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Les antirétroviraux désormais à 7.000 FCFA au Cameroun

27 novembre 2003 (PANA)

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Yaoundé, Cameroun (PANA) - Les antirétroviraux (ARV) contre le VIH/SIDA coûteront 7.000 FCFA par mois et par personne, à compter de janvier 2004, a confirmé le ministre de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono, en lançant lundi, la semaine nationale contre le SIDA.

Le Cameroun compte actuellement 7.500 personnes sous ARV distribués dans quelque 18 centres, selon le Comité national de lutte contre le SIDA (CNLS)

Depuis août dernier, ces coûts variaient entre 15.000 et 28.000 FCFA maximum, par personne et par mois.

La nouvelle baisse intervient au lendemain de l’octroi au Cameroun, par le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, le paludisme et la tuberculose, d’un appui financier de 94.723.617 dollars.

Le taux de séroprévalence dans ce pays est actuellement d’environ 12%, contre 0,5% en 1987, les personnes les plus touchées étant les jeunes de 15-29 ans, les femmes, les hommes en tenue (15%) et les prostituées (25 à 45%), selon le CNLS.

Fin 2002, le nombre de cas recensés et déclarés de SIDA était de 40.000 sur un total de 1 million de personnes infectées au Cameroun.

Lancement au Cameroun d’une semaine contre le VIH/SIDA

La semaine nationale consacrée à la lutte contre le VIH/SIDA a été lancée ce lundi à Yaoundé, la capitale camerounaise, par le ministre camerounais de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono.

La cérémonie a notamment été marquée par des témoignages de personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVS) et par une exposition des associations spécialisées.

Le Comité national de lutte contre cette pandémie (CNLCS) et ses partenaires ont prévu, pendant huit jours, des activités de sensibilisation de proximité en fonction des sensibilités de chacune des dix provinces que compte le pays avec pour toile de fond le thème de la discrimination et de la stigmatisation.

Il s’agira, selon le ministre de la Santé, de passer le message de sensibilisation, mais aussi d’inciter à plus de solidarité envers les PVVS, avec pour finalité de donner l’espoir d’une vie meilleure aux personnes infectées et affectées, grâce aux efforts du gouvernement pour l’accès aux soins, à la mobilisation de la communauté financière internationale et aux avancées scientifiques en matière de recherche.

Des séances de dépistage volontaire et gratuit sont également prévues sur toute l’étendue du territoire.

Des thèmes quotidiens ont été retenus selon un principe opérationnel, et tourneront autour des migrants et groupes à risques, de la jeunesse, de la femme et de l’orphelin, des hommes en tenue ("10 Pc condom") et de la solidarité vis-à-vis des PVVS.

Le 29 courant à Yaoundé sera marquée par l’arrivée de la Marche de la solidarité lancée une semaine plus tôt à Douala, la métropole économique -250 kilomètres- par Luc Charles Ntcham, un maître principal d’éducation physique et sportive de 55 ans.

Cette semaine nationale culminera le 1er décembre avec la Journée mondiale contre le SIDA et l’arrivée à Douala de la caravane "No Sida".

Elle connaîtra également la participation de l’artiste Richard Bona, qui tiendra une causerie éducative dans un collège de cette ville, où il donnera aussi un concert dont les recettes iront à la lutte contre la pandémie.

On note une hausse constante du taux de prévalence du VIH/SIDA au Cameroun.

De 0,5 % en 1987, celui-ci avoisine aujourd’hui les 12%, avec des pointes de 17% dans certaines régions, les personnes les plus lesvulnérables étant les jeunes de 15-29 ans, les femmes, les militaires (15%) et les prostituées (25 à 45%), selon le CNLS.

Le Cameroun comptait 35.000 personnes infectées par le virus en 2000, contre 21.000 en 1996. Fin 2002, le nombre de cas recensés et déclarés était de 40.000 sur un total de 1 million de personnes infectées.

En septembre 2001 a été lancé un programme multisectoriel de lutte (PMLS), financé par la Banque mondiale à hauteur de 37 milliards de FCFA, et qui se fixe pour objectifs le renforcement des capacités, l’appui à la réponse locale au secteur de santé, à l’élaboration et à la mise en oeuvre des stratégies sectorielles et à la coordination.

S’agissant des appuis financiers, le Cameroun a bénéficié, il y a un an, d’une enveloppe de 1,2 milliard FCFA dans le cadre de l’initiative Pays pauvres très endettés (PPTE), auxquels il faut ajouter 500 millions de FCFA provenant du budget d’investissement public de l’Etat, 500 autres millions des fonds de contrepartie et 600 millions de la Coopération française.

Quant au fonds de solidarité nationale lancé en décembre 2001, il a déjà permis de collecter 72 millions de FCFA, soit 46 millions l’année dernière et 26 millions en 2002, selon les chiffres du ministère.

C’est dans la même foulée que le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, le paludisme et la tuberculose a accordé au Cameroun, le 15 octobre dernier, un appui financier de 94.723.617 dollars.

Au plan des facilités, les pouvoirs publics ont procédé à des baisses successives des prix des antirétroviraux (ARV), dont la dernière date d’août dernier. Cette baisse des prix des ARV est de l’ordre de 30 à 60%. Ils sont distribués dans quelque 18 centres à travers le pays. Leur coût aujourd’hui, varie entre 15.000 et 28.000 FCFA maximum par personne et par mois.

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