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Essais cliniques et recherche fondamentale | Jean-François Delfraissy | Vaccin préventif

Essais de vaccins préventifs contre le sida : appel à volontaires en France

30 novembre 2006 (AFP)

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Voir en ligne : Site des essais de vaccins preeventifs contre le sida

Un appel à volontaires a été lancé mercredi en France pour participer à des essais de vaccin préventif contre le VIH qui doivent s’effectuer en association avec d’autres équipes européennes et dont le premier démarrera au premier semestre 2007.

Ces essais, destinés à vérifier la bonne tolérance de vaccins expérimentaux et leur capacité à susciter une réaction immunitaire, nécessitent la participation d’environ 200 volontaires âgés de 21 à 54 ans, séronégatifs, en bonne santé et motivés.

Lors de l’essai de la préparation vaccinale par l’Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS), à la fois en France et aux États-Unis, l’apparition fin 2004 d’une maladie neurologique chez un patient américain avait entrainé la suspension de l’essai pendant près d’un an en France aussi.

Il s’agissait d’un « volontaire professionnel ayant reçu avant une série de thérapeutiques immunorégulatrices » lors d’autres essais, a rappelé le directeur de l’Agence Jean-François Delfraissy. D’où la difficulté à analyser si l’effet secondaire était dû à ces autres essais ou à la préparation de « Vac 18 ».

L’Agence française du médicament avait autorisé la reprise de Vac 18 voici un an, l’analyse du dossier médical du volontaire américain n’ayant pas permis d’attribuer directement à ce vaccin expérimental les effets secondaires rapportés.

La stratégie vaccinale repose sur l’association de fragments de protéines (peptides) du virus du sida, synthétisées en laboratoires, avec des lipides (matière grasse) destinés à favoriser leur pénétration dans les cellules immunitaires, d’où le terme de lipopeptide.

Lors des précédents essais avec ces lipopeptides, une réponse immunitaire s’appuyant sur différents types de globules blancs (cellules mémoire CD4 et lymphocytes CD8) a pu être constatée chez 50% à 60% des volontaires, a rappelé le Pr Delfraissy.

Mais pour un vaccin, il faudrait « passer à 90 à 95% ». D’où, dit-il, l’idée de combiner la technique de l’ANRS avec des outils vaccinaux (vaccin à ADN et vaccin à virus recombinant) mis au point par d’autres équipes. Les candidats-vaccins de l’ANRS pourraient notamment servir d’injections de rappel, en association avec les autres types de vaccins expérimentaux.

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