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Le beau Francis a du succès mais n’a toujours pas trouvé sa Valentine

15 février 2012 (papamamanbebe.net)

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Début du son.

Francis : Je suis Francis, 55 ans maintenant, étant donné qu’on est en 2012. Je suis salarié dans une société américaine ici à Paris. Je réside à Paris depuis une dizaine d’années. Personne vivant avec le VIH depuis 12-13 ans. J’avais passé une annonce pour rechercher une compagne. Puis aujourd’hui, je reviens pour faire un peu le feedback comme on le dit. Témoigner un peu de ce que ça m’a apporté ou de ce que ça ne m’a pas apporté.

Déjà, c’est pour dire que, ça été très positif. J’ai quand même eu deux contacts. Un contact du Mali et un contact du Burkina Faso. Le contact du Mali, n’a pas marché pour une question d’âge, parce que la personne qui m’a contactée avait moins de 30 ans. Alors que, moi dans mon annonce, je voulais quelqu’un de minimum 40 ans. L’écart était assez grand. J’ai remercié cette personne. On continue de correspondre de temps en temps. On continue d’échanger des mails avec cette personne. Et j’ai la joie de vous informer que cette personne a déjà eu un mari. Son mariage religieux musulman a déjà eu lieu. Elle vit heureuse dans son foyer. Mais, elle continue d’échanger de temps en temps des messages avec moi.

Alors la deuxième personne, est une personne originaire du Burkina Faso, de ma ville. J’étais très surpris. En âge, elle remplissait les conditions. On a commencé à échanger par mail, et puis ensuite des photos. Puis ensuite, voilà, je lui ai envoyée de l’argent pour qu’elle puisse se payer un billet d’avion. Elle est venue me rejoindre. On a passé une quinzaine de jours ensemble. C’était pour faire connaissance. Nous avons fait connaissance. C’est vrai que, si dans la théorie, on se correspondait, dans la pratique, quand on s’est vu, ce n’était pas tout à fait ça de mon côté. Alors, je l’ai quand même bien reçue, elle a passé un très bon séjour. On a tiré les conclusions ensemble, avant qu’elle ne reparte. Bien sûr, elle est repartie un peu déçue. Mais contente quand même d’avoir été bien accueillie, contente d’avoir passé un bon séjour. Mais, déçue de ne pas avoir pu concrétiser ce qu’elle avait espéré. Moi aussi j’étais déçu d’avoir dépensé autant d’argent, perdu tant de temps. Et puis finalement que la personne ne soit pas ce que j’avais espéré.

Sandra : Pourquoi est-ce que ce n’est pas toi qui est parti au Burkina ?

Francis : Il faut dire que cette personne, on a essayé de regarder nos disponibilités. Moi, je n’étais pas disponible à ce moment pour aller au Burkina parce que je préparai une intervention chirurgicale, j’allais rentrer à l’hôpital d’un moment à un autre. Et, cette personne en revanche, exerce une activité professionnelle libérale au Burkina Faso. Elle est chef d’entreprise. Donc elle peut se déplacer, elle avait plus de disponibilités que moi. Donc moi, je lui ai proposée de venir. Déjà, de façon normale, dans le cadre de ses activités professionnelles, elle envisageait un voyage en France au mois de mars. Je n’ai pas voulu profiter de ça. Je lui ai proposée de venir avant que nous fassions connaissance et, éventuellement, quand elle reviendra au mois de mars, dans le cadre professionnel, à ce moment-là, on se dira les derniers mots si on peut dire. Ou ça va, ou ça ne va pas. Là, j’ai financé son voyage, elle est arrivée. Malheureusement déjà, c’était clair à mon niveau, ce n’était pas la peine d’attendre le deuxième voyage.

Sandra : Malgré cette déception, êtes-vous restés en contact tous les deux ?

Francis : Malgré la déception, dans un premier temps, elle est repartie très déçue. J’ai senti un peu d’énervement. Elle m’a envoyé un message un peu méchant. J’ai simplement répondu en lui disant que je ne la comprenais pas. Puis, ça s’est arrêté là. Et, malheureusement, la semaine d’après, j’ai perdu un de mes frères dans la ville, d’où elle est partie. Ceux qui avaient su qu’elle venait pour me voir, l’ont appelée, l’ont informée de la nouvelle. Elle m’a adressé un message de condoléances. J’ai répondu à son message de condoléances. Et depuis lors, de temps en temps, je reçois juste un petit message de bonjour ou de bonne nuit, auquel je réponds avec plaisir.

Alors conclusion, c’est pour dire quoi ? Déjà que l’émission ça marche. Les annonces ça marche. On a des retours. Et puis, pour dire que je suis toujours sur le marché (rires). Je suis toujours en recherche. J’avais dit une personne de minimum 40 ans, c’est-à-dire, 40, 45, 50 ans voilà. Une personne mature, une personne salariée comme moi. Une personne ayant quand même un minimum de taille. Moi, j’ai 1m80, alors, en-dessous d’1m60, c’est un peu difficile. Puis, bon, après on fait le reste.

Sandra : Et je crois que tu seras présent à une soirée, la Saint-Valentin Séromantique qui est organisée par le Comité des familles ?

Francis : Ah oui ! Je serai là ! Je serai un des grands animateurs parce que je suis encore sur le marché. Je cherche toujours. Donc, je serai là, je pense m’investir dans l’animation de la soirée séromantique du 14 février.

Fin du son.

Sandra : Voilà, c’était Francis, qui use de tous les moyens pour trouver quelqu’un. D’abord, il laisse une petite annonce à l’émission Survivre au sida. D’ailleurs, vous pouvez lui répondre en envoyant un message à love@papamamanbebe.net. Puis aussi, il sera présent à la Saint-Valentin Séromantique organisée par les membres du Comité des familles, une association créée et gérée pour et par des familles concernées par le VIH. Ça se passe au local de la Maison des familles, j’espère que vous avez pu être au courant assez tôt. Si vous souhaitez laisser votre petite annonce, il suffit de contacter l’émission.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE