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Le + Quotidien : Saison Une | Malika | Sexe et sexualité

Malika a craqué sur le fils du directeur

14 février 2013 (papamamanbebe.net)

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Sandra : Est-ce qu’il y aurait une chanson que tu voudrais dédicacer à tous les auditeurs de l’émission, une chanson que tu as envie de partager, que tu écoutes souvent ou un artiste que tu aimes bien ?

Malika : Jean-Jacques Goldman, j’irai au bout de mes rêves. Parce que je vais toujours au bout de mes rêves. Ce n’est pas parce que je suis séropositive que je n’irai pas au bout de mes rêves.

Diffusion d’un extrait du titre « J’irai au bout de mes rêves » de Jean-Jacques Goldman

Malika : Ma première histoire d’amour, j’étais au lycée. Ca s’est passé, j’étais en classe de... je finissais ma seconde, je partais en 1ère. Et lui était en terminal, il devait passer son baccalauréat. Bah voilà. Bon, je vais dire plutôt, c’était un garçon assez remarquable. Moi j’étais plutôt du genre, même si j’étais remarquable mais discrète (rires). J’étais quand même... du côté homme, je ne connaissais pas. Je ne connaissais pas mais je ne voulais pas qu’on le sache. J’aimais jouer les fières. Et lui déjà il avait la cote dans tout le lycée. Ca c’est sûr !

Sandra : C’était en France ?

Malika : Non.

Sandra : C’était où ?

Malika : En Côte d’Ivoire. Lui, il avait la cote dans tout le lycée et en plus c’était le fils du directeur pour rajouter à l’histoire. Donc voilà, je le regardais, lui me regardait. Lui bon voilà, moi je faisais tout l’effort pour l’éviter parce que je me disais que ce n’était pas un acquis. Il était vraiment, c’était quelqu’un de remarquable. Bon franchement, il a tout fait pour rentrer dans mon univers. Moi je faisais tout pour lui échapper puis je me disais que s’il sortait avec moi, ce n’était pas pour faire du sérieux. Mais c’est quelqu’un quand même qui a su rentrer dans mon univers. Je l’ai connu. J’ai vu que ce n’était pas quelqu’un de, ce qu’on pensait de lui quand même. Il avait sa sensibilité. On a commencé petit à petit. Pendant les vacances surtout. Il avait eu son baccalauréat, il a organisé une fête et le jour de la réception, il m’a carrément dragué ! Le fait qu’il s’est affiché avec moi ça m’a fait plaisir et j’ai craqué, voilà, c’est tout. C’est comme ça que ça a commencé notre histoire. Et ça a suivi son court jusqu’à ce qu’il ait eu son baccalauréat. Lui, il est allé au Canada pour ses études. C’est comme ça qu’on s’est perdu de vue. On s’écrivait jusqu’à ce que moi je vienne en France et on s’est perdu de vue. Voilà c’est tout.

Le préservatif c’est aussi avec lui. Mais franchement je n’avais pas, c’est lui qui était plutôt cultivé dans ce domaine parce qu’il était déjà en terminale. Mais en revanche, lui il était plus dans ce domaine parce qu’il a eu malheureusement une de ses grandes soeurs morte du VIH. Donc c’est une cause qu’il a, depuis qu’on était à l’école, lui il faisait le club des gens, il luttait quoi pour le sida et tout. Voilà c’était un truc qui était de la famille. Mais nous, on n’en savait pas grand chose franchement. Nous ça ne nous intéressait pas. Moi aussi je n’en savais rien mais lui il utilisait les préservatifs. Soit il nous parlait du sida mais nous, on n’en savait pas grand chose. Ca ne nous intéressait pas en fait. Et puis on se disait au moins tu ne vas pas avoir de grossesse, des trucs. Franchement c’est à travers lui vraiment que j’ai connu les préservatifs jusqu’à ce que j’arrive en terminale et qu’on étudie le sida et tout ce qui va avec. Voilà donc les préservatifs c’est avec lui que j’ai utilisé, jusqu’à bon... (rires).

Sandra : Préservatif masculin ou masculin ?

Malika : Oh les féminins franchement je n’ai jamais utilisé ça. Ça a toujours été le masculin (rires).