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Un anti-rétroviral quotidien pourrait fortement réduire le sida en Afrique

19 septembre 2007 (AFP)

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CHICAGO, 19 septembre 2007 (AFP) — Généraliser la prise d’un anti-rétroviral quotidiennement pourrait réduire fortement la propagation du sida en Afrique sud-saharienne où l’épidémie bat son plein, selon une étude publiée mardi.

Cette recherche et ses conclusions sont basées sur des modèles mathématiques mis au point par des chercheurs de la faculté de médecine de Pittsburgh (Ohio, est) pour prédire l’impact sur la santé publique d’une pré-chimioprophylaxie (PrEP) utilisant des anti-rétroviraux comme prévention contre l’infection par le virus du sida (VIH).

Des cocktails d’anti-rétroviraux sont déjà utilisés pour traiter des séro-positifs afin d’éviter le développement de l’infection.

Selon ces modèles, une telle campagne de prophylaxie visant les groupes à plus haut risque pourrait potentiellement prévenir 3,2 millions de cas de sida en Afrique Sub-saharienne sur 10 ans.

Cette région est l’épicentre de l’épidémie de sida et compte près de 63% de la population mondiale infectée, soit au total quelque 22,4 millions d’adultes.

La stratégie PrEP s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle la transmission du VIH peut être réduite si le traitement anti-rétroviral débute avant qu’une personne ne soit en contact avec le virus.

Des études conduites sur des animaux montrent que la PrEP est une méthode efficace de prévention de l’infection et fait maintenant l’objet d’études sur des humains.

"Nous savons que les anti-rétroviraux pris peu après l’exposition au virus VIH peut réduire le risque d’infection", souligne le Dr Ume Abbas, professeur-assistant à l’école de médecine de l’université de Pittsburg et principal auteur de cette recherche publiée dans la Public Library of Science datée du 19 septembre.

Cette stratégie a aussi ses détracteurs qui font valoir qu’elle pourrait conduire les individus à avoir des comportements sexuels irresponsables comme le fait de ne plus prendre les précautions recommandées telles l’utilisation de préservatifs et de limiter le nombre de partenaires.

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