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Bruno | Le + Quotidien : Saison Une | Sexe et sexualité

Par amour, Bruno offre une bague d’une valeur de... 1 franc

22 février 2013 (papamamanbebe.net)

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Bruno : C’est vrai que ce n’est pas forcément une chanson d’amour pour une personne. J’écoute de tout et pas mal de reggae. Là c’est plus un son de chez moi dans les îles. Ils appellent ça du seggae. Donc c’est un mélange de segga et puis de reggae. C’est un message d’amour un peu universel pour tout le monde. C’est des musiques que, faut qu’au moins une fois par semaine j’écoute ça. Monde virtuel de Ras Natty Baby.

Diffusion d’un extrait de la chanson « Monde virtuel » de Ras Natty Baby

Bruno : Je pense que moi on peut me cataloguer comme un romantique passionnel. Je crois que moi, ça remonte à la maternelle je crois ou au cp. Je ne sais pas trop quel âge j’avais...

Sandra : Ça fait 6 ans.

Bruno : 6 ans. C’est vrai que je suis tombé, j’ai eu un flash pour une fille. Son nom ça m’a marqué. Elle s’appelait Elodie. Juste devant l’école, la maternelle, il y avait un petit magasin Franprix. Donc j’ai couru, je suis allé dans une petite tirette à 1 franc et puis, c’était des francs à l’époque. Donc j’ai pris une bague et j’ai été lui offrir. C’est vrai que c’était mon premier coup de foudre. Premier petit coup de foudre, petite passion. C’est vraiment pour moi un coup de foudre, voilà, le fait qu’elle le sache, ça me suffisait. Ça n’a même pas été plus loin, il n’y a pas eu de bisou, rien du tout.

Diffusion d’un extrait de la chanson « Monde virtuel » de Ras Natty Baby

Bruno : Alors un peu plus tard. Donc c’était plus au collège. 6ème ou 5ème. Donc non, ce n’était pas parti sur un coup de foudre mais en revanche ça a été une longue passion pendant 3 ans je crois, 3 ans et demi. C’était vraiment passionnel. On se suivait, on s’est suivi dans les études, tout ça. Bon, c’était vraiment la découverte... je me suis découvert moi-même, j’ai découvert le corps de la femme. C’était un bon souvenir ça va. Je m’en rappelle encore comme si c’était hier (rires). Ça s’est terminé un peu parce que... mon papa il est originaire de l’ile Rodrigues et ma maman de l’île Maurice. Et moi je suis né en France et elle, elle était portugaise. Donc ça ne passait pas du tout avec la famille. Ça s’est terminé un peu violemment avec les parents. On s’est revu des années plus tard. C’est vrai que... en tout cas c’était une longue passion, je m’en rappelle. J’habitais en banlieue donc elle, elle était je crois le bâtiment en face de chez moi. Je crois qu’elle était au deuxième ou troisième étage. Je me rappelle que, nombre fois, il fallait que je saute du balcon parce que je venais grimper tous les soirs, je venais dormir dans sa chambre. Comme son père il ne pouvait pas me voir, le moindre bruit souvent... le matin je repartais en sautant par derrière. C’était haut. Que des anecdotes, des bons souvenirs. On était au collège donc... c’est vrai que... des bons souvenirs.

Diffusion d’un extrait de la chanson « Monde virtuel » de Ras Natty Baby

Bruno : À ma majorité en fait, je fréquentais une personne depuis 2 ans. On s’était même fiancé. Elle était même enceinte. Et en fin de compte, c’était le début des années 90, c’était le début des années... on était dans les années sida où vraiment... c’était vraiment très stigmatisant. On n’a pas trop compris et c’est vrai qu’à cette époque-là, ma compagne était enceinte et on a appris à l’hôpital qu’elle était séropositive. Donc c’est beaucoup de complication. On n’a pas pu garder l’enfant. Depuis ce jour-là, c’est la première fois que j’ai dû mettre le préservatif alors qu’on ne le mettait pas les 2 ans où on était ensemble. Et donc on est resté quand même pas mal d’années ensemble.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE