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Aimée Bantsimba-Keïta | Faire un bébé quand on est séropositif | Grossesse et VIH | Laurent Mandelbrot

Rubrique des auditrices : réponses de Laurent Mandelbrot à vos questions sur la grossesse et le VIH

4 juin 2002 (Migrants contre le sida)

4 pièces jointes | 8 Messages de forum | | Votez pour cet article

Faire un enfant quand on est séropositif

Les séropositifs issus de l’immigration ont-ils le droit d’aimer, de faire l’amour, de faire des enfants comme les autres ?

Aimée Bentsimba-Keïta, que les auditrices connaissent, résumait ainsi les trois questions qui se posent pour les femmes séropositives.

Laurent Mandelbrot, bonjour. Vous êtes médecin, spécialiste de la grossesse chez la femme séropositive. Vous étiez avec nous le 12 mars pour la première fois, avec Aimée Bantsimba-Keïta, pour parler du suivi médical des femmes séropositives.

Quand vous entendez Aimée résumer : est-ce que je vais mourir ? est-ce que je vais me marier ? est-ce que je peux faire un enfant ? Quel est votre réaction ? Pour vous quel est le rôle, la place du médecin dans le soutien aux femmes séropositives pour apporter des éléments de réponse ?

Vous nous interrogez souvent sur la grossesse et le VIH

Depuis notre émission du 19 juin 2001, nous reparlons régulièrement de l’assistance médicale pour faire un enfant sans prendre de risque quand on est séropositif. Vous êtes nombreux à nous interroger là-dessus, et en particulier sur la grossesse pour une femme séropo.

J’ai écouté avec intérêt le témoignage du couple dont la femme, séropositive, est enceinte. Je suis moi-même dans une situation analogue, enceinte de 5 mois et demi, et séropositive depuis 1992 (le futur papa est séronégatif). J’ai été sous trithérapie pendant trois ans. Je suis en "vacances" de traitement depuis juillet 2001, avec une charge virale passée de 300 copies à 1700, et un taux de CD4 d’environ 400. Tout va donc bien. J’aimerais, comme vous, éviter la césarienne, mais le centre médical qui assure mon suivi n’est pas vraiment d’accord, et préfère limiter les risques d’infection. Je m’attends donc à une péridurale 10 jours avant le terme, et de l’AZT en perfusion pendant l’accouchement. Au niveau des traitements, l’AZT serait la seule molécule à être sans risque pour le f[oe]tus ; je m’étonne donc qu’on vous ait parlé de trithérapie pendant la grossesse... Dernière chose : on donne au bébé de l’AZT sous forme de sirop pendant les trois semaines qui suivent sa naissance. Et on interdit, évidemment, l’allaitement... Mais je suis pleine de doutes moi aussi, j’ai l’impression de ne pas toujours avoir le choix... Bon courage, et bonne grossesse, à E. Nadine, Strasbourg.

Quelques questions des auditrices et auditeurs

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