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Ma femme et moi souhaitons avoir un bébé, quel est le risque de contamination VIH ?

19 mars 2013 (papamamanbebe.net)

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Message de Lucien posté sur le site seropos.net :

Pour un couple sérodifférent, selon l’avis suisse, la probabilité de contaminer est presque nulle. Est-ce aussi vrai pour une procréation ? Une conception naturelle lorsque la femme est séronégative ?

Barby lui a répondu :

Oui c’est vrai. J’ai l’expérience. C’est ainsi que j’ai eu mes deux enfants. Moi séropositive et mon ex-mari non. Mais moi j’ai une charge virale non détectable et il n’a jamais été contaminé. Mais il faut être tout de même vigilant, avoir le rapport sexuel juste les jours de fécondation ou récupérer le sperme avec une seringue du préservatif. Une fois fécondé, il y a un suivi de traitement jusqu’à la naissance du bébé, par césarienne, et il devient négatif vers ces 5 mois de vie ! Après on est soulagé et c’est que du bonheur. Tout est possible, il faut juste y croire et être courageux.

Laurent Mandelbrot, chef de la maternité Louis-Mourier à Colombes  : Je salue déjà les auditeurs. Premièrement, c’est tout à fait vrai que le risque est extrêmement faible, quasiment nul, si la charge virale est indétectable et s’il n’y a pas d’infection et s’il n’y a pas d’autres problèmes. Ce n’est pas toujours… le risque n’est pas toujours nul. Les gens qui ne prennent pas de traitement et qui ont des rapports non-protégés, il y a un risque de transmission dans le couple évidemment. Dans ces conditions, le risque est très faible et donc la personne qui répondu en disant j’ai fait un enfant et moi j’ai un traitement, une charge virale indétectable et on a fait attention au moment de l’ovulation, elle a fait les choses, vraiment le maximum comme elle a pu pour que tout se passe bien. D’ailleurs, tout s’est bien passé. Alors je rajouterai peut-être deux petites choses par rapport au suivi. D’abord, on ne fait pas toujours des accouchements par césarienne, on peut éventuellement en reparler. Il y a une époque, on avait la césarienne comme moyen de prévention, maintenant il y a quand même les traitements. D’autre part, pour le bébé, normalement dans les 3 mois on peut donner une réponse fiable pour dire à la maman et aux parents que l’enfant n’est pas infecté.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE