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Effets indésirables | Enfants concernés par le VIH | Ghislaine Firtion | Le + Quotidien : Saison Une

Quel est le niveau de toxicité des traitements pour un bébé à haut risque de contamination VIH ? Réponse de la pédiatre Ghislaine Firtion

11 mars 2013 (papamamanbebe.net)

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Message de Tina, posté à l’émission Le + Quotidien du 8 mars 2013 : « Un + dans l’espoir d’une guérison » (Saison 1, Épisode 19 avec la pédiatre Ghislaine Firtion)

Je trouve la réponse de Ghislaine Firtion très intéressante. La question que je me pose, c’est comment ça se passe d’habitude pour les nouveaux-nés à haut risque d’être contaminés, c’est à dire à partir de quand et comment sont-ils traités ? Et si, jusqu’à présent on ne les traitait pas au plus tôt, c’est pourquoi ? Il y a-t-il un risque d’effets secondaires plus élevés du fait de traiter un nouveau-né très tôt avec des antirétroviraux ?

Ghislaine Firtion : De toute manière pour les enfants qui sont à haut risque de contamination, il y a déjà de nombreuses années où il y a une recommandation d’intensifier le traitement prophylactique. Donc le traitement prophylactique c’est un traitement qui est pour éviter la contamination de l’enfant. Donc effectivement dans des cas, comme le cas de cet enfant aux Etats-Unis, qui était une maman qui n’avait pas pris de traitement, qui n’avait pas été dépistée, mais aussi dans d’autres cas quand la charge virale de la maman n’est pas contrôlée correctement, quand elle est au-dessus de 1000 copies, on recommande et c’est dans le rapport Yéni qui date déjà de 2 ans, on recommande de renforcer le traitement de l’enfant. Au lieu de lui donner juste du Rétrovir, une seule molécule, en fait on va lui en donner deux autres et instituer dès sa naissance une trithérapie. Donc ce n’est pas du tout nouveau et ce n’est pas toujours appliqué mais ce sont des recommandations.

Plus on rajoute des antirétroviraux, plus on a des risques de toxicité qui sont variables suivant le genre de molécule utilisée. Donc par exemple dans une trithérapie un peu classique chez le nouveau-né où on va mettre du Rétrovir, le Rétrovir en lui-même est une molécule quand même qui a des effets secondaires et donc on peut rajouter l’Epivir qui est un médicament du même groupe, donc avec un peu les mêmes inconvénients. On rajoute aussi par exemple de la Viramune qui lui, a une toxicité sur le foie mais qui finalement n’a jamais été constatée chez le nouveau-né. Donc il n’est pas très toxique. Parfois on peut rajouter du Kaletra qui lui joue un rôle sur la sur la surrénale. Alors c’est un peu compliqué. Donc ça joue un rôle disons dans la corticoïde. Donc il peut avoir des problèmes quand on rajoute à chaque fois des molécules, ce qui est tout à fait normal. Mais ce n’est pas un frein quand un enfant est à haut risque de contamination. On préfère prendre ce risque éventuellement sur un temps assez court. Parfois ça va être une semaine. En tout cas normalement c’est plutôt un mois. Et donc sur un temps pas trop long normalement on ne devrait pas avoir des toxicités majeures.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE