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Grandes soeurs | Jennyfer | Projet Madeleine Amarouche | Réseau national des correspondants du Comité des familles

Jennyfer met toute son énergie pour informer les jeunes sur le VIH et soutenir les femmes séropositives

9 décembre 2011 (papamamanbebe.net)

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Sandra : Direction la Haute-Savoie pour rencontrer Jennyfer, qui est correspondante du Comité des familles. Qui elle, se bouge pour faire connaître quelques actions du Comité des familles en Haute-Savoie. Elle va nous parler du projet Grandes soeurs et du projet Madeleine. On écoute tout de suite Jennyfer sur le projet Madeleine.

Début du son.

Jennyfer : Pour le projet Madeleine, j’ai essayé juste de démarcher des lycées et collèges. Je voulais essayer de faire une petite intervention pour le 1er décembre. Je ne sais pas si ce sera possible parce que, vu que je ne peux pas me déplacer à Paris maintenant pour le 3 décembre. Je voulais essayer de faire quelque chose chez moi dans ma région pour essayer de lancer le projet Madeleine. Mais, je n’ai pas d’avis favorable encore pour le projet. J’ai un lycée qui est très intéressé, mais je n’ai pas encore de suite, même si ce n’est pas pour le 1er, pour plus tard. J’ai participé au projet Madeleine sur Paris et c’est vrai que, dès le début, dès que je suis rentré dans l’association, on va dire ça comme ça, j’insistais sur le fait, oui c’est quand que je pourrais essayer de le faire en Haute-Savoie. C’est un projet qui me tient beaucoup à coeur. Par exemple, dans un lycée, on m’a répondu, qu’ils étaient trop jeune pour entendre un témoignage. Entre 15 et 18 ans pour moi c’est l’âge. Quand on connaît les chiffres, j’ai vu par rapport, juste au nombre d’avortement ou autre, ou le nombre de consultations pour le planning familial pour des jeunes qui ont 15 ans, c’est en augmentation. Moi, j’ai un petit peu répondu à ce moment-là, parce que, je me suis dit quand même, c’est un peu de l’inconscience. On me disait, oui c’est très bien votre projet mais, non, on ne veut pas parce qu’ils sont trop jeunes.

Fin du son

Sandra : C’était Jennyfer qui parlait du projet Madeleine. Je rappelle, pour ceux qui ne connaissent pas, qui consistent, pour des personnes séropositives à aller témoigner dans des collèges et lycées, dans le but de faire de la prévention. Avant de réagir sur ses propos, on va l’écouter sur le projet Grandes soeurs.

Début du son.

Jennyfer : Pour le projet Grandes soeurs, je me suis rapprochée directement de mon infectiologue, et j’ai vu aussi avec la gynécologue qui suit les femmes séropositives, le service, les infirmières tout ça, la psychologue. J’ai donné mon numéro de téléphone. On essaye de faire plus concrètement pour que vraiment, le projet se monte bien petit à petit, parce que, c’est sur que ça ne se fait pas en un claquement doigt. Là, le projet, on parle. Elles ont les petits livrets au service infectieux pour justement donner l’information aux femmes séropositives. Le projet plaît beaucoup. Donc je n’ai pas eu de barrière sur ça, parce qu’elles ont trouvé ça génial. C’est assez ouvert quand même. J’ai quand même de la chance, même si je suis en province, mon infectiologue me soutient beaucoup. J’espère bien pouvoir vraiment, continuer le projet, que ça avance bien et que je puisse aider des personnes aussi. C’est le but. Parce que, pour le moment, je n’ai pas encore eu, parce que ça prend un peu de temps quand même pour que certaines femmes se décident aussi. Ce n’est pas évident. On n’est pas toutes pareilles. C’est vrai que, de venir, de faire la démarche...

Sandra : Comment ils vont t’aider ? Ils vont te donner un local ? Parce que, le projet Grande soeurs c’est recevoir des personnes qui viennent d’apprendre leur séropositivité en cours de grossesse, comment ça va se passer concrètement ?

Jennyfer : Dans un premier temps, ils parlent en infectieux, donner l’information aux femmes séropositives. Ensuite, j’essaye de me rapprocher de l’association de l’hôpital qui a un local, pour essayer de voir avec le Comité et l’association de l’hôpital qui est à Aravis, pour justement essayer de voir quel soutien, quel partenariat on pourrait faire. Et moi bah, au cas où, si jamais, je ferais des réunions, ce sera chez moi.

Fin du son.

Sandra : C’était Jennyfer qui est correspondante du Comité des familles et pourquoi le projet Grande soeurs l’intéresse, parce que, elle-même en fait va bientôt être maman, vous l’avez peut-être entendu la semaine dernière. Elle a parlé de son couple et de son futur bébé qui va bientôt arriver. Je voudrais revenir avec toi Tina sur le projet Madeleine. Un lycée lui a répondu que les élèves étaient trop jeunes pour entendre parler du VIH, qu’est-ce que tu en penses ?

Tina : Ici, en Ile-de-France, on est allé témoigner dans des lycées auprès de jeunes qui avaient cet âge-là. Je pense qu’il faut, qu’il n’y a pas de soucis, au contraire. On sait que la sexualité maintenant, c’est de plus en plus tôt. Entre 15 et 18 ans, c’est largement le temps de venir porter des messages de prévention voire de dépistage. Plus qu’on attend, plus les jeunes ont des occasions où ils peuvent prendre des risques. Moi, je pense qu’il faut commencer tôt. Si possible, même avant qu’ils aient déjà eu des rapports pour vraiment éviter qu’ils prennent des risques.

Sandra : As-tu un message pour Jennyfer qui toute seule en Haute-Savoie, se démène pour faire connaître ces deux projets du Comité des familles ?

Tina : Nous, on l’a soutient. Etre toute seul à vouloir faire fonctionner un projet ce n’est pas facile. C’est super courageux. Elle a déjà beaucoup de soutien des soignants et c’est ça qui compte. Je pense que, si elle peut persister, ça peut marcher.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE