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Contraception et prévention | Droits des femmes

Avortement et contraception : le 18 novembre contre les fous de Dieu

16 novembre 2006 (No Pasaran)

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Voir en ligne : Avortement, contraception, libre et gratuit !

Le 18 novembre, dans près d’une trentaine de ville les anti-avortements veulent manifester à l’occasion de l’anniversaire des 20 ans de l’association SOS Tout-petits. A cette occasion, de nombreux groupes dont le Scalp/No Pasaran organisent des manifestations pour réaffirmer la nécessité de se battre pour l’avortement et la contraception libre et gratuit.

Alors que l’Interruption Volontaire de Grossesse est légal en France depuis 1975, le lobbies « pro-vie » soutenu par les extrêmes droites et le Vatican est présent dans de nombreux pays. En France, il prend le nom d’SOS Tout- petits.

Cette association, présidé par Xavier Dor, créateur des commandos anti-ivg dans les années 1980, organise depuis plusieurs années des réunions de prières, notamment à Lyon, devant l’Hôtel Dieu où sont pratiqué les IVG. Brandissant des photos de foetus avortés, arrosant le trottoir d’eau bénite, pour tenter selon leur dire de « rechristianiser une société en pleine désintégration morale. » Le 18 novembre pour ses 20 ans, SOS Tout-petits compte se réunir à nouveau devant l’Hôtel Dieu.

Face à ces intégristes, nous devons réaffirmer que l’IVG est un droit fondamental. Le corps d’une femme n’appartient qu’à elle-même. C’est donc à elle seule que doit revenir la décision de poursuivre ou d’interrompre sa grossesse. L’avortement est pratiqué depuis toujours et sur toute la planète, le plus souvent clandestinement et dans des conditions sanitaires exécrables.

Actuellement dans le monde une femme meurt toutes les 6 minutes suite à un avortement clandestin alors que l’IVG est une intervention bénigne. Et les anti-IVG crient au « génocide » d’embryons alors que 80 000 femmes par an meurent dans d’horribles souffrances à cause de l’interdition d’avorter.

En France, la lutte n’est pas achevée même si l’avortement est légalisé. Près de la moitié des hôpitaux publics ne le pratiquent pas et le nombre de médecins formés à l’IVG ne cesse de décroître. Chaque année, environ 5000 femmes dépassent le délais légal à cause du manque de place dans les hôpitaux français et doivent avorter à l’étranger.

L’IVG médicamenteuse, délivrable depuis 2004 par les médecins libéraux sert de prétexte à la limitation croissante des IVG dans les hôpitaux et se déroule sans accompagnement ce qui s’avère souvent traumatisant. De plus, au vu du manque de disponibilité des hôpitaux publics, 36% des avortements ont lieu dans des cliniques privées, qui pratiquent très couramment des dépassements d’honoraires.

L’IVG n’est qu’un dernier recours et il faut développer le plus possible la contraception. Pour l’instant, elle n’est ni libre et gratuite. Il existe de nombreux moyens contraceptifs différents (préservatifs féminin, diaphragme, stérilet, etc...) de quoi trouver des solutions pour chacun-e, or seulement 2 d’entres eux sont présentés au grand public (pilule, préservatif masculin). Seul certaines pilules sont remboursées et les nombreuses femmes qui ne les supportent pas sont contraintes de payer leur traitement.

Tous les autres moyens contraceptifs ne sont pas remboursés, et sont même parfois introuvables en France. Enfin, même si la contraception était développée a son maximum l’accès à l’IVG serai toujours nécessaire. Les différents contraceptifs ne sont pas fiable a 100% et quand bien même ils le seraient, nous devons nous accorder a tou-te-s le droit à l’erreur.

La sexualité ne doit pas être qu’une affaire de reproduction, elle doit être le domaine du plaisir et non celui de la soumission et de la souffrance.

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