Charles-Catherine Claude | Enfants concernés par le VIH | Tribune libre
Péremption d’innocence
26 août 2007 (papamamanbebe.net)
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Petit Slam dédié à toutes les enfants victimes de la folie des adultes.
Dans une démocratie ou des démons crasseux
Avilissent des enfants ou en font un enjeu,
Le plus grand prédateur de l’enfance en danger
C’est son ogre social et son écran d’fumier.
Adolescents ou jeunes filles en fleurs
Massacrés dans le jardin des leurres
Bouquets de plaies, de bosses et d’entailles
Flétris au plus profond de leurs entrailles,
Au cœur desquelles rumine le chaos
Car, lorsque la chair est blessée
elle devient « chair d’assaut »…
Et nous, nous prions Dieu pour qu’il supplie le diable
De cesser le sabbat autour de leurs cartables.
Mais, attentats à la candeur ou obus sexuels
Larmes versées ou versions sataniques
L’enfance est scarifiée son moral au gothique.
Tandis que la sécurité érectionnelle
Bourrée de son Viagra émotionnel
Bien raide dans le vagin de nos peurs
Ensemence des prisons pour mineurs.
Mais n’oublions pas qu’la photo d’un enfant aux abois,
Porno ou anthropométrie, c’est un « cliché sous bois ».
Catherine
Forum de discussion: 3 Messages de forum
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Péremption d’innocence
c’est complètement réac et aux antipodes de tout ce en quoi je crois, mais c’est très bien écrit, alors je passe .....mais la protection de l’enfance est devenue l’oriflamme de la pensée castratrice, et ça, basta !
Un enfant est un futur adulte, lequel a aussi des droits et des espérances, et la sacralisation de l’enfance innocente commence à faire long feu, ou plutot, l’exploitation abusive des droits de l’enfant à d’autres fins que l’intéret de l’enfant commence à être un thème de discussion.
Pas le temps de pondre un poème maudit avec un chevalier noir en héros, pour contrer l’archange des limbes au secours des peaux de satin, mais bon ....ça sera pour un autre jour...
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Inutile guérison
Refusant de vivre dans un seul monde unique qui ne me convient pas, j’ai choisi de le partager et de me regrouper avec la dissidence. Je considère , parce que ça m’arrange, que le sida est vaincu. Du moins, j’ai élaboré mon discours utopique rationnel , j’ai tissé mes relations et conforté mon entourage, pour y croire, pour faire de ma croyance une réalité de plus en plus viable et tangible. Il m’a été facile de poursuivre avec conviction mon projet, et de ne pas céder à l’épouvante d’une erreur qui m’aurait été fatale, puisque j’ai été contaminé parce que j’ai refuse la capote en toute connaissance de cause, et en me préparant aux conséquences que cela représentaient. Pas de surprise, un défi à relever, un plan à organiser, à poursuivre, depuis le début. Le refus dela capote m’a semblé la seule solution pour éviter une terrible danger, qui n’est pas le VIH, auquel j’ai survécu, mais le monde actuel, cette espèce de désert glaciaire ou martien qui s’est substitué au monde qui m’a fait naitre , et que je ressusciterai, moi ou plutôt mes successeurs. Disons que l’autre solution, celle qui a hélas prévalu, qui agite la peur préventive, a abouti à l’horreur actuelle, or la politique préventive menée , sans résultat, n’était pas la seule possible. Dès le début, j’ai su que le nombre des malades serait insignifiant chez nous, et qu’il frapperait 100 fois plus les minorités et les perdants d’hier. Chose vérifiée, j’attends de pied ferme les imbéciles qui disent que le sida frappe tout le monde, comme on dit ! Mon masochisme chrétien est la cause de ma ruine apparente, mais je ne regrette rien. Ma philosophie personnelle, anti-chrétienne, s’est fait une alliée de circonstance avec le refus de la capote, pour des raisons philosophiques ou ma pensée rejoignait ma libido : le corps et le coeur réunit dans la même Résistance.
Hormis la victoire de la science sur le VIH, il n’y aurait plus que saleté du corps devenu dangeureux, ou sclérose morale avec la fidélité dévoyée en exclusivité et ordre patriarcal : c’est à dire les Dieux que je veux abattre et dont les gardiens sont aujourd’hui les messages de prévention multiformes, que je rejette d’où qu’ils viennent car aucun ne me conviendra jamais, et il y a d’autres alternatives, j’en suis la preuve vivante.
Donc dans un premier temps, j’ai considéré que la guérison contre le sida était la seule issue pour que je puisse avoir mieux qu’un avenir, un espoir. Eviter la prison du monde actuel. L’adversaire est alors clairement identifié : la prévention comportementale. Et j’enfonce le clou : là où il n’y a que de la prévention, il y a des millions de morts, là où il y a des médicaments, il n’y en a que des centaines. La prévention, ce n’est pas la capote, c’est le médicament, et franchement, heureusement !!! Il faut guérir , oublier le sida, brûler le VIH.
Guérir : en réalité, plus on espère la guérison , plus on se fourvoie , car on met la valeur dans la pureté, dans l’impossible qui n’arrivera pas. La seule idée tenable et efficace, c’est de rappeler, de montrer, que l’on vit malgré le VIH, très longtemps désormais, et que les séropositifs n’ont plus qu’un ennemi : ce sont les associations qui attaquent les labos privés en lieu et place des Etats à qui ils revient d’être solidaire, et les messages de prévention, qui sacrifient les malades pour une hypothétique necessité de sante publique.
Je suis séropositif parce que je refuse la capote. maintenant que je suis séropositif, je ne vais évidemment pas subir et la capote et le VIh. J’ai payé très cher le re droit à ne pas mettre de préso avec mes partenaires : le partage de cette engagement porte un nom qu’il faut répandre et faire connaitre : le bareback, phénomène de société, qui regroupe des individus réunis et qui constituent non pas une nouveauté mais la résistance des idées d’après guerre face aux idées anciennes exploitant les peurs ancestrales.
La pureté est inutile, la guérison est un piège .
Vaincre le sida, c’est la victoire de la race aryenne, c’est la même idée horrible de pureté et de peur du corps. Vivons malade très longtemps , je mourrai malade, parce que tout animal vivant sur terre n’est que le terrain de lutte entre une force vieillessante baignant dans un océan de virus, avec des victoires qui se finissent toute par une défaite finale. l’important n’est pas d’éradiquer un virus, mais de le controler : c’est déjà fait depuis 1995.
Le sida tue désormais 10 fois que les hépatites de 1985 ! Mais la qualité de la vie a disparu , à cause du discours préventionniste qui n’est qu’un blabla insupportable et "réactionnaire", totalement inactuel en regard de ce qu’est devenu le VIH, sous contrôle, et dont les gouvernements se moquent comme de l’an 40 avec beaucoup plus de discernement que les concierges effarouchées.
Pour les pays pauvres qui n’ont pas les traitements, leur seul espoir est d’en avoir. Tout ce qui freine la recherche et les investissements leur est nuisible : les associations préventives anti-sida et celles qui pointent les labos sont soit des gogos contre-productifs soit des bonnes soeurs qui n’ont aucune incidence politique.
