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Denis Méchali | Hommage aux disparus | Méga couscous des familles vivant avec le VIH | Tina

Tina : « C’est le côté humain, la solidarité et la sincérité qui font vivre le Méga couscous des familles vivant avec le VIH »

21 mars 2012 (papamamanbebe.net)

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Sandra : On va revenir deux ans en arrière avec Denis Méchali, je vous propose d’écouter ce que vous avez dit le jour du plus beau, du plus grandiose, Méga couscous des familles vivant avec le VIH 2010.

Début du son.

Reda : Un autre soutien de la première heure s’appelle le docteur Denis Méchali, Samira l’a cité, il a été longtemps aux avant-postes de l’épidémie en banlieue, car travaillant au service des maladies infectieuses à l’hôpital de La Fontaine, lui aussi c’était extrêmement important qu’il puisse prendre la parole, puisque lui est un témoin direct de cette épidémie en banlieue et de cette génération sacrifiée.

Denis Méchali : Merci, je suis ravi d’être là. C’était dur d’abandonner le couscous il est délicieux. Un médecin qui s’est beaucoup occupé de Sida en France et à travers le monde, qui s’appelait Jonatthan Man qui est mort dans un accident d’avion, disait : « le Sida ça se soigne avec des médicaments et avec les droits de l’Homme. » et c’est très très vrai. Je ne voudrais pas vous casser l’ambiance, mais effectivement je m’occupe de cette maladie depuis plus de 20 ans et dans les années 1990-1995 il y a des personnes ici autour de moi qui savent que ça a morflé. Quand on parle des oubliés, le nombre de gens qui ont souffert, qui sont morts, le nombre de parents qui ont enterré un, voire plusieurs enfants…ça a été dur. Alors on n’est plus du tout là, maintenant on est dans la vie…dans la vie, ça vaut quand même la peine de se prévenir quand on peut, mais sinon tout le travail du Comité des Familles c’est ça, on peu aimer, vivre, travailler si on trouve du boulot, aimer si on n’est pas discriminé…des choses comme celles-là. Mais donc tout ça est effectivement très très important… ce qu’on a essayé de faire, tout un noyau de gens, des soignants divers à l’hôpital, en dehors de l’hôpital, ça a été de soigner les gens avec les gens et pour les gens. Et c’est pour ça que très souvent des associations sont devenues des amis. Il y en a je vois Ikambere, je vois La Résiliante, j’en vois d’autres. Et depuis très longtemps on s’était dit que c’était un honneur et une chance de travailler avec une association comme le Comité des familles, et petit à petit les liens se sont tissés. Juste un petit dernier mot, le Sida c’est une maladie mondiale, on a la chance avec la directrice de l’hôpital qui est là aussi, Mme Bau, d’être en lien avec une région du Mali à Caille, et je peux vous dire qu’il se passe des choses formidables là aussi, que les gens se battent pareil, avec souvent des moyens qui sont limités, mais il y a…on rencontre là-bas des gens avec un cœur gros comme ça comme ceux du Comité des Familles et l’alliance entre des gens de cette qualité là et de cet engagement là, et des soignants et des politiques pas trop défaillants ça donne quelque chose. Voilà je vous remercie.

Fin du son.

Sandra : Un extrait diffusé par Reda à l’émission du 23 mars 2010. Trois jours après le Méga couscous des familles vivant avec le VIH qui avait eu lieu en 2010. Tina, au début de l’extrait Denis Méchali disait, j’espère que je ne vais pas casser l’ambiance. Est-ce que son intervention a cassé l’ambiance ?

Tina : Bah non, pas du tout. Bien sûr que non. Au contraire.

Denis Méchali : Vous n’osez pas le dire parce que je suis là (rires).

Tina : C’est justement tout ça qui fait vivre le Mégacouscous, qui donne le caractère et le visage du Méga couscous. C’est tout ce côté humain, toute cette solidarité et cette sincérité. La solidarité pour tout ce qui s’est passé et pour tout ce qui est encore à venir pour les personnes qui vivent avec le VIH.