Skip to main content.

Alexandra et Nicolas | Femmes séropositives | Les médias parlent des familles vivant avec le VIH

Sida : le combat d’Alexandra

29 mars 2008 (La République (Pau))

1 pièce jointe | 1 Message | | Votez pour cet article

Témoignage. Séropositive depuis dix ans, elle monte une association de famille à Pau.

Mariée et maman de trois enfants, la jeune femme milite pour une prévention plus systématique de la maladie.

Alexandra, 29 ans est séropositive depuis dix ans, mais cela ne l’a pas empêcher d’être maman de trois enfants épargnés par la maladie t de croquer la vie. Elle est aujourd’hui décider à monter a Pau une association pour les familles touchées par le sida.

Elle a une pêche d’enfer, parle, parle, parle intarisable sur le message de prévention qu’elle veut faire passer. Alexandra dont nous tairons le nom pour protéger l’anonymat de ses enfants, est séropositive.

Contaminée il y a 10 ans, alors qu’elle est tout juste majeure, la jeune femme a pris le crochet droit à l’estomac. "Je faisais un banal bilan de santé à la sécu et, allez savoir pourquoi, j’ai cocher la case test HIV " se souvient-elle. " J’étais avec quelqu’un depuis plusieurs mois.

Nous avons fait le test du sida au début chacun de notre côté. Les résultats étaient négatifs. Mis je savais que mon ami allait voir ailleurs. "

Le 16 juin 1998, Alexandra reçoit le verdict de son bilan. "Je suis désolé, vous êtes séropositive", cette phrase signe pour elle la fin de l’insouciance.

"J’ai été contaminée par ce jeune homme. Ma premiére réaction, ça été de me dire que j’allais mourir, que je n’aurais jamais d’enfants. . . "

Trois comprimés par jour

Pour Alexandra commence alors la ronde des médecins. "J’ai débarquer en catastrophe chez mon médecin traitant qui me connaisser depuis toute petite. Il m’a dirigée vers le service d’infectiologie de l’hôpital où le service m’a cocoonée comme une deuxiéme famille, le psy, l’assistante sociale. Il m’a parlé de la villa relais Beît Rahat ".

La structure de l’avenue du Stade nautique abrite les personnes malades du sida. Elle y restera 3 mois. "Je me suis jetée à corps perdu dans la fête. Je voulais profiter du temps qui reste.

A la villa, il y avait des régles. Chacun avait sa chambre mais on prenait les repas en commun. Les autres avaient tous leurs piluliers avec 15 à 20 cachets de toutes les couleurs, une vraie boîtes à Smarties. "

La jeune femme obtient l’Allocation Adulte Handicapée et peut prendre un appartement. "Je n’ai que le VIH, pas d’hépatite ni rien. Je n’ais pas de signe extérieur de la maladie. Je suis vernie", dit elle. Les maladies opportunistes arrivent au bout de 10 ou 12 ans de sida, et encore sa dépend des personnes. Moi, sur 10 ans j’ai dû suive 3 ans de traitements, j’ai de la chance ".

Aujourd’hui, la jeune femme est sous trithérapie et avale chaque soir 3 comprimés. "C’est un peu contraignant mais je le supporte trés bien ". Il n’empêche, elle concède "se faire piquer tous les 3 mois " et chez elle, "un rhume banale va durer 15 jours ".

Affronter le regard des autres

"Ma charge virale est indetectable, j’ai le virus dans le sang mais il est caché. Le risque est moins fort mais il existe et la prévention est nécessaire ".

Mariée 2 fois, Alexandra n’a pas caché sa maladie à ses partenaires. Le sida ne l’a pas empêchée non plus d’être maman.

"J’ai dû suivre un protocole de soins pendant la grossesse et mes 3 enfants ont subi d’office 3 semaines de traitement à la naissance, aujourd’hui aucun des 3 n’a la maladie ".

Face aux préjugés que véhicule le sida , "au choix on accuse les homosexuels ou les étrangers ",

Alexandra s’est heurtée aux regard des autres.

"Beaucoup sont gentils par devant et trés cons par-derriére " résume-t’elle.

Les parents d’ Alexandra, eux, n’ont appris qu’il y a 10 jours la séropositivité de leur fille.

"J’ai gardé le secret pendant 10 ans, c’est long. Y en avait marre de chercher des mensonges quand j’avais pas la forme. Je n’ais pas envie de vivre cachée ", dit-elle.

Et aujourd’hui elle est bien décidée à témoigner, notamment en créant à Pau une association pour les familles touchées par le sida (lire plus bas).

"Faire témoigner les malades qui vivent le sida au quotidien auprés des jeunes, ça devrait être obligatoire ", conclut-elle

Une association en projet

Alexandra a découvert le Comité des Familles sur internet. Aujourd’hui, elle monte le dossier nécessaire à la création d’une antenne à Pau de cette association nationale.

"Le Comité des Famille est une association crée et géré par des familles vivant avec le virus du sida ", explique t’elle.

"A Pau en dehors de Aides, il n’y a pas d’association pour les familles. Nous avons un forum en ligne. Quand les gens se connectent, je me sens utile ".

Documents joints

Sida : le combat d’Alexandra (La République, 29 mars 2008) (PDF, 263.3 ko)

Forum de discussion: 1 Message