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Des malades d’Algérie et de Tunisie en rupture d’antirétroviraux
11 novembre 2005 (survivreausida.net)
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Écouter: Des malades d’Algérie et de Tunisie en rupture d’antirétroviraux (MP3, 1.6 Mo)
Urgence en Tunisie : une rupture de Videx met en danger un militant
Le Comité des familles pour survivre au sida recherche en urgence des boites de Videx 250, non périmées, pour un envoi immédiat à Slim, séropositif sous trithérapie vivant en Tunisie, actuellement en rupture de ce médicament [1]. En effet, du fait de son état de santé, il a arrêté la trithérapie (comprenant le médicament Viracept®) qu’il prenait depuis plusieurs années, car elle s’est avérée trop toxique pour son foie [2].
Si vous pouvez nous aider, contactez le Comité des familles.
À travers son combat remarquable, Slim a obtenu l’accès aux médicaments et aux soins pour des détenus malades du sida. En prenant la parole sur la réalité de l’épidémie en Tunisie, il nous a permis de prendre conscience de sa gravité et de l’urgence d’organiser une véritable solidarité avec les familles touchées par le sida dans les pays du Maghreb.
Cet appel se fait par l’intermédiaire de leurs familles vivant en France mais sans aucun moyen pour les soutenir financièrement.
Don de médicaments : comment y voir clair?
De nombreux appels pour récolter des médicaments antirétroviraux circulent sur le net.
Dans la plupart des cas, l’information est invérifiable et il est très difficile d’établir la réalité du besoin ou la garantie d’une livraison gratuite aux personnes concernées.
De plus, le don de médicament correspond rarement aux besoins réels, et il sert de prétextes aux gouvernements, aux médecins et aux pharmacies centrales pour laisser perdurer les ruptures de médicaments.
Ces ruptures sont parfaitement inexcusables du fait de la disponibilité de plusieurs copies de médicaments des laboratoires génériqueurs indiens et brésiliens. Les pays où il y a un fort engagement politique en faveur de l’accès aux traitement ne connaissent pas ces ruptures.
Au Comité des familles, nous avons établi trois principes simples pour le don de médicament :
nous recherchons des médicaments qui correspondent à un besoin précis et urgent, au sein d’une famille que nous connaissons ;
en relais avec les personnes concernées et leurs familles, nous rendons publics l’appel au don de médicaments, pour attirer l’attention sur le fait que les gouvernements de nos pays d’origine laissent mourir les malades du sida et refusent d’assurer une prise en charge de qualité ;
nous demandons aux familles de fournir une ordonnance, et nous établissons un contact direct avec le médecin traitant, en relais avec des médecins parisiens spécialistes du VIH.
Quelles sont les véritables causes des ruptures d’antirétroviraux dans les pays du Maghreb?
L’émission reçoit depuis des années un nombre croissant de messages et de demandes de soutien des malades du sida en Tunisie et en Algérie et de leurs familles [3].
Alors que ces gouvernements prétendent officiellement fournir les antirétroviraux aux personnes qui en ont besoin, les ruptures de stock prolongées de certaines spécialités et particulièrement d’Epivir rendent impossible la mise en place d’un vraie prise en charge.
Il n’existe pas de cadre juridique clair pour protéger les droits des séropositifs et garantir l’accès à une vraie couverture maladie.
Au delà de l’urgence c’est de l’acces des malades les plus pauvres aux médicaments, aux moyens materiels necessaires pour survivre à l’épidémie et au droit dont il s’agit.
Urgence en Algérie : une association de personnes atteintes recherche du Sustiva®
Alors que nous mobilisons pour Slim, nous avons appris qu’une association à Oran recherche des dons du médicament Sustiva® (Efavirenz, appelé Stocrin® pour des raisons de marketing sur le continent africain).
Nous avons demandé des précisions à cette association pour comprendre pourquoi ces ruptures ont lieu et comment y mettre fin.
Notes
[1] Lire et écouter Tunisie : une famille solidaire d’un séropo incarcéré dans les prisons tunisiennes depuis huit ans, Diasporas : un médecin face à la colère des malades tunisiens en lutte pour survivre au sida, Le frère de Najiba sort vivant des prisons tunisiennes, Tunisie : un « pays qui réagit » face au sida ? Rencontre à Tunis avec des militants et des familles en lutte pour survivre au sida.
[2] Lire et écouter Clôture de l’appel du 5 novembre 2003 : le point sur vos dons du médicament Viracept et Appel urgent : recherche dons de Viracept.
[3] Lire et écouter Algérie : la rupture d’antirétroviraux frappe des personnes gravement malades, Algérie : bilan de notre Appel pour récolter des médicaments, Algérie : des familles solidaires pour survivre au sida,
Forum de discussion: 1 Message
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Des malades d’Algérie et de Tunisie en rupture d’antirétroviraux
bonjour, je profite en réalité de cette page pour poser un problème plus actuel et très ponctuel. je suis psychologue à l’hôpital central de yaoundé et j’ai des patients qui se trouvent présentement à tunis. ’aimerai les confier à un médecin expert du vih/sida. je serai heureux de recevoir une aide de votre part à cet effet. bien à vous.
