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Un amour de jeunesse pas très sérieux

18 février 2013 (papamamanbebe.net)

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Jennyfer : La chanson que je voudrais dédicacer ce serait Tacata bro. Donc c’était le petit tube qui passait bien à la télé, en boîte ou n’importe. Ma fille qui a 1 an l’adore. C’est la première chanson qu’elle danse vraiment dessus, en secouant la tête et les mains et ça me fait beaucoup penser à elle. Elle a le grand sourire quand elle l’entend. Moi j’ai envie que vous ayez le sourire aussi et du bonheur à l’entendre.

Diffusion d’un extrait de la chanson « Tacata bro » de Romano et Sapienza.

Jennyfer : Mon premier grand amour, je vais dire ça comme ça (rires). Donc j’avais, quand je me suis mise avec lui, j’avais 17 ans. On se connaissait par rapport à des amis. On était sorti quand même un jour avec ma soeur. Mais bon, ce n’est pas grave. On a commencé à s’appeler tout le temps. Et puis ça a commencé à devenir un petit peu sérieux, on est ado, voilà. Du coup, ça faisait presque 3 mois qu’on était ensemble et il voyait qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, que je lui cachais quelque chose. Il pensait que je le trompais. Et donc moi j’étais déjà follement amoureuse de lui. Du coup, je lui ai annoncé que j’étais séropositive. Chose un peu difficile pour une première annonce. Mais il l’a bien pris. On a passé la soirée à pleurer, parler ensemble. Et sinon, après on était tout le temps ensemble. On a fait nos conneries ensemble, on allait faire des tours, vu que j’habitais du côté du lac d’Annecy, des tours en scooter en sortant de boîte (rires). Il a été le premier qui a accepté, il était le premier à m’aimer vraiment. Je ne peux pas l’oublier. Avec mon premier amour, on est resté presque deux ans ensemble. Il m’a vraiment apporté plus de confiance en moi. Après, comme toutes les histoires, ça ne se termine pas forcément bien. Mais je ne regrette pas. C’était une étape dans ma vie qui m’a apporté quand même aussi du bon.

Diffusion d’un extrait de la chanson « Tacata bro » de Romano et Sapienza.

Jennyfer : La première fois que j’ai utilisé un préservatif, ce n’était pas avec le même garçon. C’était avant. C’était le premier amour de jeunesse on va dire. Mais ce n’était pas vraiment… ça, c’était les trucs, on est ensemble, on n’est pas ensemble quoi. Ce n’est pas du sérieux. Et en fait, c’était un peu avant mes 17 ans, il voulait absolument coucher avec moi. Et moi, j’étais un peu cruche, je ne voulais pas. Mais je n’ai pas dit non. En fait, vu que c’était pour mon anniversaire, il m’avait acheté une capote, c’était condom avec une marque de skate, je ne sais quoi, enfin pfff. Voilà je ne regrette pas, c’est vrai que c’est lui qui l’a mis. C’était dans ma chambre, ça s’est bien passé. Puis voilà quoi. Après dans le sens, lui du coup, je ne lui avais même pas dit pour la maladie. En fait moi, je ne pensais pas faire l’amour vraiment avec lui et lancer le pas mais… mais bon, ça ne m’a pas traumatisé non plus. Vallait mieux utiliser le préservatif et puis voilà, ça se fait vite (rires). Le garçon le met, ou la fille mais bon. Là c’était le garçon en l’occurrence.

Diffusion d’un extrait de la chanson « Tacata bro » de Romano et Sapienza.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE