Rassemblements des familles pour survivre au sida
Émission du 28 août 2007 (n° 317)
28 août 2007 (survivreausida.net)
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À lire, à écouter cette semaine
- Notre reportage complet sur le premier Rassemblement des familles maghrébines et africaines solidaires pour survivre au sida
- Les étrangers touchés par le sida sortent de l’ombre : manifestation contre une maladie taboue chez les immigrés
- Bilan et compte-rendu : 2e rassemblement des familles immigrées solidaires pour survivre au sida
Le Comité des familles a été créé le 14 juin 2003 par des familles réunies à la Cité des 4000 à la Courneuve à l’occasion du premier Diwane (fête) des familles [1].
Un an plus tôt, des familles vivant avec le VIH étaient « sorties de l’ombre » pour organiser deux rassemblements publics, place de la Fontaine des Innocents au coeur de Paris. Dans les textes d’appel au rassemblement, ces familles déclaraient revendiquer l’égalité des droits face à la maladie, et vouloir démontrer leur volonté d’« en finir avec la honte et le silence de l’injustice de l’épidémie ».
Rassemblements des familles pour survivre au sida
Les familles fondatrices du Comité se sont connues par le biais de l’émission hebdomadaire de radio Survivre au sida (ex-Migrants contre le sida), qui informe et donne la parole aux séropositifs depuis octobre 1995, date de l’arrivée des trithérapies et des preuves de l’efficacité de la politique de réduction des risques pour les usagers de drogue.
L’émission du 28 mai 2002 [2], juste après le premier Rassemblement, est rediffusée aujourd’hui pour tous ceux et celles qui souhaitent mieux comprendre la mobilisation qui a débouché sur la création du Comité des familles.
Pendant le mois d’août, l’émission Survivre au sida fête la mobilisation des familles vivant avec le VIH
Depuis la création du Comité des familles en 2003, la mobilisation des familles concernées par le VIH prend de l’ampleur.
Année après année, des événements organisés par le Comité rassemblent chaque fois plus de monde pour célébrer notre volonté de vivre, d’aimer et de lutter face à l’injustice de la maladie du sida, ici et partout dans le monde.
Pour célébrer cette mobilisation, Survivre au sida rediffuse une sélection des émissions réalisées après quelques uns des temps forts de cette mobilisation.
Notes
[1] Lire et écouter Premier Diwane (fête) des familles vivant avec le VIH (14 juin 2003).
[2] Lire et écouter Émission du 28 mai 2002 (n° 143).
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Expulsion du local d’AC ! par la Mairie de Paris
Expulsion du local d’AC ! par la Mairie de Paris : cachez ces pauvres que la gauche ne veut pas voir jeudi 30 août 2007, par AC !
Ce matin, 30 août 2007, d’importantes forces de police ont expulsé le local d’AC !, au 23, bis rue Mathis dans le 19ème arrondissement.
Ce petit local appartient à la SIEMP, une des sociétés immobilières de la Ville de Paris, présidée par Fabienne Giboudeaux (Les Verts).
Après deux ans de lutte, la gauche parisienne place donc la rentrée des précaires sous le signe de la répression. Un signal fort en ce début de campagne municipale : malheur à ceux qui ne se satisfont pas d’une politique sociale qui se résume à Vélib et à Paris Plage.
Depuis plus de trois ans, au 23 bis rue Mathis, des permanences hebdomadaires accueillaient les précaires de tous statuts : chômeurs, travailleurs pauvres, SDF, confrontés à des problèmes de survie quotidiens et multiples : coupures d’électricités, radiations de l’ANPE ou suspension du RMI, accès impossible aux services sociaux, trop perçus CAF ou ASSEDIC.
Si la politique de l’Etat et de l’UNEDIC explique certaines de ces difficultés, beaucoup d’autres sont évidemment du ressort des élus parisiens, d’autant plus que la Ville a à la fois les compétences d’une municipalité et celles d’un département.
A qui la faute si les services sociaux sont surchargés, notamment dans les quartiers pauvres, au point qu’en cas d’urgence sociale, le déblocage d’une aide financière de quelques dizaines d’euros prend souvent plusieurs semaines, à qui la faute si la simple obtention d’un rendez vous avec un travailleur social prend souvent le même temps ?
A qui la faute si l’insertion professionnelle à Paris se résume à la multiplication des contrats précaires, comme le Contrat d’Avenir, avec des salaires dérisoires qui ne permettent même pas d’accéder aux droits fondamentaux, dans une ville où tout est plus cher qu’ailleurs ?
A qui la faute si le contrôle, les suspensions de RMI se multiplient, si les allocataires sont envoyés dans des boites de reclassement privées au coût astronomique et à l’efficacité douteuse (comme Patrick Devedjian dans les Hauts de Seine, Bertrand Delanoë a ainsi choisi de faire appel à Ingeus) ?
La responsabilité des élus Socialistes, Verts et Communistes est évidemment écrasante, surtout dans un département riche où aucun problème de budget ne peut être soulevé : en six ans, l’équipe gauche plurielle aurait pu choisir d’améliorer les conditions de vie des Parisiens pauvres, aurait pu, en commençant par ses propres services, créer autre chose que des emplois précaires et sous-payés.
En lieu et place, face à ces critiques concrètes qui se traduisent effectivement au quotidien par de nombreuses actions, notamment d’occupation et d’interpellation des élus parisiens, la Ville de Paris a tenté d’instaurer la même forme de clientèlisme tant reprochée à ses prédécesseurs de droite.
Ainsi en ce qui nous concerne, lors des négociations avec le cabinet Delanoë et de nombreux élus Verts, comme Mylène Stambouli ou le président du groupe René Dutrey, c’est toujours les mêmes propositions qui nous ont été faites : tout était possible, un local, voire même une subvention pour en payer le loyer, à une seule condition : renoncer à une partie de nos activités, celles qui concernaient la critique en actes de la politique sociale parisienne. Concrètement, cela signifiait fermer nos portes à tous ceux qui en sont victimes.
Notre raison d’être, c’est la lutte contre la misère et la précarité sous toutes ses formes, et quelle que soit la couleur politique des responsables qui l’entretiennent. Si un local et des moyens financiers sont évidemment des outils précieux et nécessaires, l’expérience des luttes auxquelles a participé AC ! ces dix dernières années montre aussi qu’il y d’autres façons de les obtenir que renoncer à une indépendance totale vis-à-vis des élus, seule garante d’une résistance efficace.
Malgré l’expulsion, et parce que celle-ci comme bien d’autres augure d’une rentrée difficile pour les précaires, nos activités continuent : nos permanences hebdomadaires se tiendront provisoirement devant le local expulsé, le site internet sera toujours alimenté par nos expériences, celles des précaires et des agents qui nous contactent, nous interviendrons collectivement partout où cela est nécessaire, nous rappellerons à tous ceux qui décident et mettent en œuvre des politiques de contrôle, de restriction des droits et des choix des précaires que nous sommes nombreux à ne pas avoir l’intention de crever en silence ou d’accepter tout et n’importe quoi…
Avec ou sans local, la lutte continue !
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Émission du 28 août 2007 (n° 317)
salut a tous moi je suis africaine, ya 5mois je suis en france et je suis séropo ,je voudrai rester en france pour pouvoir bénéficié un suivi médical , je voudrai savoir si je peu bénéficié un titre de séjour pour étanger malade toute ma famille vie en france ,pays gabon merci
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Émission du 28 août 2007 (n° 317)
Bonjour à tous,
MA MERE A VECU 28 ANS EN FRANCE PUIS EST REPARTIE EN ALGERIE.ELLE PERCOIT UNE REVERSION DE LA RETRAITE FRANCAISE DE MON PERE QUI EST DECEDE. EN JUIN 2007,ELLE EST VENUE EN FRANCE EN TOURISTE ; APRES SON ARRIVEE, ELLE A ETE HOSPITALISEE EN URGENCE POUR UNE QUESTION VITALE.
ELLE A ETE HOSPITALISE PLUS D’UN MOIS A L’HOPITAL ET AUJOURD’HUI LE TRESOR PUBLIC ME RECLAME LA SOMME DE 60 000 EUROS CAR JE SUIS SON FILS ( DEBITEURS ALIMENTAIRE). JE NE PEUX PAS PAYER CETTE SOMME.
IL EXISTE UNE CONVENTION ENTRE LA FRANCE ET L’ALGERIE QUI PREVOIT UN PROTECTION SOCIALE POUR LES RETRAITES DE FRANCE. IL EXISTE EGALEMENT UNE LOI QUI COUVRE L’ETRANGER EN CAS DE SOINS VITAUX.
EST CE QUE QUELQU’UN PEU M’ APPORTER DES ELEMENTS DE REPONSE. J’AI TOUT ESSAYER ALORS SI VOUS CONNAISSEZ D’AUTRES SOLUTIONS MERCI DE ME LES EXPLIQUER.
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Afrique du SUD : Le gouvernement rappelle 20 millions de préservatifs
Les préservatifs potentiellement défectueux avaient été distribués dans le cadre d’un programme gouvernemental de santé publique. L’Afrique du Sud est le deuxième pays du monde, derrière l’Inde, pour le nombre de patients atteints du virus du sida.
le 28/08/2007 - 09h53Le gouvernement sud-africain a ordonné lundi le rappel de 20 millions de préservatifs après la découverte de fraudes dans la délivrance de certificats de qualité pour des contraceptifs défectueux. Les préservatifs de marque Zalatex, délivrés dans le cadre d’un programme de distribution gouvernemental, ont été rappelés "par mesure de précaution, afin de garantir la sécurité du public", a indiqué le ministère de la Santé.
"Le département de la santé a déjà isolé presque 3,6 millions de préservatifs produits par cette compagnie", précise le ministère, qui "exhorte le public et tous les partenaires impliqués dans le programme de distribution à rapporter ces préservatifs dans les points de vente les plus proches". Un responsable du Bureau sud africain des normes (SABS) a été inculpé dans cette affaire. Il est soupçonné d’avoir accepté de délivrer des certificats de qualité à des produits défectueux en échange de pot-de-vin.
Zalatex et le fabriquant de préservatifs Latex Surgical Products (LSP) avaient été désignés par le gouvernement pour fournir environ 80 millions de préservatifs. L’Afrique du Sud est le deuxième pays du monde, derrière l’Inde, pour le nombre de patients atteints du virus du sida, soit environ cinq millions de personnes sur les 48 millions d’habitants du pays.
