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Des familles de banlieue touchées par le VIH fêtent leur « résistance »

9 décembre 2005 (AFP)

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BOBIGNY, 9 déc 2005 (AFP) - Des familles d’Ile-de-France concernées par le VIH (virus du sida) se retrouveront dimanche à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) autour d’un repas pour "fêter leur résistance à l’injustice de la maladie", ont annoncé vendredi les organisateurs.

Ce "diwane" (fête) est organisé par le Comité des familles pour survivre au Sida, créé en juin 2003 autour de mères de la cité des 4000 à La Courneuve. Le comité réunit aujourd’hui 200 familles de la région parisienne, selon Reda Sadki, son président.

"Ce sera une occasion festive pour montrer que nous sommes fiers d’avoir survécu à l’épidémie", explique M. Sadki, pour qui "les familles des quartiers pauvres des banlieues ont payé un lourd tribut au sida".

"Il y a véritablement un sida du riche et un sida du pauvre, un sida du Marais et un sida de la banlieue", insiste M. Sadki pour qui les malades de banlieues font face à des difficultés supplémentaires.

"Pour avaler tous les jours sa trithérapie, il faut une certaine estime de soi, ce que n’ont plus beaucoup de malades de banlieues victimes de discriminations ou qui vivent dans la précarité", estime-t-il. "En banlieue, les malades sont écrasés par leur vie quotidienne".

La Seine-Saint-Denis est le deuxième département d’Ile-de-France le plus touché, après Paris.

La contamination y est nettement hétérosexuelle (77,7% contre 53% en moyenne en France) et touche majoritairement "les migrants" et "des femmes très jeunes" qui découvrent leur séropositivité "au moment du dépistage de grossesse", selon Annie Jacq, assistance sociale à Aides 93.

"Il a fallu attendre 2002 pour que les pouvoirs publics fassent une campagne de prévention qui s’adressait directement aux immigrés", constate Reda Sadki, qui s’est battu à partir de 1996 "pour que soient publiés les chiffres".

Ce militant, lui-même confronté à la maladie dans son couple, estime avoir fait partie de "la génération sacrifiée". "Pendant vingt ans, les pouvoirs publics ont abandonné les séropositifs issus de l’immigration et des banlieues", dit-il.

(Couscous gratuit dimanche 14h00 au local d’Africa, 3 place Georges-Braque à La Courneuve. Inscription et information au 0870 445 368).

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