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Hommes séropositifs

Congrès Désir d’enfant et VIH : Infections virales et appareil génital masculin

2 août 2007 (Congrès Désir d’enfant et VIH)

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Voir en ligne : Infections virales et appareil génital masculin (Madame Nathalie DEJUCQ RAINSFORD PhD)

Les infections virales du tractus génital masculin peuvent avoir des conséquences extrêmement graves en terme de santé publique, comme cela a été illustré ces dernières années avec la pandémie du SIDA. La transmission par le sperme de virus tels que le virus de l’hépatite B (VHB), le virus humain des leucémies et lymphomes à cellules T (HTLV-I), le cytomégalovirus (CMV), les virus Herpes Simplex (HSV) et les papillomavirus (HPV) est bien établie. Outre le problème majeur de la dissémination de ces virus par voie sexuelle, leur présence dans le sperme soulève de nombreuses questions quant à l’utilisation en procréation médicalement assistée (PMA) de gamètes d’hommes infectés. Ainsi pour le CMV qui, avec une prévalence d’environ 50% dans la population masculine et féminine, représente le principal agent responsable d’infection virale congénitale et de malformation fœtale, la décision d’exclure tout (Grande-Bretagne) ou partie (France) des spermes de donneurs séropositifs suscite des polémiques qui témoignent de la limite de nos connaissances. Plus récemment, alors que la transmission sexuelle du virus de l’hépatite C (VHC) semble représenter un risque mineur, la détection du virus dans le sperme a soulevé le problème de la stratégie à adopter pour la PMA chez les couples sérodifférents.

Les techniques utilisées en PMA permettent en principe la purification des spermatozoïdes du liquide séminal et des autres cellules spermatiques (leucocytes, cellules germinales immatures, cellules épithéliales desquamées...) ou l’isolement de cellules germinales à partir du testicule ou de l’épididyme. La question clé concernant l’ensemble des virus contaminant le tractus génital masculin est donc la nature des interactions entre ces virus et les spermatozoïdes ou des cellules germinales moins différenciées (spermatides rondes/spermatides âgées). Or, la rareté des données concernant le type de cellules infectées dans le sperme et/ou susceptibles de transmettre le virus ainsi que la méconnaissance des sources productrices de virus dans le tractus génital masculin ne permet pas de répondre avec certitude à cette question pour la plupart des agents infectieux, à l’exception d’un petit nombre de virus pour lesquels l’association avec les spermatozoïdes semble exclue (cas du HTLV-I et du VHC). Le faible nombre d’études publiées sur les interactions entre les virus et l’appareil génital masculin conduit à des carences de connaissances dans les domaines de l’étiologie virale de certaines stérilités ou de cancers génitaux comme le cancer testiculaire, qui, bien que rare, demeure le principal cancer de l’homme jeune. Nous discuterons lors de cette présentation des interactions virus/ spermatozoïdes-cellules germinales et de leurs implications éventuelles dans l’infertilité. Nous aborderons également le problème de l’origine du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) dans le sperme et nous évoquerons dans ce contexte la notion de tractus génital masculin en tant que réservoir viral.

Madame Nathalie DEJUCQ RAINSFORD PhD

Bibliographie

Dejucq, N. and B. Jegou (2001). "Viruses in the mammalian male genital tract and their effects on the reproductive system." Microbiol Mol Biol Rev 65(2) : 208-231.

Dejucq-Rainsford, N. and B. Jégou (2004). "Viruses in semen and male genital tissues : consequences for the reproductive system and therapeutic perspectives." Current Pharmaceutical Design 10(5) : 557-575.

Documents joints

Infections virales et appareil génital masculin (PowerPoint, 994.5 ko)