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Séniors séropositifs

Le VIH et le vieillissement

3 août 2007 (AIDSmap)

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Grâce au traitement puissant conte le VIH, de plus en plus de personnes séropositives peuvent contempler la vieillesse. Pour cette raison, les chercheurs ont remarqué le vieillissement général de la population séropositive, ce qui est en partie due à une combinaison de survie plus longue chez les personnes séropositives et à un nombre plus élevé de diagnostics chez les plus de 50 ans.

Alors que les maladies caractéristiques du SIDA perdent de l’importance comme cause de maladies et de décès chez les personnes séropositives, les médecins reportent leur attention sur l’impact probable des maladies traditionnelles de la vieillesse chez les personnes séropositives comme : les maladies cardiovasculaires, le cancer et la démence.

Le professeur Brian Gazzard de l’hôpital londonien Chelsea & Westminster a abordé ces questions au cours d’une séance plénière de la conférence. Il a dit aux délégués que de nombreux changements immunologiques observés chez les séropositifs se produisaient également pendant la vieillesse.

En ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, le professeur Gazzard a déclaré que les gènes d’un individu représentaient le facteur le plus important dans la détermination des risques, et que le deuxième facteur était la tabagie. Bien qu’il y ait des indices liant le traitement aux inhibiteurs de protéase à un risque accru de maladie cardiovasculaire, le professeur Gazzard a insisté qu’en fait, le traitement contre le VIH réduit le risque de maladie cardiaque chez les personnes séropositives.

Les personnes séropositives semblent être davantage vulnérables à certains cancers non caractéristiques du SIDA. Le risque de ces cancers semble être plus élevé chez les personnes dont le taux de CD4 est descendu à un niveau très bas avant le début du traitement anti-VIH, indication qui soutient l’initiation du traitement contre le VIH de bonne heure.

Le professeur Gazzard a dit à la conférence, que le VIH peut être responsable dans le cerveau d’un changement au niveau cellulaire qui augmente le risque de démence. On a également suggéré que le VIH agit sur le cerveau de façon similaire à la maladie d’Alzheimer, ce qui augmente le risque de cette maladie chez l’individu séropositif.