40% des patients hospitalisés souffrent de dénutrition
29 septembre 2000 (Le Parisien)
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SANTE. Selon une enquête réalisée par le professeur Guy-Grand, chef de service à l’Hôtel-Dieu à Paris, et le magazine « 60 Millions de consommateurs », 40 % des patients hospitalisés souffrent de dénutrition. Un état des lieux en forme de cri d’alarme.
Mal nourris à l’hôpital
ON MANGE toujours mal à l’hôpital : c’est la conclusion de la nouvelle étude réalisée dans soixante établissements par le professeur Bernard Guy-Grand, chef du service de nutrition de l’Hôtel-Dieu à Paris, avec le mensuel « 60 Millions de consommateurs ». Selon cette enquête, 40 % des patients hospitalisés souffrent de dénutrition à cause de repas peu attractifs qui ne répondent ni aux besoins ni aux goûts. Avec cet état des lieux alarmant, le professeur Guy-Grand veut interpeller les pouvoirs publics pour faire enfin bouger les choses. Déjà, en 1997, un rapport ministériel constatait ces carences. Et rien n’a été fait depuis... Dans les services hospitaliers sondés, non seulement les patients ne peuvent choisir leur menu journalier que dans 40 % des cas mais la qualité n’y est pas. « Les besoins nutritionnels ne sont pas toujours couverts : un malade qui devrait recevoir 3 000 calories par jour se contentera souvent du plateau formaté à 2 400 calories », explique Bertrand Guy-Grand.
Un risque élevé de dénutrition
Plus d’un tiers des hôpitaux n’ont en effet pas de commission de menus - censée élaborer les repas - et un quart d’entre eux négligent les plans alimentaires nécessaires à toute restauration correcte. Pire, le dîner qui reste programmé de 17 à 19 heures oblige près de 40 % des patients déjà affaiblis à un jeûne nocturne de plus de douze heures. « Une aberration en matière de nutrition », dénonce le professeur Guy-Grand. L’hôpital affamerait-il ses malades ? L’étude dénonce le risque élevé de dénutrition notamment chez les sujets sensibles, ceux atteints de pathologie lourde, les femmes enceintes ou les personnes âgées qui arrivent souvent dans les services déjà sous-alimentées. Pour ces dernières « l’accompagnement à table est rare », explique Monique Bicais, présidente de l’ADLF, association de diététiciennes. Alors qu’il est établi que la dénutrition augmente le risque de complications et de décès, la prise en compte de l’alimentation en tant que soin reste à réaliser : un établissement sur deux seulement dispose d’une balance dans tous ses services et 22 % d’entre eux pèsent le malade à son entrée. Avec une diététicienne pour 200 lits, la France reste en retard sur les normes européennes de 1970 ! « Ce que le ministre a fait pour la douleur, il peut le faire pour la nutrition », proclame le professeur Guy-Grand. « Aujourd’hui tous les hôpitaux ont la réglette d’indices qui évalue la souffrance du malade, à quand la rondelle-calculette qui donne la masse corporelle et permet d’établir les besoins du patient. »
Claire Chantry
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40% des patients hospitalisés souffrent de dénutrition
Bonjour, il me semble que dans un article plus récent vous aviez donné une prévalence de la dénutrition des personnes âgées à l’hôpital. Seriez vous en mesure de me le faire parvenir ?. ceci dans l’optique d’une thèse sur la prise en charge de la dénutrition des personnes âgées à l’hôpital. merci
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40% des patients hospitalisés souffrent de dénutrition
bonjour je suis eleve infirmiere a bichat et je fais un memoire sur la denutrition de la personne agée démente en soins de long sejour ;pouvez vous m’envoyer des informations sur ce sujet ; merci d’avance
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40% des patients hospitalisés souffrent de dénutrition
je vx s il vous plait ke vs m envoyé des document et des information sur la dénutrition de l enfant car je né besoin pr mon sujet de mémoir
