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Couples concernés par le VIH | Faire un bébé quand on est séropositif | Femmes séropositives | Hommes séropositifs | Sexe et sexualité

Docteur, nous sommes un couple concerné par le VIH : Comment faire un bébé ? Comment tomber enceinte ? (avec Laurent Mandelbrot)

16 février 2012 (papamamanbebe.net)

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Sandra : Je suis une femme séropositive. Je suis avec un homme séronégatif. Comment puis-je faire un enfant sans transmettre le virus à mon partenaire et à mon bébé ?

Laurent Mandelbrot : Une femme séropositive pour ne pas transmettre le virus à son bébé, c’est les traitements. Il n’y a pas d’autre meilleur moyen que de prendre un traitement pendant la grossesse. Pas pendant toute la grossesse, mais pendant la deuxième partie de la grossesse on va dire et puis dans un certain nombre de cas, pendant toute la grossesse, et ça, ça protège de façon, si la charge virale est bien contrôlée, que le traitement marche bien, il y a un risque très faible, largement moins de 1 % que l’enfant soit infecté. Il n’y a jamais un risque zéro, mais un risque très faible. Donc pour protéger le bébé, on sait assez bien faire. Pour ce qui est de protéger le partenaire, il y a une méthode qui est simple, qui est complètement efficace à 100 %, c’est ce qu’on appelle l’auto insémination. C’est une méthode simple et efficace. La plupart des gens y arrivent très bien et sans trop de stress. Mais bon, faut être convaincu, faut l’expliquer. C’est juste de récupérer le sperme, ça peut être dans un préservatif ou dans n’importe quel autre réceptacle. Ca peut être dans un bol ou ce qu’on veut, ou dans un verre. Mais ça peut être très bien dans un préservatif et de le placer. Tous les moyens sont bons, il y a pleins de couples qui ont fait des choses très imaginatives. Nous les médecins, on pense toujours à une seringue, mais il y a pleins de moyens de le faire pour simplement placer le sperme dans le vagin. Si c’est fait au bon moment du cycle, il y a autant de chance d’être enceinte que si c’est un rapport non protégé. Donc ça évite de passer par le rapport non protégé. Alors, il y a d’autres personnes qui se posent la question maintenant, est-ce qu’on pourrait vraiment le faire sans préservatif à condition de prendre un traitement ? Nous, on est assez ouvert à ça et c’est même dans les recommandations. Quand il s’agit d’un homme séropositif, parce qu’on n’a pas le choix. Soit on a fait un lavage de sperme, soit on donne un traitement pour qu’il y ait moins de virus dans le sperme. Donc l’auto insémination n’a pas de sens. En revanche pour une femme séropositive, on a un moyen parfaitement efficace qui est l’auto insémination, on se dit c’est dommage de ne pas en profiter.

Sandra : Je suis une femme séropositive, je suis avec un homme séropositif. Comment faire un enfant sans le contaminer ? Est-ce qu’il n’y a pas un risque de surcontamination ?

Laurent Mandelbrot : Le risque de surcontamination existe probablement. Je ne suis pas virologue, mais il y a des débats, c’est probablement quelque chose d’assez rare. Ce n’est pas toujours si facile de le déterminer. Les spécialistes, les scientifiques, dont je ne fais pas partie estiment aujourd’hui que dans un couple, si les deux personnes du couple ont un traitement efficace qu’ils prennent bien, il n’y a vraiment quasiment aucun risque de surcontamination. Ce risque il existe dans des conditions probablement plus exceptionnelles, enfin pas exceptionnelles, mais dans des conditions où l’un des deux n’auraient pas le traitement, et auraient une charge virale très élevée ou une maladie opportuniste ou dans des cas aussi de couple, avec des rapports, par pénétration anale, notamment des couples homosexuels ou éventuellement ça pourrait arriver dans un couple hétérosexuel qui aurait des rapports sexuels avec pénétration anale, alors que la pénétration vaginale a beaucoup moins de risque en la matière. Donc si c’est pour faire un bébé, évidemment, il s’agit de pénétration vaginale, le risque est probablement infime, ce qui fait qu’on recommande aux couples qui sont tous les deux séropositifs de voir leur médecin ensemble et de faire le point, et s’il n’y a pas d’infection, si la charge virale est bien contrôlée chez les deux, ils peuvent faire l’enfant naturellement. Alors, ça ne veut pas dire, après pour la femme le risque d’avoir un bébé infecté, il va être très faible aussi. Puisque si c’est un traitement qui marche bien, ça devrait bien se passer pour le bébé.

Sandra : Je suis un homme séropositif, je suis avec une femme séronégative. Comment faire un bébé sans le contaminer et sans transmettre le virus à ma femme ?

Laurent Mandelbrot : Alors quand l’homme est séropositif et la femme séronégative, il n’y a pas de transmission directe de l’homme au bébé. Ça n’existe pas. La transmission du virus à l’enfant ne se fait que si la femme se contamine. Donc l’objectif, c’est que la femme ne devienne pas séropositive. Là, il y a deux options possibles. Il y a une qui s’appelle couramment le lavage de sperme. Mais là, c’est lourd, c’est l’Assistance Médicale à la Procréation dans un centre agréé où on recueille le sperme, on fait des tests, on le lave et ensuite on fait une insémination artificielle ou une fécondation in vitro. Et l’autre approche, c’est des rapports programmés, des rapports non protégés avec un traitement antirétroviral chez l’homme. Alors, ça veut dire qu’il faut qu’il y ait un traitement au long cours, pendant en tout cas plusieurs mois, avec une charge virale complètement indétectable et l’absence d’infection. Soit chez l’homme, l’infection de la verge ou l’infection génitale. Soit chez la femme, l’infection vaginale, l’infection génitale. Et dans ces conditions, le risque de transmission est extrêmement faible. On ne peut pas dire qu’il est de zéro, mais il est certainement très faible.

Fin du son.

Sandra : Voilà, c’était Laurent Mandelbrot, qui a répondu à la question, comment faire un bébé quand on est séropositif. Vous pouvez aussi retrouver ces explications dans la brochure « comment faire un bébé ? ». Une brochure faite par des parents du Comité des familles, disponible sur le site papamamanbebe.net. Maintenant, je voudrai poser une question aux membres de l’équipe radio. Avez-vous déjà entendu des idées reçues sur comment tomber enceinte. Avez-vous entendu des pratiques qu’il faut faire ou je ne sais pas, un moment opportun pour faire l’amour, pour, à coup sûr, tomber enceinte ?

Zina : A coup sûr, non. Mais c’est sûr qu’il y a, au moment où la femme est féconde.

Tina : Oui, il y a une façon de, il n’y a pas beaucoup de jours dans le mois où la femme peut tomber enceinte donc, comme quoi, il faut bien calculer le cycle et le jour de l’ovulation. Il y a aussi des tests d’ovulation pour connaître le jour de l’ovulation et il faut bien cibler ce jour, sinon, c’est râpé (rires).

Zina : Bah en fait, c’est relativement simple. Si la femme, a ses règles, si elle a un cycle de 28 jours, faut couper en deux. Ca fait 14 jours. C’est le 14ème jour où on est féconde. On fait trois jours avant, trois jours après. Il y a à un peu près une semaine de fécondité. Si la femme a un cycle de 30 jours, on coupe en deux, ça fait 15 et c’est le 15ème jour où elle est féconde. On compte à peu près 3 jours avant, 3 jours après et voilà. Pour ma part, j’ai toujours calculé comme ça et ça a marché.

Tina : Moi, j’ai plutôt compris que, enfin on dit que c’est le 14ème jour après le 1er jour des règles. C’est selon le cycle. Ce n’est pas qu’on coupe en deux. Mais bon, je ne suis pas médecin. Mais en gros, j’ai compris que c’est toujours 14 jours avant le 1er jour des règles. Donc, si c’est des cycles plus longs, il ne faut pas couper la poire en deux.

Zina : Pour ma part, ce que j’ai compris, ils disent 14ème jour parce que, la plupart des femmes ont un cycle de 28 jours. Maintenant, il y a celles qui vont avoir un cycle de 26 jours, de 30 jours...

Tina : Exact.

Zina : Dans ces cas-là, effectivement, ce n’est plus le 14ème jour.

Tina : Oui, mais ce n’est pas non plus on coupe en deux d’après ce que j’ai compris.

Sandra : Alors, il y a quelqu’un qui pourra vous départager c’est Laurent Mandelbrot. Je lui ai posé ces questions.

Zina : Ah !

Sandra : Je vois que le débat peut continuer encore longtemps, oui, non, 14ème jour ou pas. Bon. Alors j’ai rencontré Laurent Mandelbrot à nouveau. Et donc, je lui ai posé quelques questions, à savoir, quand est-ce qu’il parle de faire des bébés à ses patientes et puis ce genre de questions, à quel moment, est-ce qu’il y a une meilleure position, est-ce que les traitements jouent sur la fertilité ? Je vous propose d’écouter une première partie de cet entretien.

Début du son.

Sandra : A quel moment parlez-vous du sujet comment faire un bébé quand on est séropositif à vos patientes ?

Laurent Mandelbrot : J’essaye d’en parler quasiment systématiquement ou de poser la question. Parce que, il y a beaucoup de femmes qui n’osent pas nous la poser. Puis, elles ont quelque part ça dans la tête. Donc, on aborde ça, je dirai, à peu près systématiquement.

Sandra : Est-ce qu’il y a une meilleure période pour faire un enfant ? Quand faire l’amour ? A quelle fréquence ?

Laurent Mandelbrot : Je n’ai pas la réponse. Il ne faut pas être trop omnibulé. Faut pas trop se dire il y a un bon moment, un jour et ainsi de suite. C’est quand même évident que, pendant les règles, ce n’est pas le bon moment. Et, c’est en milieu de cycle en gros, autour du 12, 13, 14ème, à partir des règles, que la plupart du temps, on a plus de chances d’être enceinte. Ca dépend un petit peu des gens. Ca dépend s’ils utilisent des préservatifs ou pas. Comment est-ce qu’ils essayent concrètement de faire un enfant. Est-ce qu’ils veulent limiter le nombre de prise de risque ou pas ? Quelle est la situation dans laquelle ils sont ? Parce que, souvent, se dire, on se focalise, c’est tel jour et pas un autre jour, ça peut être, comme on dit couramment, prise de tête plus qu’autre chose et pas nécessairement donner plus de chances d’être enceinte.

Sandra : Est-ce qu’il y a des meilleures positions pour tomber enceinte ?

Laurent Mandelbrot : Il n’y a pas de meilleures positions, non. Je ne pense pas.

Sandra : Après avoir fait l’amour, est-ce que c’est vrai que, si la femme reste de façon couchée, le sperme reste plus longtemps à l’intérieur du vagin et donc, plus de chances de tomber enceinte.

Laurent Mandelbrot : Ce n’est pas un problème. On peut bouger après avoir fait l’amour. L’idée de mettre les pieds au mur, bon, je ne suis pas contre. Ca ne sert probablement à rien. Dans le sperme, il y a des millions et des millions de spermatozoïdes. Il suffit d’un seul. Il y a toujours un certain nombre qui ne marchent pas. Il y a d’autres qui n’avancent pas. Ce n’est pas grave si on en perd quelques uns au passage. Faut pas être fixé là-dessus.

Sandra : Est-ce que c’est vrai que, quand un couple fait l’amour, et qu’ils ont tous les deux un orgasme, les chances de faire un bébé sont plus grandes ?

Laurent Mandelbrot : Alors, je ne sais pas s’il y a une relation entre la fertilité et l’orgasme. Je n’ai pas de compétence particulière pour vous répondre. Je ne pense pas que ça change énormément les choses franchement. Toutes ces méthodes d’insémination et autres, il n’y a pas d’orgasme. Il n’y a pas de plaisir et il y a grossesse. Je ne pense pas qu’il faut être fixé là-dessus. En revanche, de dire qu’on peut avoir du plaisir et être séropositif, avoir du plaisir et faire un enfant, le tout en même temps, c’est quand même un message positif et je suis tout à fait d’accord avec ça.

Sandra : Prendre une douche après avoir fait l’amour, est-ce que ça diminue les chances de faire un bébé ?

Laurent Mandelbrot : Prendre une douche diminue probablement un petit peu. Ce n’est pas un bon moyen de contraception. Mais vraiment, de faire une douche complète, immédiatement après l’amour, ça enlève quand même beaucoup de sperme. Je ne le conseillerai pas. En revanche, ce n’est pas un moyen de contraception. Quelqu’un qui se dit, la capote n’a pas marché ou je ne voulais pas, il y a eu éjaculation et je vais courir prendre une douche, non. Ca, ça ne marche pas. Quand il y a un rapport non protégé et qu’on ne veut pas être enceinte, à ce moment-là, quand on n’a pas de contraception il faut consulter pour une contraception d’urgence. Mais en revanche, de prendre une douche quand on veut faire un bébé, ce n’est pas une bonne idée. Enfin, une douche vaginale évidemment. Ce n’est pas aller se doucher sous la douche. La douche vaginale où on lave à l’intérieur. En plus, ce n’est pas très conseillé de nos jours en terme d’hygiène, contrairement à ce que beaucoup de femmes pensent. Notamment, il y a beaucoup de femmes africaines qui font ça très souvent. Les sécrétions vaginales, ce n’est pas sale, c’est normal. On conseille, les gynécologues ne conseillent pas de laver ou de mettre des produits à l’intérieur du vagin chez la femme.

Sandra : J’ai reçu l’appel d’une femme qui m’a dit qu’elle ne comprend pas pourquoi elle n’arrive pas à tomber enceinte en pratiquant l’auto-insémination. Elle a testé deux fois cette méthode et du coup, elle pense que son médecin l’a mal conseillée, que répondez-vous à cette femme ?

Laurent Mandelbrot : Alors deux fois, ce n’est pas suffisant. Ca dépend à quel moment du cycle. D’abord, il y a des couples, qui n’ont aucun problème pour être enceinte et peuvent mettre plusieurs mois. La moitié des couples ça met plus de 4 à 6 mois pour tomber enceinte. Nous, d’ailleurs on ne s’inquiète en principe pas s’il y a eu un ou deux mois ou quelques mois sans grossesse. Alors, ça dépend quand même beaucoup de son âge. Je conseillerai à une femme qui a plus de 35 ans de consulter quand même un gynécologue pour faire un petit peu le point sur ses chances de tomber enceinte. Mais en soi, l’auto-insémination ou d’autres rapports, faut pas s’attendre à être enceinte du premier coup. Dans les deux tiers des cas, on n’est pas enceinte du premier coup. C’est normal. L’auto-insémination, ce n’est pas une méthode miracle. L’auto-insémination, tout ce que ça fait, c’est que ça évite un contact, ça évite de contaminer le conjoint. Une femme qui est séropositive, elle fait l’auto-insémination, elle a autant de chances et pas plus de chances, qu’avec des rapports non protégés.

Sandra : Sous traitement, est-ce plus difficile de tomber enceinte ?

Laurent Mandelbrot : Je ne sais pas. Je pense que non. Nous, on surveille de près la question qui est de savoir est-ce que les traitements peuvent avancer un petit peu ce qu’on appelle l’insuffisance ovarienne. C’est-à-dire que, ce n’est pas la ménopause mais l’âge où les femmes n’ont plus beaucoup d’ovules et donc ont moins de chances de tomber enceinte. Certains pensent que c’est le cas. Ce n’est pas très bien prouvé. Le VIH, dans les années où on n’avait pas de traitement, également, pouvait avoir un effet négatif sur les ovules. Aujourd’hui, je ne dirai pas que le traitement empêche d’être enceinte mais, chez les femmes qui, effectivement ont plus de 35 ans, voir 40 ans, peut-être que ça diminue le nombre d’années de fertilité, pour ces femmes-là.

Sandra : Alors, qu’est-ce qu’il faut faire du coup ? Est-ce qu’il y a des bilans particuliers à faire pour une femme, donc vous dites, à partir de 35 ans ?

Laurent Mandelbrot : On conseille de faire des bilans, à partir du moment où les femmes viennent nous consulter, demandent conseils. Nous, on n’hésitent pas à faire quelques examens simples. Il ne s’agit pas de faire des examens très lourds, des examens qui font mal ou des examens qui coûtent très chers. Dans un premier temps, essayer de faire un petit peu le point. Ca dépend évidemment, si vous prenez une femme qui a déjà eu des enfants assez facilement, qui n’a pas de problème gynécologique, on ne va pas se précipiter. Si c’est les deux, ni l’homme, ni la femme, n’a jamais eu d’enfant ou qu’ils ont eu des problèmes de santé ou que c’est une femme qui a eu des infections particulières etc, on va faire des examens plus rapidement. Mais l’âge, est un élément très important. Nous, on considère en gros, que, à 35 ans, il ne faut pas perdre de temps. Une femme qui veut avoir un enfant, la mener en bateau en disant, mais vous reviendrez dans un an si ça ne marche pas, non, il ne faut pas faire ça. Maintenant, il ne faut pas nécessairement faire une batterie d’examen dès la première consultation.

Sandra : Normalement, l’âge de fertilité de la femme en population générale diminue à partir de quel âge, donc pour les femmes qui ne sont pas séropositives ?

Laurent Mandelbrot : Alors l’âge de fertilité diminue progressivement au cours des années. Ce n’est pas brutalement. A partir de la trentaine, ça commence à diminuer, à partir de 35 ans, ça diminue assez nettement, à partir de 40 ans, ça devient quand même franchement assez bas. Alors, il y a des femmes qui ont des enfants à 45 ans et plus. Y compris chez les femmes séropositives. Nous on conseille, et c’est un message général, pour une femme qui est séropositive, qui est en couple, qui a envie d’avoir un enfant, nous, on dirait faites des enfants jeunes. On dit ça à des femmes qui ne sont pas séropositives mais également à des femmes qui sont séropositives, si c’est possible. Après, chacun selon sa vie personnel et professionnnel va choisir. On conseille de faire plutôt les enfants jeunes, et on sait que, plus le temps passe, après la trentaine, 35 ans, évidemment, ça peut diminuer.

Sandra : Mais donc finalement, les traitements ou le fait que la femme soit séropositive, ça n’a pas une grande influence. Chez toutes les femmes c’est quasiment la même chose ou il y a quand même une différence ?

Laurent Mandelbrot : Je pense qu’il y a une grande partie, c’est pour toutes les femmes. Vous prenez une femme séropositive et une femme séronégative. La fertilité elle n’est pas forcément moins bonne chez celle qui est séropositive. Pas du tout. Maintenant, au niveau après de, on va dire sur un grand nombre de personnes peut-être que le fait d’être séropositive, peut-être que le fait d’être sous traitement, ça accélère un petit peu ce phénomène naturel. Mais c’est un phénomène naturel. Ce n’est pas une maladie. C’est juste que, les chances d’être enceinte sont meilleures à 25 ans qu’à 35 ans, qu’à 45 ans. Faut tenir compte de ça. C’est une question plus de bon sens. Mais, je dirai, du point de vue du médecin, ce que j’ai envie de dire, c’est qu’il ne faut pas qu’une femme ai honte de nous parler de son désir d’avoir un enfant. Faut que les femmes puissent en parler avec leur médecin, consulter, qu’on n’hésitent pas à faire des examens, si c’est nécessaire et s’il n’y a pas besoin, on laisse faire la nature.

Fin du son.

Sandra : Vous venez d’écouter une première partie de l’entretien avec Laurent Mandelbrot, chef de la maternité Louis-Mourier à Colombes. Il est gynécologue-obstétricien. La semaine prochaine, on écoutera une deuxième partie où là, il répondra notamment à la question, chez les hommes, est-ce que être séropositif et prendre un traitement a une influence sur les spermatozoïdes ou encore, est-ce qu’une femme qui souhaite avoir un bébé doit changer son alimentation ?

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE