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Farida et Nawel invitent tous les séropositifs à ne pas rester dans leur « gouffre »

15 mars 2012 (papamamanbebe.net)

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Sandra : Deux femmes, Nawel et Farida, qui sont membres du Comité des familles. Je leur ai posées la question : il y a des auditeurs qui ne connaissent pas encore le Comité des familles, qui sont seuls, qui sont isolés, qu’est-ce que vous pourriez dire à ces personnes-là ? Je vous propose d’écouter tout de suite leur message pour eux.

Début du son.

Nawel : Je voudrai dire à cette personne qu’il n’a pas besoin de se cacher, qu’il sorte, qu’il rencontre les gens, qu’il n’hésite pas à venir au Comité des familles pour lui changer les idées, pour lui changer complètement la vie.

Farida : Moi je leur dirai de sortir de leur isolement. C’est vrai que ce n’est pas facile. Moi, ça été rapide pour moi. Dès le premier mois je suis sortie de mon isolement. Je n’ai pas voulu rester dans mon gouffre. C’est en faisant des recherches sur internet que j’ai découvert le Comité des familles. Je leur dirai de sortir de leur isolement, s’ils peuvent venir au Comité des familles. Il y a beaucoup d’activités qu’on fait. Il n’y a pas que le repas de l’amitié. Des sorties, des soirées de discussion avec des médecins. Ca leur remonterait bien le moral je pense. Au lieu de le vivre mal chez soi, en discutant avec pas mal de personnes, je pense que c’est mieux que de discuter avec un psychologue pour moi, de venir au Comité des familles. On retrouve notre vie sereinement parce que, c’est vrai qu’il n’y a pas que des séropositifs, il y a aussi des séronégatifs qui viennent au Comité, mais qui vivent en couple sérodifférent. Mais, ça nous permet d’échanger et ils voient les cas concrets qui sont devant eux. Comme des mamans qui ont 3, 4, 5 jusqu’à 6 enfants et qui le vivent normalement, qu’ils vivent une vie de couple normale. Des personnes qui sont infectées depuis, moi ça m’a vraiment rassurée quand j’ai vu des personnes ça fait 20, 30 ans qui vivent avec le VIH, qui sont maintenant grands-mères et grands-pères. C’est une joie de voir ça. Je n’ai pas l’impression d’être malade en voyant ça.

Fin du son.

Sandra : Vous venez d’écouter Nawel et Farida qu’on découvrira tout au long de l’émission, on les entendra à nouveau. Je voudrais demander à l’équipe radio, comment présentez le Comité des familles à une nouvelle personne que vous rencontrez ?

Yann : Très rapidement, je dirais à la personne, si elle ne connaît aucune autre association, je lui dirais que c’est la meilleure pour en avoir fait quelques-unes et surtout, c’est la plus mélangée où il y a des enfants, des mamans, des papas, des hommes en recherche de paternité qui sont en couple sérodifférent. Donc vraiment, le panel est très large. En plus, il y a des activités ludiques. Ce n’est parce qu’on a une maladie grave et chronique qu’il faut s’empêcher de vivre la vie de tous les jours et les bonheurs simples de tous les jours.

Sandra : Bruno, toi qui vient d’arriver dans les studios, je vais te demander de répondre à la question et avant ça, de te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas.

Bruno : Bonjour à tout le monde, les auditeurs, les auditrices. Je suis Bruno. J’ai connu le Comité il y a 4 ans. Depuis que j’ai rencontré le Comité, j’ai adhéré et ça fait 4 ans que je participe aux activités, autant ludiques, autant toutes les réunions avec des professionnels de la médecine. Moi je suis séronégatif mais je vis en couple sérodifférent. Toutes ces questions, j’ai eu beaucoup de réponses. Ca m’intéresse et c’est vrai que, au Comité des familles, comme a dit Yann, j’ai vraiment ressenti une seconde famille. C’est multiracial. C’est vraiment une ambiance familiale.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE