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Charles-Catherine Claude | Effets indésirables | Femmes séropositives | Tribune libre

Prise en charge de sa vie : médecins, médicaments et santé

28 avril 2006 (papamamanbebe.net)

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J’ai reçu de nombreux appels ces deux dernières semaines en réaction, après mon intervention radiophonique dans l’émission « Survivre au sida » sur 106.3 (FPP), il y une quinzaine de jours à propos de la gestion des effets secondaires liés aux traitements rétro viraux, par des moyens naturels [1].

Avant toute chose, je tiens à préciser que mon propos n’a rien de médical, ni de « scientifiquement prouvé » selon la formule consacrée par nos médecins et annonceurs publicitaires . C’est juste le fruit de d’une approche différente et personnelle de la maladie, de sa quintessence positive sur ma personne et celle de ma fille. J’ajoute que lorsque qu’elle vivait avec moi je lui faisais partager mon expérience et qu’aujourd’hui c’est une jolie jeune femme qui vit une vie comme toutes les jeunes femmes de son âge.

Avan de me lancer dans cette aventure personnelle, il m’a fallu faire des choix radicaux tels que : choix de vivre, de subir ou de mourir sans me battre. j’ai opté pour la première solution, parce que j’avais ma fille d’abord, puis parce que mes deux fils sont en prison et qu’ils ont besoin de moi. En outre en parralèle il était important que je le fasse également pour moi.

Je précise que rien a été aussi simple que je l’écris, car pour livrer une telle bataille il faut avoir les moyens de sa politique, en terme d’énergie, de soutien familial, amical et financier. Aujourd’hui nous le savons la précarité tue bien plus, à mon sens, que le sida à proprement parler.

Donc, dans un premier temps je me suis documentée sur le sujet afin de parfaire mes connaissances médicales sans tomber dans l’excés.

Dés le début, j’ai pris le parti de me positionner par rapport au corps médical, c’est à dire qu’ils acceptent d’entendre ce que j’avais à leur dire et ce que mon corps leur racontait.

Lorsque qu’il m’arrivait de tomber sur des prétentieux, je leur demandais ce que le corps médical pensaient avoir de plus, que des plombiers, des avocats ou des serruriers qui en leurs rangs possèdent des très doués, des moins bons, des nuls et même des charlatans. Ce qui ne leur plaisait évidemment pas du tout mais bon…ils redescendaient de leur nuage c’était le but recherché ! ! Ensuite, j’ai troqué mon professeur surbooké, contre une toubib efficace tant sur le plan humain que sur le plan purement médical, avec une capacité et une volonté d’écoute énorme ainsi que de disponibilité (très difficile) optimale. Je me suis mise à « choisir » avec elle ce qui me conviendrait le mieux. Elle a accepté d’écouter mes doléances, que je suive mon « instinct » lorsque que je refusais telle ou telle thérapeutique.

Pas une fois elle n’a quitté son éthique de médecin, tout en étayant le soutien médical du poids de ses conseils éclairés.

J’ajoute que c’est une toubib qui donne son numéro de portable à ses patients dés la première consultation, afin que ceux (celles) ci puissent la joindre rapidement en cas de problème majeur. C’est pourquoi j’ai tenu à ce qu’un journaliste de France culture, vienne l’enregistrer dans le cadre d’une émission sur le sida, que nous faisions ensemble, afin que d’autres malades et autres toubibs s’enrichissent de cette expérience.

Dans un deuxième temps j’ai changé radicalement ma façon de me nourrir, ce qui est le premier médicament, appelé par les nathuropates « médicaliment ».3 J’ai également changé radicalement mon hygiène de vie.

Arrêt total du tabac alors que j’étais une cheminée en terme de fumée, arrêté l’alcool ce qui a été facile car je n’ai jamais vraiment bu, ainsi que tous ces boulets, que je me traînais depuis des années. J’ai appris les techniques de respiration conscientes, la relaxation, la visualisation, la phytothérapie (un peu) l’aromathérapie (pas mal) et comme constante : le sport, qui est à mon sens, l’une des premières réponses thérapeutiques à la migration des graisses introduite par les ARV, ainsi qu’à l’oxygénation de nos cellules, au bien être mental induit par sa pratique, à l’issue d’une séance complète.

Je crois qu’il est très important de prendre sa vie ou son destin médical en main, en refusant de se laisser enfermer dans un discours de CD4 et de CHARGE VIRALE, car, même si ces dernières sont extrêmement importantes, elle ne doivent pas occulter le fait que vous vous sentez mal, ou en désaccord avec votre médecin, parce que vous sentez que vous ne supportez plus telle ou telle molécule, à cause des diarrhées, des vomissements, des maux de têtes ou de nausées récurentes qu’elle provoque. Il faut imposer votre point de vue dans une consultation, si vous vous sentez prêt (e) à le faire et vous tenir au courant des avancées médicales en venant sur le site ou dans des assos spécialisées sur le sujet, pour y chercher infos et témoignages pour ceux, qui ne peuvent ou ne veulent pas s’imposer dans une consultation, parce qu’ils (elles) n’en n’ont pas les moyens.

Je pense qu’il serait bon de réfléchir tous ensemble, à la meilleure façon de les soutenir dans le cadre d’une dédramatisation de la consultation et de la maladie.

Très prochainement après réunion avec le Comité des familles pour survivre au sida, je ferais un petit tour des recettes les plus simples à appliquer au quotidien, afin d’ alléger les effets secondaires et autres désagréments, liés à la prise de médicaments ainsi que d’autres petits « trucs » pour s’aérer la vie et l’horizon..

A bientôt.

Catherine

Notes

[1] Lire et écouter Forum des auditeurs : Catherine donne ses conseils pour s’occuper de la santé de son foie. Catherine est aussi intervenue dans l’émission sur d’autres sujets, Où est Line Renaud ? Catherine, séropo depuis 24 ans, veut aider les femmes sortantes de prison et Point de vue de Catherine, mère séropo qui milite contre la prison, face à la criminalisation des séropositifs.

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