Bernard Hirschel | Contamination et prévention
Sida : un patient sous antirétroviraux efficaces pourrait ne pas transmettre le VIH
30 janvier 2008 (AFP)
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GENEVE (AFP) — Une personne contaminée par le VIH et bénéficiant d’une thérapie antirétrovirale efficace ne transmet pas le virus du sida au cours de rapports sexuels, a affirmé mercredi la Commission fédérale suisse du sida, qui s’appuie sur plusieurs études.
Si la thérapie a supprimé le virus dans le sang depuis au moins six mois et si elle est suivie rigoureusement par le patient, un couple sérodifférent (au sein duquel un des deux partenaires est contaminé par le VIH et l’autre pas) peut décider qu’il renonce aux mesures de protection pendant des rapports sexuels, a déclaré dans un communiqué la Commission, qui dépend de l’Office fédéral suisse de la santé publique.
La prévention du sida devient plus simple, mais aussi plus complexe !
Les personnes séropositives ne souffrant d’aucune autre MST et suivant un traitement antirétroviral efficace ne transmettent pas le VIH par voie sexuelle
Toutefois, le patient ne doit pas être atteint d’une autre infection sexuellement transmissible et le médecin traitant doit donner au préalable son feu vert à l’arrêt des mesures de protection, met en garde la Commission.
En France, le Conseil national du sida a réagi extrêmement prudemment, en jugeant que les données "restent trop préliminaires pour permettre des recommandations individuelles." Le groupe d’experts français va examiner ces études "dans le cadre de la mise à jour de ses recommandations en 2008", souligne le communiqué.
"Ces données proviennent de quatre études différentes", a expliqué le professeur Bernard Hirschel, responsable VIH-Sida des Hôpitaux universitaires de Genève et coauteur de l’étude.
Une recherche effectuée en Espagne entre 1990 et 2003 sur 393 couples hétérosexuels sérodifférents a montré qu’aucun des partenaires n’a été contaminé par une personne suivant un traitement antirétroviral, montre l’étude publiée dans le Bulletin des médecins suisses.
Au Brésil, 93 couples sérodifférents dont 41 partenaires séropositifs sous traitement antirétroviral ont été suivis par des chercheurs. Six personnes ont été contaminées, toutes étant liées à des partenaires ne suivant pas de traitement.
D’autres recherches en Ouganda et sur les femmes enceintes sont arrivées aux mêmes conclusions, a souligné le professeur Hirschel.
Dans un communiqué, l’association Act Up a mis en garde contre les discours "imprudents, triomphalistes ou désinvoltes" qui pourraient découler d’une interprétation erronée des déclarations des médecins suisses.
Pour Act Up, seul un faible nombre de personnes atteintes par le VIH sont concernées. "Cette annonce qui porte sur les couples sérodifférents ne concerne donc pas les 40% de malades sous traitement ayant une charge virale résiduelle malgré une bonne observance du traitement", considère Act Up.
Une déclaration s’opposant aux données relevées par le professeur Hirschel sur les patients suivis en Suisse : "si le traitement est bien conduit, pour plus de 80% des patients le virus disparaît dans le sang au bout de six mois maximum".
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Sida : un patient sous antirétroviraux efficaces pourrait ne pas transmettre le VIH
Les Suisses peuvent bien dire ce qu’ils veulent sur le taux de séropositifs disposant d’une charge virale indétectable sous traitements, les fait sont têtus.
http://www.sciencedirect.com/science ?_ob=ArticleURL&_udi=B6W71-4H0S1G3-6&_user=10&_rdoc=1&_fmt=&_orig=search&_sort=d&view=c&_acct=C000050221&_version=1&_urlVersion=0&_userid=10&md5=67b6a2f3b1db1494270f83992fd860a2
Cohorte Nadis : 6236 patients séropositifs suivis dans des CHU de France
The Nadis cohort : 6236 HIV-infected patients followed up in French university hospitals
R. Aghera, C. Duviviera, C. Katlamaa, Y. Gérardb, Y. Yazdanpanahb, E. Billaudc, T. Jovelinc, F. Raffic, P. Eneld, I. Poizot-Martind, P. Puglièsee, P. Dellamonicae, , , M. Baronef, L. Cuzinf, B. Marchouf and Le groupe Nadis aLa Pitié Salpêtrière, France bTourcoing, France cNantes, France dMarseille, France eNice, France fToulouse, France Received 20 June 2005 ; accepted 20 June 2005. Available online 31 August 2005.
Résumé
Objectifs. – Le dossier médical informatisé Nadis permet la constitution en temps réel d’une base de données des patients séropositifs pour le VIH pris en charge.
Méthode. – Les données concernant les patients pris en charge dans six centres hospitaliers universitaires français répartis sur le territoire sont analysées. Un contrôle de la qualité des données est réalisé régulièrement dans chaque centre.
Résultats. – La mise en commun des bases de données des six sites pilotes au 15 mars 2004 a permis de regrouper 6236 patients infectés par le VIH ayant eu au moins un contact avec le service dans l’année précédente. Parmi ceux ci, 29 % sont des femmes, 80 % étaient sous traitement au 15 mars 2004, 9 % en arrêt de traitement, 29 % présentaient une co-infection par un virus hépatotrope (B et/ou C), 57 % avaient une charge virale indétectable, 15 % des patients sous traitement avaient une situation immunologique ou virologique inquiétante, 358 ont été dépistés au cours de l’année 2003. Parmi ces « nouveaux patients » la proportion de femmes était de 35 %, les contaminations étaient d’origine sexuelle dans 80 % des cas, 45 % étaient sous traitement au 15 mars 2004.
Ces données récentes permettent d’approcher au mieux la réalité de la prise en charge des patients infectés par le VIH en France en 2004.
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Sida : un patient sous antirétroviraux efficaces pourrait ne pas transmettre le VIH
Tu sais, Saint Lénine buvait des bières à deux pas de l’hôpital universitaire à Genève où enseigne Hirschel.
Ton abstract ne prouve rien, ni qu’Act Up a raison, ni que Hirschel a tort.
La vraie question, c’est le mobile : pourquoi Act Up, qui a moralisé le débat sur le « bareback » chez les pédés, aurait du mal à accepter qu’un acte sexuel peut être protégé par autre chose qu’un préservatif, c’est-à-dire par les médicaments ?
Ensuite, il ne faut pas tout mélanger : entre barebackers qui revendiquent le droit de contaminer et des personnes qui revendiquent le droit de protéger celui ou celle qu’on aime en utilisant les médicaments au lieu du latex... il n’y a pas photo !
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Sida : un patient sous antirétroviraux efficaces pourrait ne pas transmettre le VIH
L’information est valable en Suisse, petite confédération hélvétique, un système de soins différent, beaucoup d’automédication...chez nous ça n’est pas si simple le contrôle des populations répondant aux normes curatives,indétectables...pour enfin se passer du sempiternel préservatif, (encore faudrait il accéder aux traitements correspondants aux individus selon leur spécificité virale, génétique...) Mon souci est que les malades aillent mieux avec les thérapies anti vih, vivent plus longtemps et protègent les personnes qu"ils" aiment...Remercions le courage du professeur Vernazza et Hirschel pour une info connue depuis une bonne dizaine d’années dans les milieux médicaux mais jamais divulguée au grand public ! L’interprétation n’est pas du tout la même pour une personne séronégative, si toutefois, un rapport non protégé était consenti, il est certain que celle ci avertie du "non risque" devra assumer les conséquences si toutefois elle s’était volontairement contaminée(mais c’est très rare oups jamais..)c’est écrit dans le bulletin officiel de la santé suisse...cette forme de dépénalisation de la transmission du vih devrait faire plaisir aux adeptes du bareback dans ce cas là, la mort de la capote c’est la fin du barebacker il faudra vivre dans la conformité hélas !
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Sida : un patient sous antirétroviraux efficaces pourrait ne pas transmettre le VIH
