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CROI 2013 : « Des choses encourageantes pour toutes les personnes qui vivent avec le VIH » (avec Laurent Mandelbrot)

18 mars 2013 (papamamanbebe.net)

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Sandra : Laurent Mandelbrot, étiez-vous à la CROI cette année ?

Laurent : Non, je ne suis pas allé à la CROI parce que je m’occupais de mes patientes, de mon service. Donc cette année, c’est d’autres de l’équipe, notamment Jeanne Sibiude, qui fait partie de notre équipe, qui a présenté un travail très important sur les malformations après exposition aux antirétroviraux. Il y a d’autres équipes françaises qui étaient très présentes à la CROI et bien sûr j’ai suivi ça de près avec les moyens actuels d’internet et compagnie et le retour de nos collègues qui étaient à la conférence. Donc il y a pas mal de choses intéressantes et très encourageantes pour toutes les personnes qui vivent avec le VIH. Je pense que vous avez dû en parler. Tout le monde attend avec tellement d’impatience le traitement qui guérit du VIH. On n’y est pas encore mais vous avez vu qu’il y a pas mal de choses encourageantes, y compris pour un bébé qui a été traité très précocement à la naissance, pour d’autres personnes des études qui ont été menées en France justement sur le traitement précoce des personnes en primo-infection pour lesquelles certains ont pu arrêter leurs traitements au bout de quelques années et garder une charge virale indétectable, sans traitement. Donc ce sont des choses qui sont très encourageantes. Pour l’instant c’est du domaine de la recherche et on sait très bien que le mieux c’est de ne pas être infecté, de ne pas se contaminer plutôt que de prendre un traitement très précoce. Mais enfin c’est quand même des choses qui sont encourageantes. Les chercheurs qui travaillent là-dessus pensent de nouveau, on avait parlé de ça il y a quelques années, que quelqu’un qui est infecté a des réservoirs de virus et que si on arrive à supprimer le plus possible de virus et de multiplication de virus, ces fameux réservoirs peuvent être, même s’il y a encore du virus dans le corps, donc ce n’est pas une guérison, peuvent être contrôlés par son propre organisme. Donc vous pouvez avoir le virus quand même quelque part dans le corps mais ne pas avoir besoin d’un traitement à vie si on arrive à diminuer suffisamment ces réservoirs. Donc ça, c’est très encourageant mais savoir combien de personnes peuvent être traitées de cette façon, on n’y est pas du tout encore.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE