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Chine | Fête des Amoureux | Sexe et sexualité

Les Chinois adeptes de l’amour libre

31 janvier 2006 (Courrier international)

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"Trente ans après Mao, l’amour libre fleurit en Chine", note Time Asia. L’hebdomadaire raconte l’histoire de Li Li, une ancienne journaliste de 27 ans, qui a créé un blog dans lequel elle reconnaît avoir eu plus de 100 amants et son penchant pour les orgies. Les quelque 50 000 personnes qui s’y sont connectées, ont fait exploser le serveur.

La liberté sexuelle est un concept nouveau en Chine, où pendant des décennies la vie privée des citoyens était dirigée par le Parti. Pour se marier ou encore pour avoir le droit d’utiliser un contraceptif, des autorisations étaient nécessaires. Aujourd’hui, 70 % des habitants de Pékin reconnaissent qu’ils ont eu des relations sexuelles avant le mariage ; ils étaient 15,5 % en 1989.

Cette nouvelle révolution chinoise profite à l’industrie, les boutiques de lingerie prolifèrent dans les grandes villes et le festival de la culture du sexe qui s’est tenu à Canton en novembre dernier, a attiré plus de 50 000 visiteurs, désireux de se procurer les tout derniers gadgets érotiques, dont 70 % sont fabriqués en Chine.

Mais l’actuelle libération sexuelle a aussi des effets pervers, car bien que l’éducation sexuelle soit obligatoire dans les collèges, "de nombreux enseignants parmi les plus âgés sont très embarrassés et n’hésitent pas à arracher les pages qui concernent la sexualité dans les livres scolaires", rapporte le magazine. Et un nombre croissant de femmes célibataires tombent enceintes, faute d’informations sur le contrôle des naissances, dans un pays où les mères célibataires sont toujours taboues. 65 % des femmes qui ont subi un avortement en 2004 à Shanghai étaient célibataires, contre 25 % en 1999. En outre, on note une explosion des maladies sexuellement transmissibles et du sida qui touche de plus en plus de jeunes entre 15 à 24 ans.

"Des bordels à peine déguisés en salons de beauté voient le jour un peu partout. Enfin, certaines banlieues sont surnommées ’villages de concubines’, à cause de la forte concentration de maîtresses qui y habitent", raconte encore Time Asia.