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Emission du 21 août 2001 (n° 103)

21 août 2001 (survivreausida.net)

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Douce France : l’Institut de veille sanitaire récidive

Lire notre chronique Survivre au Sida : L’Institut de veille sanitaire récidive : une dose de mépris et du déni en prime

Première diffusion : Emission du 28 novembre 2000 (n° 75)

Nouvelles recommandations thérapeutiques : la précarité n’existe pas

Première diffusion : Emission du 12 décembre 2000 (n° 77)

  • Jean-François Delfraissy, qu’attendez-vous ? (durée : 5:58, format MP3 Download).
  • Nous l’attendions au tournant. En effet, au mois de septembre, Migrants contre le sida avait rencontré le professeur Jean-François Delfraissy, président du comité d’experts qui rédige chaque année un rapport sur la prise en charge thérapeutique des personnes atteintes par le virus du SIDA. Ces recommendations sont un document clé qui fixe les limites de la compréhension des médecins, c’est la référence sur comment les médecins peuvent prendre en charge, suivre médicalement les séropositifs et les malades du sida.

    En septembre, Jean-François Delfraissy nous avait déclaré que malgré son propre constat sur « l’arrivée récente dans les services de patients [d’origine immigrée] vus pour la première fois souvent au stade SIDA non traité... », la nouvelle édition du rapport ne formulerait aucune proposition pour améliorer la prise en charge, l’accès aux soins des malades les plus précaires. Avant d’arriver à ce constat, il y a eu 15 000 morts immigrés et enfants d’immigrés, d’origine maghrébine et africaine, en France. Aujourd’hui, les 600 malades du sida qui meurent encore de cette maladie dans ce pays sont d’origine arabe et africaine. Les inégalités se creusent, car le système de santé est fondé sur la discrimination entre Français et Immigrés, entre régularisés et sans papiers, bref, entre riches et pauvres.

    La mise à jour du rapport Delfraissy vient d’être publié, et - sans surprise - il n’y a rien de nouveau sur l’urgence d’améliorer la prise en charge des séropositifs les plus précaires. Echange de point de vue, donc, avec le professeur Delfraissy : les professionnels de santé seraient-ils en plein déni de la réalité de l’épidémie du sida en France ?

    L’invité : le professeur Jean-François Delfraissy

    Le rapport Delfraissy (1999) constate « l’arrivée récente dans les services de patients [d’origine immigrée] vus pour la première fois souvent au stade SIDA non traité... ». En deux ans, selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), la proportion des malades étrangers parmi l’ensemble des cas de SIDA est passée de 14 % (1 sur 8) à 20 % (1 sur 5). Les inégalités se creusent, car le système de santé est fondé sur la discrimination entre Français et Immigrés, entre régularisés et sans papiers, bref, entre riches et pauvres.

    Mais le Professeur Jean-François Delfraissy, dans la dernière édition de son rapport, s’était limité au simple constat, s’appuyant sur la vision très partielle du rapport de l’Institut de veille sanitaire (InVS, ex-RNSP) de l’épidémiologie du SIDA au sein de la population étrangère en France, sans formuler la moindre proposition ou recommendation (dépassant la simple généralité d’une meilleure relation entre médecin et patient) apportant des éléments de réponses aux besoins des malades les plus précaires.

    Alors que le comité d’expert qu’il préside travaille sur une mise à jour des recommendations thérapeutiques sur la prise en charge des séropositifs, ne sommes-nous pas en droit d’attendre quelque chose de novateur ou de courageux (sinon les deux à la fois) qui remettrait en cause le statu quo selon lequel les discriminations, les inégalités que subissent les malades immigrés en matière de prévention, d’accès aux soins, ou de prise en charge, n’existent pas ou se limitent à celles dont les malades sont responsables eux-mêmes ?

    Première diffusion : Emission du 26 septembre 2000 (n° 66)

    Écoutez l'émission de radio de Migrants contre le sida

    De quoi meurent les séropositifs d’origine arabe et africaine

    Avec Dominique Costagliola, responsable de la base de données hospitalières du DMI-2

    Première diffusion : Emission du 12 juin 2001 (n° 93)

    Les immigrés et les enfants d’immigrés découvrent, pour la plupart, bien tardivement leur séropositivité, très souvent par le biais d’une maladie opportuniste. Débuter une tri thérapie n’est alors plus un choix mais une nécessité, si on veut survivre au sida. Face aux malades immigrés, les médecins ne prennent pas le temps d’expliquer les choix thérapeutiques possibles. Débuter un traitement, quand on est peut-être gravement malade, sans en comprendre les contraintes, sans s’informer des problèmes liés à ces médicaments, comment alors vivre et se soigner dans la dignité ? Comprendre comment le virus du sida s’attaque au corps, comprendre les limites de ces médicaments qui eux aussi peuvent rendre malades, est un enjeu fondamental pour survivre au sida.

    Ces deux dernières semaines (Emission du 29 mai 2001 (n° 91), Emission du 5 juin 2001 (n° 92)), le docteur Laurent Roudière répondait aux questions des auditeurs sur les effets indésirables des médicaments contre le sida. En effet, on ne cesse de découvrir de nouveaux problèmes liés non pas au virus du sida mais aux médicaments eux-mêmes.

    Dominique Costagliola, elle, n’est pas médecin mais elle suit de près le sort de plus de 80 milles séropositifs suivis dans 68 hôpitaux français. C’est pourquoi je l’ai invité aujourd’hui pour répondre à de nombreuses questions : Quelles sont les conséquences de ce fait sur le suivi médical des concernés ? Quels sont les maladies qui frappent le plus souvent et le plus fort ? Si on survit au sida grâce aux traitements (antirétroviraux), quels sont les conséquences des effets indésirables sur la vie quotidienne, surtout quand cette vie ressemble au sort particulier réservé par la société française aux immigrés et leurs enfants ? Enfin, de quoi meurt-on quand on a été séropositif sans le savoir, jusqu’à l’arrivée du sida ?

    Prise en charge tardive : 1 « chance » sur 8 de ne pas survivre à la première année

    L’échec thérapeutique privilégié aux dépens des conséquences de la prise en charge tardive


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