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Ali dit « Samy » | Méga couscous des familles vivant avec le VIH | Rassemblements des familles pour survivre au sida | Tina

Quand Ali et Tina se souviennent du Méga couscous des familles vivant avec le VIH

17 novembre 2011 (papamamanbebe.net)

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Sandra : Samedi 3 décembre 2011 sera le jour du Mini-Couscous des familles vivant avec le VIH. Tina l’a annoncé la semaine dernière (émission du 8 novembre 2011, n°527). Ce Mini couscous est à l’initiative des membres du Comité des familles, association créé et gérée pour et par des personnes concernées par le VIH, avec de nombreux amis solidaires — soignants, jeunes, éducateurs... Pour organiser ce Mini couscous, Saint-Denis sera de la partie aussi — et ce n’est pas la première fois ! —, puisque une antenne jeunesse de la ville qui ouvre ses portes pour accueillir tous ceux qui souhaitent rencontrer ou rejoindre ceux qui se battent pour survivre au sida. Alors c’est quoi ce Mini couscous, que va t-il se passer ? De la semoule, des légumes, de la viande... Tout ce qu’il faut pour rapprocher les estomacs et les esprits, faire connaissance, et partager. Parmi les jeunes présents, certains auront déjà rencontrés les témoignants du Projet Madeleine, pour comprendre un tout petit peu à quoi ressemble la vie avec le VIH, et pourquoi il y a de bonnes raisons de se protéger. Le plus important, c’est que ce jour-là, donc, séropositifs et séronégatifs seront ensemble, pour refuser les discriminations, les préjugés à l’égard de ceux qui vivent avec le virus. Et on pourra parler librement — de tout, et pas que du VIH —, sans se soucier du regard des autres et des jugements. Et Tina, tu l’avais dit la semaine dernière, ce Mini couscous est un avant-goût du Méga couscous des familles vivant avec le VIH. Quelle est la différence avec le Méga couscous ? C’est juste la taille du couscous ?

Tina : Oui, on n’a pas eu a la possibilité, les moyens financiers de faire un grand couscous comme on l’a fait en 2010. On tient à faire ce couscous autour de 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, et puis, mini couscous parce que ça se passe dans une antenne jeunesse où le nombre maximum est de 80 personnes. Je pense que l’ambiance sera la même. L’esprit festif, la bonne humeur et l’esprit de solidarité seront au rendez-vous.

Sandra : Tina, quel est ton meilleur souvenir du dernier Méga couscous des familles vivant avec le VIH ?

Tina : Moi, c’est les prises de parole qui ont eu lieu à cette occasion. Il y a eu vraiment un grand nombre de personnes différentes sur scène, qui ont pris leur courage à deux mains. Je connais certains d’entre eux. Je sais que c’est des personnes qui n’aiment pas parler devant beaucoup de monde. Ce jour-là, ils ont osé non seulement parler devant beaucoup de monde mais en plus de choses très personnelles, très intimes. Tout ça pour faire avancer ce qui concerne la vie avec le VIH, pour lutter contre la stigmatisation. Donc, ça, ça m’avait vraiment touchée. J’avais eu des frissons et en entendait ces témoignages, je pense que c’est quelque chose d’extrêmement important pour faire avancer les choses, il faut parler ouvertement. Il faut oser. C’est difficile. Je peux le dire, moi aussi, personnellement, ce n’est pas toujours facile.

Sandra : Et Ali, ton meilleur souvenir du dernier Méga couscous des familles vivant avec le VIH ?

Ali : C’est surtout, que ce soit le dernier, bon il était quand même conséquent, il y avait plus de 500 personnes. Donc, il y avait vraiment une diversité dans bien des domaines. Moi, dans le Méga couscous que ce soit le dernier ou les précédents, c’est surtout justement ces rencontres entre diverses personnes et tout. Certes, qui parlent autour du VIH mais également sur un bon nombre d’autres choses et voilà, c’est l’intérêt avant tout de continuer à se battre contre la stigmatisation et, parfois des conditions de vie des uns et des autres. Mais, en même temps de montrer que, qu’il existe, la personne qui témoignait, Barbara, parler d’une période du Sidaction où les choses ont un peu, voilà... ce n’est pas toutes les personnes séropositives qui étaient prises en compte, alors que lors du Méga couscous et autre, c’est tous types de personnes, quelque soit leurs parcours, contaminées ou non, peuvent venir et voilà, rencontrer des gens intéressants et justement, on apprend toujours au contact des autres.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE