne respectent plus les mots.Or l’offense aux mots produit la confusion, Babel, la violence. La preuve ?
Imaginons le sondage suivant :
1) Êtes-vous pour le respect de la différence ? La réponse sera oui à 100%.
2) Êtes-vous d’accord pour financer sur fonds publics les aménagements nécessaires dans les appartements de la cité des 4000 à la Courneuve afin que les ménages polygames disposent d’un salon pour hommes et d’un salon pour femmes ? La réponse sera non à 100%.
Nos concitoyens seraient-ils incohérents ? Racistes ? Hypocrites ?
Un peu d’histoire s’impose. Selon les manuels scolaires de la troisième République, le "bon sauvage", l’arabe, le noir , le jaune, étaient des élèves retardés mais la France intitutrice du monde avait pour mission de leur donner des cours de rattrapage. Pour autant, nos pères regardaient ces hommes comme leurs "semblables", tellement semblables qu’ils n’hésitaient pas à leur attribuer, en plus d’Abraham, notre aïeul commun, des parents plus proches, nos ancêtres les gaulois.
Le problème était donc de hisser ces peuples à notre niveau républicain et scolaire. On peut, rétrospectivement qualifier ce discours de raciste ordinaire, colonialiste et odieux, mais il était finalement républicain, débonnaire et optimiste puisqu’il ne fermait pas la porte à l’espérance et à l’intégration planétaire.
Il en va tout autrement de l’actuel préjugé multiculturel différentialiste.
Les deux machines de guerre idéologiques, les anti-racistes et ceux qu’ils dénoncent comme racistes utillisent le même catéchisme de la différence culturelle. L’idolâtrie de la différence a commencé en douceur quand nous avons découvert sur les routes de nos vacances "Volem vivere al païs" tandis que la rue Jean Moulin à Béziers était rebaptisée "calla Juan Molin" et que certains luttaient pour rédiger leurs chèques en breton.
L’éloge de la différence nous renvoie en fait en 1774 quand le philosophe allemand Herder, violemment hostile à l’univeralismedes Lumières, plaidait à son peuple, pour la "communauté culturelle allemande", chaque allemand appartenant par son mode d’être, de penser et d’agir, par sa conception politique et sociale. Déjà Herder prônait à l’époque la diversité des cultures "d’égale nécessité, d’égale originalité, d’égal mérite, d’égal bonheur".
Face à la France révolutionnaire expansionniste, forte d’un message universaliste et dominateur , il était normal que l’Allemagne produisît un discours particulariste.
Au bout du raisonnement et dans la chaudière de l’histoire, Hitler peut remplacer la notion de "communauté culturelle" de l’Allemagne romantique en lutte contre l’impérialisme français par celle des races. En retournant à la conception allemande de la "communauté culturelle" certains "républicains de progrès" ont donc trahi le message des "grands ancêtres".
Montesquieu écrivait : " Si je savais quelque chose qui fut utile à ma patrie et préjudiciable au genre, je le regarderai comme un crime". Tout égoïsme mis à part, la réprobation muette par laquelle nous avons abandonné les harkis n’est que la plus honteuse conséquence de cette "préférence nationale". L’extrême droite cultivée à pris au mot les multiculturels de bonne volonté qui parlent plus vite qu’ils ne pensent.
Cette droite-là récuse elle aussi l’universel, ressent elle aussi avec horreur l’effacement de la diversité, trop contente d’affirmer ell aussi que les immigrés doivent retrouver leur culture et leurs racines, chez eux bien entendu et de conclure : "comme eux, nous devons aussi conserver notre identité française. Nous aussi avons droit à notre différence".
A force d’apposer eux à nous, les multiculturels ont jeté à la poubelle ce qui fait l’étonnante originalité du modèle français : un mélange stable et instable à la fois d’individualisme et d’universalisme.
Dans les dix sept articles de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen on ne trouve pas une fois les mots France ou français. Qu’est-ce qui oppose donc un antiraciste à celui qu’il accuse de racisme, tous deux célébrant la différence ? C’est que l’accusé manifeste dans tout les sondages un refus de toute différence sur l’Hexagone : Bretonne, Alsacienne, Juive et Arabe.
La France doit être tirée au cordeau catholique, une et indivisible, oubliant qu’il existe tout de même ici quelques juifs, quelques franc-maçons. Alors que l’imprécateur prétend accèder à l’universel en se dépouillant lui-même de son béret, de son biniou, de sa spécificité de franchouillard cocardier et plus encore plaidant pour un métissage culturel généralisé.
Métissage, croisement, mélange ? Outre le fait qu’il est impossible de croiser les cultures si l’on refuse de croiser les hommes et que l’on ne peut croiser les hommes si leurs cultures interdisent les mariages mixtes ( rappelons que le mot caste vient du mot chaste!) ces métaphores sociobiologiques sont redoutables.
Buffon affirmait que les nègres d’Afrique quand il sont échaufféss sentent mauvais comme des poireaux verts, dans un roman de Malek Haddad, la française est appelée Khenza, qui veut dire celle qui "sent mauvais", celle que l’on ne peut sentir.
Un nouveau commandement est tombé du ciel : "tu ne jugera pas les autres cultures, pas plus celles d’hier que celles d’ailleurs, tu respecteras la différence culturelle, y compris celles des communautés qui ne te concèdent même pas le nom d’homme".
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif ! l’huile sur le feu
Sois belle et tais-toi !
ce n’est pas en se mettant tout le monde à dos que vous vaincrez votre principal ennemi qui vous fout la trouille et que vous n’osez attaquer de face.
Elle dit "les souchiens" et non les sous-chiens, mais elle dit aussi "à qui il faut bien donner un nom, les blancs" et cela c’est raciste, il y a premièrement un jeu de mots curieux et je n’aime pas les définitions qui ne sont pas choisies par ceux qui les portent. Imaginez qu’au Maroc les francais disent des marocains de souches "des souchiens car il faut bien leur donner un nom, les bronzés" je pense qu’ils prendront le premier avion pour la France à juste titre. De plus, un polonais immigré récemment en France n’est pas un souchien a priori, mais dans la définition d’Houria, il est puisqu’il est blanc, elle aussi est blanche mais je pense qu’elle ne le sait pas. Nous avons bien là un propos raciste et diffamatoire et condamnable pénalement, c’est grave de laisser de telle parole à la télévision sans que personne ne réagisse. Heureusement cela est suivi de paroles plutôt sensées d’Abdel Malik.
http://www.dailymotion.com/video/x2...
-
Dédicace aux fascistes de toutes les couleurs et aux cons de tout poil
LA JOURNEE D’UN FASCISTE de Luis Rego et Michel Eblers
Oui, je sais, comme disait Gabin, oui, je sais que l’extrême droite ce n’est pas le fascisme. Mais on a quand même le droit d’être fasciste même si on est pas d’extrême droite, merde ! Ne m’énervez pas. C’est vrai, quoi, dès que vous dites : « je suis fasciste », les gens vous regardent d’un mauvais œil alors qu’il suffit de ne pas le dire et personne ne s’en aperçoit.
Savez-vous ce que nous voulons ? Eh bien, je vais vous le dire : une société parfaite ! Une société où les chiens font où on leur dit de faire, où il n’y a pas de grèves, où les partis politiques viennent pas nous beurrer la raie à la télé, où les travailleurs immigrés sont là pour travailler et non pas pour se goinfrer de couscous et de morue, où les riches doivent être contents d’être riches et les pauvres contents d’être pauvres, où tout le monde doit être uni contre tous les autres ! Où l’oncle doit être marié avec la tante. Une société parfaite, c’est une société où l’on ne rit pas bêtement. Voilà. J’ai été élevé dans une ambiance fasciste et si je respecte mes parents, c’est grâce à eux.
Mais je suis sûr que vous vous demandez comment un nazi peut vivre heureux au milieu de cette pagaille. Eh bien, c’est très simple, je peux vous dire ce que j’ai fait hier :
5 HEURES du matin : je saute de mon lit en fer où je dors sur des clous. Mon réveil automatique me chante « heil li heil lo heil la ». Encore endormi, je salue le portrait du Fürer qui est juste au-dessus de mon lit en fer avant de me laver les dents avec une brosse en fer également.
6 HEURES : petit déjeuner composé de saucisses de Francfort, pommes de terre, choucroute et bière à volonté.
7 HEURES : j’achète Minute, pour me tenir au courant de ce qui se passe dans le monde chaque minute.
8 HEURES : je relis Mein Kampf puis je pars déjouer les complots contre mon pays. Je me rends aujourd’hui à la brasserie munichoise, rue de Verdun. Il fait plus de 5 degrés, j’ai très chaud. Je bois deux bières.
10 HEURES : il fait une chaleur infernale (7 degrés) et je fais remarquer gentiment au barman qu’il est arabe mais c’est pas une raison pour être si long à me servir une septième bière.
MIDI : après avoir entendu dire du mal de la France dans cette brasserie, je rentre chez moi, écœuré.
13 HEURES : mon concierge portugais me dit bonjour, je ne lui répond pas comme d’habitude.
14 HEURES : pendant que la choucroute cuit, je bois une mousse en écoutant du Wagner, puis je prépare une pétition afin de faire expulser le Noir du sixième, ainsi que le concierge portugais et toute sa famille, parce qu’il a fermé la porte de l’immeuble à dix heures cinq au lieu de dix heures.
15 HEURES : je reçoit un coup de fil anonyme qui me dit « Salaud, on aura ta peau ». Je suis sûr que c’est le Noir du sixième sur la porte duquel j’ai gravé une croix gammée à la hache. Je l’emmerde. Puis je mets mon manteau de cuir noir avant de me rendre chez le tatoueur.
16 HEURES : je rentre chez le tatoueur pour me faire un tatouage du Fürer sur l’omoplate droite. La séance commence mais au bout de cinq minutes, les douleurs sont intenables. Je serre les dents sur le goulot de ma canette, l’amour du Fürer demande beaucoup d’abnégation. Tout d’un coup, horreur ! Je m’aperçois que la chaîne que le tatoueur porte à son poignet est gravée de son nom : Lévy. Lévy ! J’ai du mal à contenir un cri de rage. L’aiguille me fait de plus en plus mal. Je suis torturé par un Juif ! J’ai mal, c’est long...Pourvu qu’il ne s’aperçoive pas de mon admiration pour les allemands.
18 HEURES : je ne peux plus bouger mon bras droit. Les douleurs sont insupportables. Je prends le métro. Dans un couloir un affiche d’Amnesty International provoque en moi une haine sanguinaire. Je sors mon gros feutre noir de ma poche pour exprimer ma rage mais j’ai du mal à écrire avec ma main gauche. Alors après avoir fait des pâtés sur l’affiche, j’arrête un passant et je lui demande gentiment de marquer dessus avec mon feutre : « mort aux juifs et aux bougnoules » Le type me demande en rigolant : bougnoules, ça prend deux « l » ? et paf : il me balance un coup de tatane dans les tibias.
19 HEURES : tombé à terre, j’ai mal partout. Une main charitable me porte secours. C’est la main d’un policier qui me demande ce qui se passe. Je lui dit : « j’ai empêché un salaud d’écrire des injures sur l’affiche » Il me répond : « vous n’êtes pas seul dans ce cas là, hélas! »
20 HEURES : je me traîne en boitant devant la Brasserie Munichoise. Je tombe sur la belle Elsa, ses cuissardes et son berger allemand. Elle me dit ; « ça fait longtemps que je t’ai pas vu. Tu montes? ». Je lui répond : « oui, j’ai besoin d’amour ».
20 HEURES 30 : je donne ma matraque à Elsa, je m’allonge sur son matelas sordide et je lui dit : « achève-moi, salope, ça va me détendre ». Elle retire son manteau de renard, elle n’a plus que ses cuissardes et son porte-jarretelles puis elle commence à m’écraser la gueule à coup de matraque. Je lui dit : « c’est bon, c’est bon ! Ça me fait du bien quand tu me fais du mal ! ». Elle me dit : « hein, t’aimes ça, salaud!, je lui répond : « oui, oui », puis, « dis à ton chien de mordre aussi! ».
21 HEURES : le chien ne m’a pas loupé. Je suis en lambeaux mais je n’ai jamais aussi bien fait l’amour de ma vie.
22 HEURES 5 : j’arrive à quatre pattes devant la porte de mon immeuble et elle est fermée ! J’ai oublié la clé, merde ! Et ce con de Portos qui a fermé à l’heure ! Fou de rage, je balance des coups de tatane dans la lourde mais il fait semblant de ne pas m’entendre, l’enflure !
MINUIT : Je tombe de fatigue et de sommeil et je me couche dans une poubelle après avoir vomi.
4 HEURES DU MAT : j’ai des frissons. J’entends la porte qui s’ouvre, c’est le Noir du sixième qui part au boulot. Je hurle : « Laissez la porte ouverte! », il me dit : « je ne réponds pas aux gens qui me parlent d’une poubelle », et paf ! Il me claque la porte au nez. Quel salaud ! Les gens de cette espèce-là, il faudrait s’en débarasser une bonne fois pour toutes. Il y a de plus en plus d’étranger dans le monde !
-
Dédicace aux fascistes de toutes les couleurs et aux cons de tout poil
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif ! l’huile sur le feu
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
"propager les épidémies devient rapidement un instrument des colonisations."
C’est comme la Peste Noire au Moyen-Age (...noire...) et la Grippe Espagnole en 1917 (...espagnole...).
Moi je vais me faire soigner au Maghreb et en Afrique, tout est gratuit, le materiel est tout neuf et le personnel tres qualifie. D’ailleurs, il y a des specialistes du Monde entier qui viennent sur le continent africain car ils savent que ces pays investissent beaucoup dans la recherche et la medecine pour tous.
En tout cas, votre article est tres interessant et va au fond du probleme : Le Sida, c’est la faute des autres.
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
Un site BBR a mis en lien cet article, ce qui explique les commentaires reçus jusqu’ici.
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
S’il s’agit d’écouter les survivants de la génération toxico, peut-être faut-il les écouter tous. Et aussi, ne pas plaquer a posteriori une seule analyse, une seule causalité sur leur histoire.
Dire que la colonisation, et ses suites est une partie du problème, c’est juste. En faire la grille principale d’analyse, ça me semble tout simplement faux et contradictoire avec ce que portait la jeunesse des quartiers et d’ailleurs dans ces années là, la domination qu’elle a subie, mais aussi ses rêves et ses révoltes.
Ce que cherchait à détruire le pouvoir dans ces années là, ce n’est pas seulement la lutte contre le racisme, contre les crimes policiers, mais aussi tout ce qui restait des utopies en actes des années 70, mais aussi cette révolte inconditionnelle contre toutes les formes d’oppression économique, sociale, religieuses, familiales. Dans cette révolte, se sont retrouvés des jeunes issus de l’immigration, mais aussi beaucoup de jeunes souchiens, comme vous dites , pourquoi pas, ça sonne pas si mal. Mais aussi beaucoup de ces moitié-moitié, moitié petits enfants de colonisés, moitié petits enfants de colon.
Génération du béton, génération sans mémoire, ni celle des luttes de ce pays, ni celles des luttes de leurs parents africains ou maghrébins. Génération laissée à elle même par les militants de partout, et dont la révolte a effectivement été brisée par tous les moyens nécessaires, de la répression à la came.
Ce que je n’aime pas, chez les Indigènes, c’est encore une fois cette construction a posteriori de l’Histoire par ceux qui ont les moyens intellectuels et matériels de l’écrire.
Si aujourd’hui la ségrégation et la racialisation de l’espace urbain sont achevées, il ne faudrait pas oublier que ce n’était pas le cas jusqu’à la fin des années 80 et même un peu au delà, et que les pauvres de toutes origines y vivaient ensemble. Que toute une génération a rejeté toute appartenance communautaire, et que ça chauffait autant à la maison pour ceux qui trainaient avec des Français que pour les français qui avaient des parents au Front ou au Pc d’ailleurs. Il ne s’agit pas de dire que les jeunes issus de l’immigration ne subissaient pas une oppression bien plus grande au niveau social et économique mais qu’il y a eu une tentative, un rêve d’y résister ensemble, à partir du grand néant idéologique , du désert des luttes collectives de ces années là.
J’ai pas l’impression que cette dimension là apparaisse dans ce texte, et pourtant elle est fondamentale, elle est un fait qu’on ne peut pas éluder sans réduire encore une fois les morts au silence.
Bien sûr on peut critiquer ce rêve commun, on peut même dire que les jeunes issus de l’immigration auraient mieux fait de se rattacher à leur histoire, auraient mieux fait de ne pas oublier, on peut aujourd’hui tenter une autre hypothèse.
Mais ça n’empêche pas qu’une génération de pauvres a lutté, a souffert, et a pris de plein fouet l’épidémie ensemble.
Maman souchienne, père indigène, et nique sa mère la réinsertion, de toute façon.
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
Enfin des propos qui tiennent la route ça devient si rare dans ces colonnes qu’il faut le souligner ...
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
enfin une réaction je suis de tout coeur avec vous. mais pensez au association qui joue le jeux du gouvernement car il sont pris dans le piége a sarko et il parle de nous beur coinfecté de la premiere vague. a quand ont réagira avec cohéence et arreterront’ils la réunionite de l’action vicerale ne serais pas un luxe aujourd’huit bendevals
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
Et en Afrique, vous auriez vécu combien de temps avec le SIDA ?
Vous croyez que l’on a voter pour récupérer des immigrés sidaïques ?
Ca vous arrive de dire merci , sales racistes africains ?
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
Je ne sais pas à qui s’adresse votre message, n’étant ni sale (je sors de la douche), ni raciste, et autant arabe qu’africain.
L’espérance de vie, sans médicaments antirétroviraux, une fois le sida déclaré est en moyenne de 10 mois.
Je ne sais pas pour qui vous avez voté, mais en tout cas avec Sarkozy nous sommes tous servis !
Quand il y aura des commentaires sérieux, je répondrais plus sérieusement.
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
la qualité des messages de vos forums sont édifiantes : rien à en tirer coté évolution des mentalités, alimenter les haines communautaristes nfera jamais avancer votre cause. mais votre cause il n’est pas sur que ce soit le sida. il est un pretexte à la colère c’est tout. quel gachis
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
Le sida n’est pas une cause, mais une maladie. Ce qui en fait une cause, c’est l’injustice et l’inégalité face à la maladie.
C’est pourquoi la colère face à l’injustice du sida est légitime.
Que des sites d’extrême-droite viennent polluer notre forum signifie simplement que le site est lu, y compris par des gens qui ne sont pas d’accord avec nous.
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
qu’est ce qui determine la difference entre cause et maladie et ce qu’on vit avec. la précarité dans laquelle vivent les malades en fait une cause et pas seulement pour les indigènes comme vous les appelez...fusent ils (ces indigenes) avoir des papiers en regle et les memes droits aux soins que tout un chacun les français vivent aussi la pauvreté liée au vih je ne crois pas salutaire de faire des divisions dans la precarité pas plus que dans la couleur. le sida est en lui meme l’amplificateur de toutes les inégalités sociales, raciales, et toutes ces peurs debiles qui n’ont pas fini d’exister. mais attaquer la société de biais au lieu de mettre en avant la seule chose qui ne soit pas attaquable par les racistes : la discrimination du sida
actup se perd dans l’homophobie vous dans la xenophobie a quand une assoce qui lutte vraiment contre le sida sans se perdre dans les communautarisme ? On attend...
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
...et comme tous le monde (ici) le sait : le SIDA a été inventé par les BLANCS pour tuer les noirs.
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
L’article Tracking the real genocide : AIDS, conspiracy or unnatural disaster? (malheureusement en anglais) reste l’analyse la plus pertinente pour démontrer qu’il n’y a pas besoin d’imaginer un complot dans l’origine du virus du sida pour comprendre pourquoi les plus pauvres et les plus foncés sont devenus les plus touchés. En France, nul besoin de théorie du complot, car le crime est connu mais pas assumé : la France est le dernier pays d’Europe a avoir levé l’interdiction sur les seringues propres, avec les conséquences que l’ont sait.
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
25 ans après la révolution opérée dans le domaine de la communication autour du sida, les Arabes et les Africains demeurent en France "des indigènes de l’information", sous-représentés dans la production d’information, d’une manière générale dans l’industrie du divertissement et de la culture, et d’une manière plus particulière dans les cercles de décision politique, pour l’évidente raison qu’ils sont difficilement perçus comme de producteurs de pensée et de programmes, alors que leur performance intellectuelle ne soufre la moindre contestation.. 50 ans ont passé pour commencer à purger le passif colonial, avec la triple reconnaissance de la France en 2001, de sa responsabilité tant à l’égard des Harkis, qu’à l’égard des anciens combattants d’Afrique noire....et que dire de madame la garde des sceaux d’origine maghrébine, Rachida Dati,et mademoiselle Rama Yadé, secrétaire aux droits de l’homme ? Nul doute mon cher Reda, que la recherche médicale, se fait au détrimens des indigènes du continent africain, utilisés en cobbaye pour satisfaire le confort des loboratoires américains....et que les Etats du nord participent à l’accès des trithérapies aux pays pauvres, avec une générosité étonnante....Attention aux médicaments interdits de prescription en France comme le Zerit,à cause de sa très haute toxicité ! de là à imaginer un complot ???? sources "Du bougnoule au sauvageon..voyage dans l’imaginaire français" De René Naba
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
-
Séropo et Indigène : Cocktail destructif !
