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Denis Méchali | Méga couscous des familles vivant avec le VIH | Projet Madeleine Amarouche | Samira Guedichi-Baudoin | Tina

Denis Méchali : « Le Méga couscous des familles vivant le VIH est un vrai acte de prévention »

22 mars 2012 (papamamanbebe.net)

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Sandra : Samira Guédichi Baudoin a parlé du Méga Couscous des familles vivant avec le VIH à l’émission Survivre au sida, la dernière fois, c’était le 22 novembre 2011, où en fait, était annoncé le Mini couscous des familles, c’était un mini couscous pour prendre un peu la température à Saint-Denis, si un Méga couscous était attendu avec impatience. Je lui ai demandé lors de cette émission, ce qui s’est passé quelques temps après le Méga Couscous des familles vivant avec le VIH, si on parlait toujours du Méga Couscous des familles au mois de novembre.

Début du son.

Samira Guédichi Baudoin : Eh bien, ce qui s’est passé, c’est nos collègues de la jeunesse, qui sont venus nous chercher, en cet hiver, parce que, c’était au printemps qu’on a fait le Méga couscous, là c’est l’hiver, on est autour du 1er décembre. C’est nos collègues de la jeunesse qui sont venus nous chercher, nous à la santé, pour faire quelque chose avec le Comité des familles. Et ça, ça nous intéresse. Il y a deux maires, je tiens à le signaler, il y a deux maires adjoints, l’un, à la santé, qui s’appelle Virginie Le Torrec, l’autre à la jeunesse, qui s’appelle Badi Bagayoko, qui ont, dès le mois de juin, nous avons fait une réunion pour envisager, en fait, de refaire un couscous à Saint-Denis, qui étaient là, et qui ont dit, allez-y les équipes, travailler ensemble, avec le Comité des familles, pour réaliser un couscous à Saint-Denis. Bon, ça, c’est déjà un point positif. On a envie, parce que, il y a aussi eu un moment après le Méga couscous de 2010, il y a eu, dans une antenne jeunesse, un témoignage, en tout cas, le projet Madeleine que porte le Comité des familles a eu lieu. Je n’ai pas pu assister à ce moment-là, mais, on m’en a parlé, les gens qui l’ont vécu, dans l’antenne jeunesse. Notamment les animateurs dans l’antenne jeunesse, m’ont parlé de ce moment-là comme un moment important. Et moi, je suis persuadée que le témoignage, auprès des jeunes, quand on touche le coeur, on touche la conscience. On peut toucher la conscience, en touchant le coeur. Et c’est la force de cette association. Donc, ils ont envie, pour faire de la prévention en tout cas, auprès des jeunes, ils pensent, et je les soutiens dans ce sens, je soutiens les animateurs jeunesse dans ce sens, quand ils pensent que le témoignage c’est un moment de prévention qui est extrêmement efficace auprès des jeunes, pour aller plus loin sur l’information, mais aussi, sur la lutte contre la stigmatisation et sur la solidarité. Voilà, ce que le Comité des familles porte très fort et très haut, et avec générosité je crois.

Fin du son.

Sandra : Samira Guédichi Beaudoin qui travaille à la mairie de Saint-Denis parce que, n’oublions pas, le Méga couscous a été organisé à Saint-Denis et avec les équipes de Saint-Denis qui ont travaillé main dans la main pour faire ce Méga couscous qui a réuni 600 personnes concernées par le VIH. Donc là, elle parlait du Méga couscous comme un moyen de prévention. Denis Méchali, qu’en pensez-vous ?

Denis Méchali : Oui, j’ai bien aimé là qu’elle dise, quand on touche le coeur, on touche souvent la conscience après. Je trouve que c’est bon lien. Je pense que du coup, ça explique bien pourquoi ça peut être un vrai moment, un vrai acte de prévention.

Tina : Moi je me rappelle justement quand on avait l’intention d’organiser un prochain Méga couscous, c’était vers fin 2009, mais qu’on n’avait plus les moyens de le faire parce que aucun soutien, aucune possibilité d’obtenir des moyens pour organiser un Méga couscous. Parce que le volet santé publique n’était pas du tout compris par ceux qui peuvent soutenir ce genre d’événement. Notamment l’ARS (Agence Régionale de Santé). Denis Méchali, vous aviez organisé une réunion à l’hôpital Delafontaine, différentes associations étaient invitées pour présenter les projets pour le 1er décembre. Nous, on a expliqué que cette année, ça allait être très difficile, qu’on ne savait pas comment faire pour organiser un événement, un Méga couscous, parce qu’on a aucun moyen. Lors de cette réunion, justement vous nous avez mis en lien, vous avez dit, allez vers Samira Guedichi Baudoin, ce lien-là pourra porter ses fruits. Donc, il y a eu d’un côté ce lien qui s’est mis en place et qui a déjà porté dès sa première minute ses fruits puisque, dès le lendemain, on a envisagé les choses ensemble. Samira était avec nous vraiment, pour organiser ce Méga couscous le 20 mars 2010. Et puis, de l’autre côté ce soutien financier par vous et vos amis, parce que voilà, il faut des sous pour faire un Méga couscous. C’était à ce moment-là que ce Méga couscous a retrouvé un moyen de se faire.

Denis Méchali : Les liens ils sont dans plusieurs sortes. Là, Tina parlait d’une réunion qu’on avait fait effectivement à l’hôpital. Je me souviens aussi d’un Mini couscous qu’on avait fait en décembre 2009, aussi dans le local du Comité des familles où Samira était venue et en écoutant justement les témoignages de personnes, de jeunes filles qui racontaient comment une histoire d’amour avait tourné mal à un moment donné ou comment elles avaient été meurtries quand elles se sentaient rejetées dans un regard ou des choses comme ça. C’est ça aussi qu’il lui a donné envie ensuite d’aller en parler à la municipalité puis de faire la boule de neige et la chaîne. C’est ça la vie finalement, c’est pour ça que tout ça est vraiment très important.

Tina : Depuis les actions sur Saint-Denis n’ont pas arrêté. Le 1er décembre, deux ans après, on a été témoigner dans une antenne jeunesse. C’était le 1er décembre 2011. Un témoignage qui était vraiment très apprécié où il y avait énormément de jeunes mais aussi des élus justement qui étaient présents. Virginie Le Torrec était présente. Déjà, là j’ai reçu un appel pour un prochain témoignage dans une autre antenne jeunesse. Donc on voit que ce lien, il porte toujours ses fruits, que c’est lancé en fait.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE