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Cameroun | Enfants concernés par le VIH

Transmission mère-enfant au Cameroun : 1800 enfants sous ARV sur les 43000 attendus

11 mars 2008 (La Nouvelle Expression (Cameroun))

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La prise en charge de l’enfant infecté par le vih reste encore complexe au Cameroun, 23 ans après la découverte des premiers cas. Conséquence, nombre de médecins, généralement des pédiatres, et infirmiers (dans la moindre mesure) consultent ces enfants et les traitent sans toutefois découvrir leur séropositivité. C’est d’ailleurs ce qui explique le gap observé entre les enfants sous traitement antirétroviral (Arv) et les autres. Dans le souci d’apporter une contribution à la solution de ce problème, la branche du Littoral de l’Association des femmes africaines face au sida (Swaa) organise, depuis hier, dans un hôtel de Douala, une formation des médecins à la prise en charge de l’enfant né de mère séropositive et de l’enfant infecté par le vih.

Cette formation s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des médecins qui interviennent dans la lutte contre le vih/sida en particulier, ceux qui, dans leurs activités quotidiennes, sont confrontés aux problèmes posés par les enfants infectés par le vih et dont le nombre est de plus en plus croissant. Quelque 30 médecins venus des secteurs privé et public de la ville assistent à cette formation qu’animent le Dr Ida Penda du Cta (Centre de traitement agréé) de l’hôpital du jour de Laquintinie et le Dr Patricia Fassinou-Ekouévi en provenance de la Côte d’Ivoire.

Cette formation, qui s’achève demain, tourne autour de la prévention et la transmission mère-enfant (Ptme) avec ses corollaires (le diagnostic et le traitement notamment) dont le but est, d’une part, de réduire cette transmission et assurer le support social des familles. D’autre part, la Ptme vise à augmenter l’accès aux Arv des enfants infectés par le virus du sida.

Hier, dans la matinée, les participants ont pu suivre des deux exposantes des généralités sur les modes de transmission. L’enfant est contaminé lors de la grossesse par voie placentaire, pendant l’accouchement en absorbant le liquide amiotique ou pendant l’allaitement maternel prolongé. Selon le Dr Ida Penda, tous les enfants nés de mère séropositive ne sont pas infectés, ceci dépend de certains facteurs. Au premier rang, l’on cite des facteurs viraux (charge virale élevée, sida avéré"), puis viennent les facteurs maternels (déficit immunitaire, Cd4 bas, primo-infection pendant la grossesse où ’allaitement), et les facteurs obstétricaux (accouchement par voie basse, rupture des membranes). L’allaitement est une source de contamination si la mère est victime des pathologies des seins notamment.

Les deux médecins ont également apporté des enseignements sur l’intervention chez la mère et l’enfant. Chez la mère, le Dr Patricia Fassinou-Ekouévi a insisté sur le dépistage qui est la porte d’entrée de la prise en charge. Elle a évoque tour à tour le bilan prénatal classique et infection à vih, la surveillance de la bonne croissance du foetus, la recherche de la prise en charge des infections pendant la grossesse, la vérification des vaccinations. De même, elle a demandé à ses confrères de tenir compte du consentement de la mère quant au mode d’accouchement (césarienne, par exemple).

En ce qui concerne le nouveau-né, l’intervention commence dès la naissance par certains gestes, les soins et son alimentation.

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