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Projet Chorba

Projet Chorba : partager un repas avec des personnes séropositives hospitalisées

12 novembre 2002 (Migrants contre le sida)

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Samia : Un projet Chorba, Reda ? Est-ce que c’est sérieux ?

Reda : Oui, Samia. C’est un projet qui se mijote au sein de l’émission depuis trois ans. Cette année, l’émission Migrants contre le sida vous invite à venir partager une chorba avec les séropos hospitalisés à l’hôpital Avicenne.

Samia : D’accord, bien manger, pour les séropos, c’est la première forme de thérapie. Tu peux nous expliquer de quoi il s’agit ?

Reda : C’est difficile de faire plus mauvais que la nourriture à l’hôpital ! Après 4 ou 5 jours à l’hôpital, la plupart des malades sont en état de « dénutrition ». D’où l’idée d’aller à la rencontre des séropositifs hospitalisés.

Samia : En pratique, ça va se passer comment ?

Reda : Tout d’abord, il faut remercier les cuisinières de la Chorba pour tous, car ce sont elles qui vont rendre ce projet possible. Chorba pour tous, c’est bien sûr l’opération montée sous le chapiteau à Crimée, sous l’égide de Farida Aït Kaci. Farida était venue à l’émission il y a 2 ans et avait lancé l’invitation aux gens malades de venir chercher leur part de soupe sous le chapiteau...

Samia : D’accord, donc en fait on va chercher la chorba sous le chapiteau, vers 4h de l’après-midi, et ensuite on va où ?

Reda : ...l’équipe « Chorba » remplit ses marmites, on charge la voiture et en on part à l’hôpital Avicenne à Bobigny. C’est au service de Michèle Bentata, qui soutient le travail de l’émission et notre action. Lorsque nous avions demandé au docteur Bentata ce qu’elle voulait d’une association dans son service, elle nous a répondu que c’était surtout la convivialité, les activités, l’animation.

Samia : Pourquoi avoir choisi l’hôpital Avicenne ?

Reda : Cette année, il s’agit d’un projet pilote, on n’est pas sûr du nombre de volontaires qui vont nous rejoindre, on va donc faire tout cela à petite échelle. Si cela se passe bien, on fera le bilan et on recommencera peut-être l’année prochaine. Mais le choix de l’hôpital Avicenne n’est pas anodin. Avicenne, c’est Ibn’Sina, une figure de la Renaissance arabe qui a refondé la médecine et la philosophie arabe à une époque où l’Europe était encore au Moyen-Age. Et l’hôpital Avicenne, c’est aussi l’ex-Franco-Musulman, construit à une époque où la Mairie de paris voulait désengorger les hôpitaux de la capitale en renvoyant les « Musulman Nord-Africains » vers un hôpital qui nous était réservé... Enfin, l’hôpital Avicenne, et en particulier le service Bentata, a traversé l’épidémie du sida des années 90, qui a décimé un pan entier de la jeunesse des cités... Beaucoup de rescapés de l’épidémie se soignent encore à Avicenne...

Samia : Une fois sur place, comment ça se passe ? On porte la soupe aux patients ?

Reda : Il y a une salle commune, donc on va s’y installer et lancer l’invitation aux personnes hospitalisées pour venir partager la chorba avec nous après l’Iftar (la rupture du jeûne). L’idée c’est de manger ensemble, et bien sûr de discuter, de se rencontrer, de parler, de rompre l’isolement des gens qui sont tous seuls à l’hôpital.

Samia : Comment en savoir plus sur le projet Chorba ou comment aider ?

Reda : Il suffit de prendre contact avec l’émission, c’est au 08 70 25 12 50.

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